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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 14:48

Participants : Jihem, Thierry

Aujourd'hui, c'est guidé par mon voisin Thierry, trailer invétéré (finisher UTMB) et vététiste occasionnel, qu'on s'attaque à la montagne de Lachat qui domine un des versant de notre vallée et que curieusement, je n'ai jamais gravie.

Thierry travaillant le matin, c'est à 14h qu'on se retrouve. Le temps est magnifique, les montagnes sont belles, l'idéal pour aller rouler. Il fait assez chaud, mais en montagne, il y a de l'air, donc ça passe. Pas de bol, son Canyon, un Nerve est à plat, du coup, pour pas nous retarder, il prend le Giant de sa femme.

On démarre du chalet, vers 670m, pour attaquer la route de la Blonnière, le hameau au sommet de la vallée qui se termine en cul de sac, sous le Parmelan, le sommet du plateau des Glières, haut lieu de résistance. 

Ça monte fort tout de suite avec quelques lacets bien raides, mais je me sens bien. On rejoint enfin le hameau et le bout de la route. On s'engage alors sur un chemin plat, dans un pré, mais très vite, la pente se redresse fortement,  les cailloux font leur apparition et après quelques hectomètres, on poursuit à pied, vu la pente.

Le poussage va durer un peu, dans un bois humide, avant de rejoindre un bel alpage sous la tête du Parmelan, puis le col de Barman (1050m).

On croise un couple de randonneurs et de nombreuses clôtures électriques qu'il faut enjamber avec les vélos. 

On remonte sur les vélos en direction de la montagne de Lachat, toute proche depuis le col, pour monter, d'abord dans les grands herbes bien fleuries, puis sur un chemin de vache, assez étroit et creusé par les vaches, où très vite les pédales tapent. 

Assez rapidement, en rejoignant la partie boisée, il faut à nouveau pousser, voire porter les vélos. Il reste 150m de D+ avant le sommet vers 1270m. On ne roule qu'à de très brèves occasions sur le vélo, le terrain étant soit trop pentu, soit trop accidenté, voire les deux à la fois.

On arrive enfin au sommet où une table de pique-nique a été aménagée et les arbres coupés pour profiter un peu de la vue magnifique sur les montagnes environnantes : les immenses falaises du Parmelan, toutes en longueur, la dent du Cruet, les dents de Lanfon et le Veyrier, pour les plus proches, avec en fond, Annecy et les deux extrémités du lac, bien bleu.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vallée de Dingy Saint Clair, sous le Parmelan, avec en face la dent du Cruet et les dents de Lanfon, et à droite, le bout du lac d'Annecy (côté petit lac) :

Parmelan avec le col du Perthuis au milieu :

Tête du Parmelan :

Vue panoramique :

Au fond, le bout du lac d'Annecy :

Le sommet, aménagé pour le pique-nique :

Après avoir pris quelques photos et admiré le paysage, j'enfile mes genouillères en prévision de la descente caillouteuse, au moins sur la partie supérieure. 700m de d- nous attendent, en sous-bois. Le dessus est cassant et guère roulant comme je l'avais lu au préalable et effectivement, c'est dur de se lancer et on en passe une bonne partie à pied.

Assez vite, les rochers laissent la place à un sentier plus praticable, avec moins de rochers et plus de terre. On y va prudemment car c'est quand même étroit et en dessous, il y a quelques barres rocheuses.

Arrivent alors quelques épingles assez serrées, avec de gros dévers, bref pas évidentes. Le sentier se poursuit à flanc de montagne, toujours étroit, avec de la pente dessous. Je prends un peu plus confiance et passe même quelques épingles plus faciles. Devant, Thierry ose plus que moi sur les passages plus techniques, mais à un moment, il hésite entre deux trajectoires, pose le pied, se tord la cheville, y va sans y aller et passe par dessus le vélo pour finir dans les pierres en contrebas. Il s'est fait mal à la cheville qui a tourné et au genou qui a cogné.

Après un peu d'Arnica, il repart, mais c'est douloureux. 

On arrive sur une succession d'épingles très serrées et pentues, impossible à passer sur le vélo, à notre niveau. On aborde ensuite un passage très pentu (plus de 15% d'après le topo) où ma tige de selle télescopique me rend bien service et me permet de bien enchaîner. Je me sens mieux sur le vélo, plus décontracté et moins crispé qu'au sommet.

On coupe alors un chemin et on arrive à un hameau que l'on traverse avant de reprendre le sentier pour la dernière partie, encore bien pentue et avec quelques épingles.

Dès le début de ce secteur, un peu typé DH, avec quelques bosses,  Thierry crève. Le coin est très pentu et on galère pour trouver une zone plane pour réparer. Impossible de regonfler avec sa pompe. Je n'y arrive pas non plus avec la mienne, il essaye à son tour et cette fois, c'est bon. Par contre, tout le temps de la réparation, on se fait dévorer par les moustiques . 

On reprend la descente, je suis devant cette fois et passe pas trop mal, avant de m'apercevoir que Thierry ne me suit pas. Je remonte à sa rencontre et le retrouve au lacet précédent. Il s'est pris une bonne gamelle après avoir heurté un tronc avec le cintre. Il a fini par terre, sur le poignet, qui s'est aussi tordu et qui est bien douloureux. Décidément, ce n'est pas son jour !

Heureusement pour lui le bas est proche maintenant. Je finis mieux que je n'ai commencé la descente qui touche à sa fin avec encore quelques virages serrés et bien pentus.

On rejoint une petite route, au plus bas de la vallée. Il nous reste à remonter jusqu'au chalet, en haut du village. La montée est raide, mais je grimpe bien, tandis que Thierry a plus de mal avec son poignet douloureux. 

La sortie, courte en km, mais riche en D+, en images et en péripéties, s'achève déjà. Enfin, j'ai gravi et descendu la montagne au-dessus du chalet. 

 

Statistiques :

Distance: 13,6 km

D+: 789m (Strava)

 

Caméra embarquée Jihem

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