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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 07:45

Ce matin, en prévision de la grande étape, et vu la grosse chaleur, on a décidé de partir plus tôt, donc petit déjeuner à 7h pour un départ vers 8h.

Il fait déjà bien chaud dans la salle de restauration, mais cela ne nous empêche pas de bien manger, il faut prendre des forces.

On file préparer les vélos, mais pas de chance, celui de Raph est à plat.

 

Après réparation, on part enfin, avec un peu de route pour s'échauffer, puis rapidement on emprunte un sentier, à l'ombre, au frais, dans les grandes herbes.

Un petit ruisseau bloque le chemin. Le guide et Petitdragon passent tout droit, mais le gué est profond, les pieds sont sous l'eau et donc les chaussures sont déjà trempées de bon matin. Prudent, j'avise une passerelle qui permet de contourner l'obstacle, au sec. Les autres me suivent, bien content d'éviter le bain forcé, on n'est pas des bourrins, nous !

A la sortie du chemin, soit 3,5 km après le départ, nouvelle crevaison pour Raph. Il commence fort ce matin (et ce n'est que le début...). On répare sous les fenêtres d'une maison, aux volets fermés, mais qui s'ouvrent rapidement, les habitants se demandant ce qui se passe devant chez eux.

C'est à ce moment que je m'aperçois que j'ai oublié de lancer Strava. Je répare donc mon oubli, mais il me manquera ces fameux 3,5 km.

En attendant Raph, on voit passer un camion de nettoyage de rue comme en ville, alors que nous sommes en pleine campagne. On rigole en disant que Velorizons fait bien les choses, en nettoyant les chemins juste avant notre passage.

On rigole moins ensuite quand on attaque une grosse et longue montée, sur une piste en plein soleil. On vire vite les casques, difficilement supportables en montée avec cette chaleur. Akrilite vient nous filmer sous le nez et passe tout le monde en revue, tellement il est facile.

On monte maintenant au milieu des genêts en fleurs dans des prairies bien dégagées qui nous permettent de constater que l'on a déjà bien pris de l'altitude. Avec Petitdragon, on s'arrête pour prendre quelques photos, le paysage est vraiment superbe.

La montée se poursuit maintenant sous les sapins, c'est mieux pour la chaleur, et on déloge un faon qui s'enfuit maladroitement devant nous.

On profite d'un point de vue sur le Honeck, le point culminant des Vosges lorraines, pour faire une petite pause. Nous sommes sur une crête, aux environs de 1000 m.

On remet les casques pour la suite, une succession de montagnes russes, en partie sur chemin mais surtout sur piste.

J'ai déjà un peu de mal dans les montées mais ça va encore.

Petitdragon se fait une petite frayeur en bas d!une descente sur piste, prise à pleine vitesse, quand, dans le dernier virage, il sort large et se retrouve dans des ornières piégeuses.

On poursuit par un sentier où je commence par taper le dérailleur contre des rochers entre lesquels il faut se faufiler, mais pas de dégâts.

Au bas de cette descente bien sympa, il y a un fossé et encore un mini pont pour rejoindre une route bitumée. Petitdragon qui arrivait comme une balle, a vu l'obstacle au dernier moment et a réussit à passer miraculeusement, en sautant par dessus le fossé au dernier moment. Il me fait signe quand j'arrive à mon tour, je ralentis et ça passe.

Raph qui arrive un peu trop vite derrière, le nez dans le guidon, ne nous entend pas crier et ne voit pas le trou, c'est fatal, la roue passe dans le trou et derrière c'est l'OTB parfait. Le vélo va bien, mais le genou, gauche (mais faut -il le préciser ?), est en sang, avec une bonne pizza. On désinfecte à l'ombre d'une maison car sur le bitume, ça commence à bien chauffer.

On se rapproche du lac de Gerarmer, mais plutôt que de prendre la route, on prend un petit chemin parallèle. L'idée en soi est louable, sauf que ledit chemin n'est absolument pas roulable, à part pour Akrilite qui s'éclate. C'est une succession de pierres dans tous les sens, plus ou moins planquées sous l'herbe, avec de la boue et des flaques, un peu partout. Un plaisir !

On est le plus souvent à pied, poussant le vélo. Ce n'est clairement pas la partie que j'ai le plus appréciée du circuit. D'ailleurs, à un moment, je coince la pédale entre deux rochers, et évidemment je n'arrive pas à déclipser quand je bascule sur la gauche, pour finir couché contre un rocher, rayant un peu la fourche au passage. Raph, par solidarité, en profite pour faire la même chose, lui aussi sur la gauche, comme d'hab', pour sa deuxième chute de la journée, heureusement, sans dégât celle-ci 

On arrive enfin à Gerarmer, jolie petite station, puis au lac où l'on va remplir les sacs à flotte (pas dans le lac directement, faut pas pousser, mais dans des sanitaires) et faire une petite pause au bord du lac. Akrilite trempe les pieds dans le lac, attirant un poisson, bientôt imité par Petitdragon, tandis que nous prenons des photos et une petite barre en prévision de la grosse difficulté à venir, la montagne juste en face de nous qu'on doit gravir avant le repas, sinon, après, on ne montera jamais, surtout avec cette chaleur.

On a un peu rechargé les accus, on serait bien resté là, on est très bien, mais il faut repartir car l'étape est loin d'être terminée.

On repart donc par un petit chemin très accidenté au bord du lac, impraticable à vélo, donc portage obligatoire, mais le chemin est joli, au bord de l'eau et évite la route.

On rejoint quand même la route au bout du lac, pour prendre la rive opposée et attaquer la montée. Cela commence comme un col, sur bitume, au milieu des maisons, mais très vite, on prend un chemin qui coupe dans les herbes entre les maisons. Akrilite est le seul à monter un bon bout sur le vélo, avant de faire comme tout le monde, pousser le vélo, en plein caniar, avec un pourcentage bien costaud. Là, franchement, on en a bien bavé entre porter le vélo dans ces conditions et l'assaut du soleil (32° à l'ombre ... mais on était pas du tout à l'ombre, un vrai four, au contraire). Heureusement, on a fini par rejoindre la route et on a poursuivi l'ascension plus tranquillement, enfin, c'est vite dit, car la montée était longue et en grande partie au soleil. Akrilite est redescendu pour nous filmer en plein effort, le bougre !

Enfin, on atteint le sommet, avec une belle table de pique-nique qui nous attend.

J'ai tellement chaud et le ventre tellement ballonné, avec toute cette flotte avalée, que j'ai du mal à tout manger, mais Akrilite le nettoyeur se charge des restes, pour son plus grand bonheur.

Après une telle grimpette, il y allait forcément y avoir de la descente, et effectivement c'était le cas, avec une descente en plusieurs parties, ponctuées par quelques traversées et remontées pour passer d'un chemin à l'autre. Beaucoup de caillasses dans ce secteur, des sortes de galets blancs, en bonne épaisseur par endroit, qui roulaient sous les roues, rendant le pilotage du vélo un peu flottant. Là encore, j'ai apprécié le Rocky Mountain pour sa tenue, même s'il a été bien secoué quand même par moment. Fallait pas s'emballer et partir trop vite sous peine d'avoir du mal à tourner plus bas ... sauf pour Petitdragon et Akrilite qui lâchaient les freins comme si de rien n'était !

Dans une des descentes, Raph, devant moi, essaye de suivre dans l'ordre, Florian le guide, suivi de Petitdragon et Akrilite. Le chemin est composé d'une piste droite et d'une piste gauche. Sur celle de droite, une grosse branche dépasse à hauteur du cintre. Akrilite l'évite et passe sans encombre, mais devant moi, Raph, ne l'a visiblement pas vu, et quand il se la prend, il est projeté sur le côté gauche, encore et toujours, pour une belle valdingue dans les caillasses. Aie, j'ai peur pour Raph, je crains que cette fois, il y ait une blessure à la clé, mais non, le gaillard est solide, il se relève un peu secoué, mais sans nouveau bobo apparent, et me confirme au passage que le vélo est Ok également. Ouf, je respire, il m'a fait peur sur ce coup là.

Il repart dans la foulée, mais le chemin est toujours plein de caillasses et après cette grosse chute, la confiance n'est plus là, et immédiatement, la sanction arrive 50m plus bas, avec la quatrième chute de la journée pour Raph, avec une perte de contrôle du vélo dans les caillasses, pour une gamelle, sur le côté droit cette fois. Toujours rien pour Terminator qui se relève encore une fois sans dégât, prêt pour la suite de l'aventure. 4 chutes dans la journée, après les 2 crevaisons du matin, je crois que Raph, cette fois, le chat noir a changé de propriétaire !

Heureusement, on arrive en bas des descentes, un peu de répit pour Raph.

On en profite pour traverser la Vologne sur une passerelle ... avec des rambardes, pas de souci.

  

Puis on traverse une coupe de bois, toute fraîche, avec énormément de branches au sol. Afin d'éviter tout problème avec les branches dans les rayons ou les dérailleurs, on passe ce secteur à pied, en poussant le vélo.

On attaque ensuite une nouvelle bonne montée, par la route, mais à l'arrière du peloton, Raph signale un problème technique. Son dérailleur n'a visiblement pas apprécié la grosse chute. Il faut changer la patte de dérailleur car elle est complètement tordue. Mais cela ne suffit pas, le ressort du dérailleur est complètement détendu. La réparation est longue pour notre valeureux mécano Akrilite, bien assisté de Florian, tandis que plus haut, à l'ombre dans le bois, le reste de la troupe récupère un peu.

j'imite également la position de Marc, très bien pour nos dos douloureux, laissant une belle marque humide sur le bitume en me relevant quand, enfin, Raph et ses mécanos (ça pourrait faire un bon nom de groupe, non ?) nous rejoignent.

On reprend la montée, mais les muscles sont froids, c'est dur de s'y remettre. Au sommet, on va suivre un peu la crête, puis descendre une partie plus herbeuse, puis des bois. Après une descente qui tabassait un peu, sur la piste qui suit, étant avant dernier, et les autres tous partis devant, je me retourne pour attendre Marc que je ne vois pas derrière. J'attends, mais ne le vois toujours pas arriver. J'essaye de l'appeler, mais son téléphone est sur répondeur. J'espère qu'il n'est pas tombé dans la descente. Je décide donc de faire demi-tour et arrive au pied de la descente quand je le vois se diriger vers moi sur son vélo. En fait, il avait perdu un verre de lunette dans la descente et il ne l'a pas retrouvé, dommage !

On repart pour rejoindre les autres qui, à leur tour, avaient fait demi-tour, avant d'arriver à une ferme que l'on va traverser, avec deux chiens, heureusement pour moi, bien attachés, avant d'attaquer une longue descente sur une piste large, très roulante, au milieu des prés. Ca file et on est vite en bas, au fond de la vallée. Il me semble que c'est là que l'on refait le plein de flotte, chez un vieux, dans son garage tout frais, prêt à nous offrir des bières, avant de repartir de plus belle, pour une nouvelle montée dans les bois.

Ca devient vraiment dur pour moi, à chaque montée, je suis lâché, j'en ai ma claque, overdose de vélo, je me demande pourquoi je paye pour souffrir autant ! Bref, j'ai hâte d'être arrivé, mais l'étape n'en finit pas, tout comme les montées.

Un peu plus loin, nouvel arrêt pour Marc qui a un problème de plaquette de frein. Effectivement, il freine sur les pinces, il faut donc changer les plaquettes. Nouvelle pause qui va faire du bien pour récupérer un peu.

On arrive enfin à Bruyère, normalement ville étape d'après le topo, sauf qu'en fait l'hébergement est plus loin à 6 km. Florian nous propose d'aller voir la montagne des fourmis géantes, mais je vois que cela va encore monter, j'en ai ras la casquette du vélo pour aujourd'hui, je ne demande qu'à poser le vélo et prendre une bonne douche, et surtout boire un grand coup, et surtout pas de la flotte du sac à flotte, avec ces pastilles sucrées qui me donnent une soif pas possible et me rendent la bouche toute sèche et la langue comme un bout de bois.

Je discute avec Florian pour finir par la route, avec Raph, qui a vécu aussi une journée difficile. C'est du bitume, c'est facile, et c'est avec un énorme soulagement que l'on arrive enfin à l'hôtel.

L'hôtel est très bien, récent, et la patronne bien agréable à tout point de vue, n'est-ce pas Raph ? On a à peine récupéré les clés des chambres, du garage à vélo et du local à jet d'eau que les autres rappliquent ... sans avoir vu de fourmi géante, soit dit en passant, mais bien contents de leur petit parcours supplémentaire.

On rince les vélos, on se prend une bonne douche et on file au restaurant, pour boire un bon coup (Perrier citron encore et bière), avant un petit repas en terrasse bien sympathique et bien arrosé. Incroyable, Akrilite cale sur le dessert, une sorte de cramble/crème à la banane. C'est le monde à l'envers ! N'aimant pas laisser des restes, il se force et réussit à terminer son assiette.

La patronne propose de la gaze à Raph, pour panser ses plaies, mais à son grand regret, il n'aura pas droit à des soins particuliers !

C'est finalement, bien fatigués, une fois de plus, que l'on va se coucher en se disant qu'on a fait, a priori, le plus dur. Florian, de son côté, part dormir chez Fabien (vous vous souvenez, le guide prévu initialement) afin de débriefer un peu sur la trace.

 

Statistiques

Distance : 70 km

D+ : 1850 m (Strava)

Vitesse maxi : 56,2 km/h pour moi et 61 km/h pour Akrilite

Moyenne : 11,3 km/h

Chutes : 1 pour moi, 4 pour Raph

Crevaisons : 2 pour Raph

 

 

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Published by Jihem - dans VTT Vosges 2015 Trip
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