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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 12:41

Il a plu toute la nuit, et la pluie est annoncée pour ce dernier jour. Le réveil est difficile. Dans la chambre, avec Raph, ce n'est pas la grande motivation, franchement pas envie d'aller rouler ce matin sous la flotte. On va donc prendre le petit déjeuner en tenue civile et on va voir ce qu'en pensent les autres.

Ils ont l'air remonté et motivés, et pour eux, bien sûr, il faut y aller. Je regarde Olivier, il est partant. Cruel dilemme. En même temps, si, avec Raph, on n'y va pas, il va bien falloir rouler de toute façon pour rejoindre le minibus, donc on va quand même se faire tremper, et à l'arrivée, on n'aura pas nos bagages et il faudra attendre les autres, tout en étant trempés, un coup à bien prendre froid. Tant qu'à prendre la flotte, autant aller avec eux, mais, quand même, on s'inquiète pour la descente vu ce qu'il est tombé et ce qui annoncé.

On s'équipe et les autres me chambrent car à ce moment là, il ne pleut pas à l'hôtel. De mon côté, je vois bien qu'il pleut au milieu du lac et qu'on va y avoir droit dans 5', et puis, les montagnes étant encapuchonnées, ça risque pas de partir, et au contraire, c'est là-bas qu'il va le plus pleuvoir. Comme prévu, 5' après, au moment de partir, la pluie arrive. Tant pis, on est prêt maintenant, c'est pas ça qui va nous arrêter. Pour info, Olivier, le warrior local, est en manches courtes !

Au départ, on remarque que le dérailleur de Raph est bien de travers, il a du morfler lors d'une chute, mais visiblement, cela n'empêche pas les vitesses de passer.

On reprend donc les pistes cyclables de la veille pour rejoindre Le Bourget du Lac et prendre la route du relais de la Dent du Chat. On n'a pas prévu d'aller en haut, vu les conditions, mais pour info, c'est 13 km à plus de 10%.

On va donc se contenter de quelques km, qui montent bien, mais encore une fois, sans la chaleur, je monte vraiment mieux, c'est même le matin où je me sens le mieux, malgré la pluie qui redouble. Autant dire que nous sommes très vite trempés. Quand il faut attendre Ned, qui accueille toujours, on essaye de trouver les abris qu'on peut, mais maintenant, on a de la flotte dans les chaussures et les chaussettes étanches font plus ou moins leur boulot (Ok pour moi car chaussettes neuves, pas trop pour Ned avec ses chaussettes plus anciennes), les gants sont imbibés et les impers ne protègent plus grand chose.

On va alors prendre un chemin de traverse, montant, avec pas mal de caillasse.

Je suis toujours bien et pour une fois, je suis devant. A un moment, je ne m'aperçois même pas que les autres se sont arrêtés et je me retrouve tout seul. J'en profite pour manger une petite barre. 

Les autres arrivent enfin et on reprend le chemin. Cela descend un peu maintenant, mais ce n'est plus un chemin, c'est un ruisseau. On se prend de la flotte de partout, et en prenant de la vitesse, on sent vite le froid nous transpercer.

Après avoir monté 500m de D+, Olivier demande ce que l'on veut faire. A l'unanimité, on décide d'en rester là, aucun intérêt, on est tripé de chez tripé. Olivier sort son arme secrète de son sac, des habits de rechange secs. J'ai bien aussi un maillot de rechange, mais il faut enlever la protection du sac, tout sortir, se désaper, se resaper, sous la flotte. Tant pis, ça ira bien comme cela.

Autant en montée, la pluie, n'est pas trop gênante, autant en descente, c'est la cata, surtout pour ceux qui, comme moi et Raph, portent des lunettes. On ne voit pas grand chose avec les lunettes pleines d'eau et avec les projections d'eau dans la figure, ça ne s'arrange pas. Le vent est encore plus sensible avec la vitesse, et étant tripé, c'est une horreur. On descend donc à petite vitesse jusqu'au Bourget, puis on reprend les pistes cyclables jusqu'à Chambéry. On est tellement gelé, que j'en claque des dents. Si on ne se chope pas une bonne crève avec çà, c'est qu'on aura de la chance. Visiblement, on en a eu, car a posteriori, finalement, personne n'a été malade.

Olivier avait prévenu son collègue d'anticiper le retour des bagages.

Au minibus, on récupère donc nos valises, et sous la pluie, à l'arrache, où l'on peut (parking, derrière le mini-bus, dans le minibus, dans un recoin, dans un escalier de secours ...) chacun se désape, s'essuie comme il peut avec des vêtements sales récupérés dans la valise, et remet des fringues sèches, avec plusieurs couches pour bien se réchauffer.

On casse la croûte à l'abri, dans le minibus, en attendant le retour d'Olivier parti cherché sa camionnette, puis c'est le chargement du minibus, sous la pluie, à l'arrache toujours, sans démonter/ranger les vélos dans les housses. Ouf, tout tient, il n'y a plus qu'à rentrer et à affronter les restrictions d'essence (on n'a rien suivi des infos, mais on va vite s'en rendre compte, dès la première station d'essence avec une limite à 30 €)

 

Voilà, le trip s'achève là. Encore une belle aventure, même si on a encore bien tiré la langue, et un bon moment passé avec les copains.

Un grand merci à Olivier pour ses conseils et son guidage, sans oublier les bonnes salades (n'est-ce pas Akrilite ?), et content d'avoir eu un guide qui connaissait bien son terrain, pour adapter le parcours à notre niveau, quasi en live.

Seul regret, ne pas avoir eu plus la caisse, faute d'entraînement suffisant, pour vraiment en profiter au maximum. Frustrant quand même de devoir renoncer à des descentes, mais bon, il faut savoir rester dans ses limites et ne pas prendre de risques inutiles, après tout, on est là pour se faire plaisir avant tout.

 

Statistiques

Distance : 24 km

D+ : 514 m

Moyenne : 11,7 km/h

Vitesse maxi : 47,5 km/h

Durée totale : 3h25

Durée de roulage : 2h

Chute : aucune

 

 

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