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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 08:30

Les vélos ayant dormi à la belle étoile, même avec un gros cadenas, nous n'étions pas rassurés en nous couchant hier soir. Pas étonnant que Ned se réveille aux aurores pour aller vérifier que tout est encore là. Ouf, pas de souci. A Paris, ce n'était même pas imaginable.

Ned a du bien angoisser dans la nuit, car au-delà du fait qu'il a bien ronflé, à un moment, il a poussé un cri de la mort. En fait, il pense avoir revécu sa chute en rêve.

On va prendre un bon petit déjeuner, avec notamment des restes du gâteau moche (désolé, c'est son nom) mais bon, de la veille. La fille qui prépare le petit déjeuner est morte de rire en entendant la conversation des deux nains qui ont partagé le grand lit, l'un croyant que l'autre lui faisait du pied, alors que quand on est au lit, comme il disait, c'est qu'on a déjà conclu... donc pas la peine de faire du pied. Voilà le genre de discussion qui anime nos repas, et pas que. Encore un trip pas triste, et encore, je vous passe le son et lumière permanent ... Notamment, la veille au soir, en traversant la rue pleine de touristes, avec un rot de la mort de goret en rut qui a valu une réflexion de la fille qui servait les glaces: "hé bien, celui-là, on l'a entendu jusqu'à l'autre bout de la vallée". La grande classe, les gars ! Bon, c'est vrai qu'on s'appelle pas les gentils fils à papa du Val de Marne, mais quand même, un peu de tenue, au moins en public, tout de même !

Le temps de réorganiser complètement ma valise qui ne fermait plus avec le linge sale mal rangé et qu'Akrilite finisse la grosse gamelle du guide, avec l'énorme reste de salade de la veille (juste après le petit déjeuner, il est incroyable ce goinfre), on prépare les vélos, tous à la queue leuleu derrière le gîte.

 

Vue de Chanaz et de notre gîte

On commence gentiment le long du canal pour aller voir l'écluse avec le Rhône, puis on passe aux choses sérieuses avec la montée jusqu'au col du Chat.

Olivier nous a expliqué qu'on ne fera pas l'étape prévue au niveau 3, vraiment trop ambitieuse pour nous. Il va improviser un parcours allégé plus adapté.

Bonne nouvelle, le temps est couvert et il fait nettement moins chaud que la veille, c'est préférable pour la montée. En plus, on commence sur la route. Du coup, je suis bien, nettement mieux que la veille, contrairement à Ned qui continue d'accueillir sa douleur.

Au lieu de suivre la route normale, Olivier prend un raccourci de la mort, toujours sur le bitume, mais dré dans le pentu. Ça pique, mais je suis vraiment mieux ce matin, d'autant qu'il n'y a plus la chaleur, et ça passe bien. On poursuit à nouveau sur la route principale que l'on vient de rattraper. Elle a été le lieu d'une course de côte automobile la semaine dernière, et ça se voit, il reste encore pas mal de pailles dans les virages. Je suis toujours bien et retrouve mes ex-habitudes de routard (dans ma jeunesse) mais je sais que je mange mon pain blanc, ça sera plus dur sur les chemins.

C'est effectivement le cas. On monte maintenant sur un chemin assez raide, toujours sur le versant qui n'est pas côté lac. On s'élève vite, mais j'ai plus de mal et lève un peu le pied.

On va ensuite bifurquer pour redescendre majoritairement sur des pistes caillouteuses ou boueuses. Plus on descend et plus je m'inquiète de la remontée qui va suivre, la Dent du Chat étant bien haute au-dessus de nos têtes.

Dans les descentes, on a retrouvé notre Ned habituel, qui fait le foufou, saute partout... Et finit par lever une pierre dans ses rayons, et bingo, un rayon Roval cassé, un !

On s'arrête alors au hameau de Cremon (on est redescendu à 350 m), près d'une maison, pour enlever le rayon cassé, et pendant ce temps, Béber, un jeune chien affectueux vient se faire carresser. Perso, vous connaissez mon amour des chiens, je passe mon tour.

J'ai vraiment mangé mon pain blanc, la suite est une montée interminable sur un chemin où, en queue de peloton, on alterne roulage et poussage. Devant, Akrilite, Bbanpc et bien sûr Olivier, se baladent. Raph a des à coups, et comme d'habitude, enclenche de temps en temps sa fonction spéciale, la fonction tracteur : il se met à mouliner et à pédaler en sur-régime, remontant tout le monde ... jusqu'à ce qu'une pierre vienne le bloquer !

Après beaucoup d'effort, on rejoint enfin un col, autour de 800m. Olivier nous propose une boucle en crête, en montagne russe, pour aller voir un point de vue. C'est vendu, on repasse donc côté lac et après quelques montées/descentes, nous découvrons effectivement le lac sous un autre angle, en face des montagnes sur lesquelles nous avons évolué la veille.

Bout du lac, côté Chatillon, avec le Grand Colombier au fond

Vue côté Aix les Bains, avec le Revard et tout au fond le massif de Belledonne

On a faim, enfin surtout moi, et on décide de manger dans le coin. On a un peu de mal à trouver un endroit pour se poser, car il faut choisir entre la vue, mais en étant dans le vent glacé et les grandes herbes, sûrement pleines de tiques, ce qui ne nous tente pas vraiment, et un coin à l'abri du vent, sans vue, avec des pierres. C'est ce qu'on choisit, et c'est parti pour un nouveau petit repas bien sympa (merci Olivier pour tes salades requinquantes), avec des poivrons qui agrémentent la salade de riz (sans thon, pour Ned, vous connaissez son amour du poisson ... l'épisode des deux repas successifs avec du saumon en Auvergne est resté dans les annales) mais qui s'avéreront peu digestes (ça a blurpé fort dans le peloton tout l'après-midi). La charcuterie locale est excellente, sans oublier la tomme de Yenne, vraiment très bonne.

On se caille un peu, aussi, on décide d'aller faire un peu de bicyclette, comme dit Olivier, pour aller se réchauffer. 

On va rejoindre le col de tout à l'heure, pour boucler la boucle, et repasser sur l'autre versant, sur un sentier à flanc de côteaux, pas piqué des vers. En fait, on va prendre un sentier fantôme qui n'existe pas sur la carte, très étroit, tout en dévers, avec un sol de terre et de cailloux très fuyant et plusieurs pierriers à traverser. Presque impossible de passer sur le vélo, l'essentiel se fait donc à pied, en poussant le vélo quand on peut, en le portant le plus souvent car il n'y a pas la place pour le bonhomme et le vélo, en essayant de ne pas tomber. Les pierres roulent et débaroulent en contrebas. Heureusement, il y a de nombreux arbres pour les arrêter. On progresse lentement, avançant très prudemment.

On arrive enfin sur un chemin, qui se termine là, en cul de sac, et que nous allons prendre dans le sens de la descente. A partir de maintenant, ce sera un profil descendant, toujours à flanc de côteau, jusqu'au col du Chat à un peu plus de 600 m. Au milieu, on fait un petit détour, pour aller à un autre point de vue qui permet de voir la Dent du Chat, de l'autre côté.

Depuis le col,on ne va pas poursuivre jusqu'à la Dent du Chat, comme prévu initialement, mais on va au contraire basculer de l'autre côté, pour redescendre côté lac, jusqu'au Bourget du lac, par un sentier technique, coupant les lacets.

C'est chaud par moment, ça descend fort, avec des rochers et des marches, en virage parfois. On ne fera pas tout sur le vélo, surtout Raph et moi.

On s'arrête à un virage pour faire quelques photos du lac.

On reprend notre descente épique et on finit par rejoindre un autre chemin qui nous mène à un lacet de la route du relais de la Dent du Chat. On s'arrête pour prendre de l'eau à une maison, qui appartient à des connaissances d'Olivier. Petitdragon a des problèmes avec son amorto tout mou, donc c'est séance de regonflage avec la pompe haute-pression, pendant qu'Olivier discute.

Comme la veille, vu l'état des troupes, il nous propose deux options, l'une consiste à remonter encore, par la route du relais de la Dent du Chat, et de prendre un chemin descendant dans un des lacets, selon la hauteur où l'on sera arrivé, avec derrière, plutôt une descente technique. L'autre, que l'on va adopter Raph et moi, car on commence à fatiguer et on s'inquiète de la descente technique, en fin de journée, consiste à bacher, tout simplement, en rejoignant la plage du Bourget. Cette fois Ned décide de se faire mal et de suivre les autres, quitte à en baver à la montée, afin de profiter d'une belle descente (faut dire qu'il est meilleur descendeur que nous, il devrait en profiter plus que nous).

Avec Raph, on descend donc tranquillement et on va s'installer au bord du lac, sur un banc ... pour aller commander une glace vanille/fraise bien tentante.

 

Elle est pas belle, la vie ?

On a l'air fin avec nos maillots de la Horde, avec têtes de mort et razorback, en train de manger gentiment une glace assis sur un banc, des vrais killers !!!

La vue est pas mal non plus

On va attendre un peu, car les autres avaient une bonne montée à faire. Visiblement la descente était bien technique encore, et Akrilite est allé au tapis, pour une fois. Le vent et la pluie arrivant, on a remis les vestes, en regrettant de ne pas avoir pris les coordonnées du gîte pour y aller directement.

Enfin, voilà les autres, ravis de leur descente, tant mieux, et c'est parti pour les pistes cyclables jusqu'au gîte ... ou presque, car vers la fin, alors qu'on se tirait la bourre sur une ligne droite, devant le guide, celui ci a fait signe aux autres de tourner discrètement à gauche sur un parking pour prendre un chemin parallèle. Arrivés au rond-point, plus personne derrière. On fait demi-tour, pas d'embranchement, si ce n'est le parking. On va jeter un oeil, personne. Finalement, on s'appelle et on suit les indications pour rejoindre le gîte, tout proche. Merci Olivier pour cette petite blague !

Cette fois, il y a ce qu'il faut pour nettoyer et ranger les vélos, parfait. Le gîte est vraiment les pieds dans l'eau, d'où son nom, et nous avons une superbe vue sur le lac, qui, malheureusement est en train de se couvrir, avec le vent qui se lève et la pluie qui arrive.

Vue depuis le balcon de la chambre

Apéro bien sympa, pendant lequel je lance un timelapse du lac depuis le balcon de la chambre (voir ci-dessous), puis bon repas avec ... du saumon (Ned, vraiment, tu es gâté !). Heureusement, il aura droit finalement à une cuisse de canard confit. Pendant le repas, de temps en temps, une demoiselle, accompagnée d'un orgue de barbarie essaye de nous faire chanter ... quelques chansons françaises (hum, tout à fait mon truc, au secours !), ce qui met un peu d'ambiance.

On finit la soirée par une séance épique de babyfoot où l'on se fait engueuler par Bbanpc car on fait des rateaux, des demis ... enfin tout ce qui est interdit. Hé, nous ne sommes pas des pros, nous !

Avec le bruit qu'on fait, personne ne doit dormir, on s'arrête donc là, et l'on va se coucher.

 

Statistiques

Distance : 41 km pour les uns, 44 km pour les autres

D+ : entre 1480 m et 1700 m

Moyenne : 8,5 km/h

Vitesse maxi : 56 km/h

Durée : 9h

Durée d'avancement : 5h

Chutes : 1 pour Akrilite

 

 

 

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