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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 13:32

Participants : Jihem

Les comptes-rendus se font rares ces derniers temps, étant toujours embêté par des problèmes de genoux. Après les ménisques, cette fois, ce sont les 4 mois de télétravail intensifs avec de longues heures assis devant l'ordinateur qui m'ont causé une grosse douleur derrière le genou gauche.

D'après le médecin du sport, c'est toujours mon problème de jambe trop tendue qui tire sur l'articulation et le ménisque, amplifié par la mauvaise position assise et certainement le port de chaussons pendant 4 mois (télétravail oblige), un peu trop plats.

J'ai quand même le droit de reprendre le vélo, mais doucement, sans forcer, en moulinant au maximum.

Etant en vacances dans le Gers, avec le grand beau temps, ce matin, je ressors donc mon vieux Lapierre Technics 700 (qui reste sur place) et déballe ma nouvelle caméra Mokacam Alpha 3 achetée via un projet participatif sur Indiegogo et enfin reçue, après presque un an d'attente.

Cette caméra qui devait sortir avant la Gopro 8 avait des caractéristiques très intéressantes il y a un an avec une résolution 4K en 60 fps (240 fps en 1080 pour des supers ralentis), du HDR pour un meilleur équilibre des contrastes, une stabilisation (mais pas à la résolution maxi), une réduction de la déformation des angles (utile pour utiliser la caméra en caméra normale), un mode de déclenchement à la détection de mouvement, un écran de contrôle de bonne taille, un pas de vis intégré ... le tout à 160 €. A ce prix, je m'étais décidé en me disant que je ne prenais pas un gros risque. L'attente fut longue comme souvent avec les projets participatifs, mais cette année la crise du Covid et les usines fermées en Chine où est fabriquée la caméra n'ont pas arrangé les choses ... et depuis la Gopro 8 est sortie avec des caractéristiques similaires, mais un prix nettement plus élevé.

Tout le package :

L'Alpha 3 à côté de la Gopro 3, elle est un peu plus grosse ...

Mais elle a un écran de contrôle derrière, qui est même dépliable (là elle est vissée sur le Camalapse pour les timelapses rotatifs) :

J'ai donc décidé de profiter de la sortie pour tester la caméra sur le terrain, sachant que jusque là j'utilisais une Gopro 3 et le stabilisateur Slick hyper efficace mais un peu encombrant (voir test sur le blog).

Première question comment la fixer sur le harnais Gopro ? Il existe 2 possibilités, soit avec le boitier étanche qui a la fixation Gopro, soit sans boitier, mais avec l'adaptateur pas de vis/fixation Gopro :

C'est ce que j'ai retenu, vu le beau temps (pas besoin de caisson étanche, grand ciel bleu ce matin) pour d'une part entendre le son de la caméra quand on l'allume ou déclenche l'enregistrement et d'autre part pour tester le son obtenu via le micro.

Deuxième question : caméra à l'endroit ou à l'envers comme je le faisais avec la Gopro ? A l'endroit ça tient, mais je ne peux pas trop la redresser, j'ai l'impression que ça va filmer trop bas, donc je décide de la mettre à l'envers, y a plus de marge pour la remonter si nécessaire. Par contre, dans les deux cas, on ne voit plus l'écran de contrôle, puisqu'il est contre le ventre ... Après avoir galéré pour trouver l'option dans les menus, je me suis aperçu qu'il suffisait en fait de double cliquer sur l'écran tactile pour inverser l'image (il semblerait que sur les dernières Gopro, ça se fasse tout seul, rien qu'en retournant la caméra ... Cela aurait été pratique car je viens de m'apercevoir que j'ai plusieurs clips à l'envers ...).

Je quitte donc la maison et attaque directement par une bonne montée vu que la maison est dans un creux. Je mouline, ça va pas bien vite, mais ça passe.

Je prends une petite départementale et je pars retrouver le GR65, qui est un des chemins de Compostelle, que je prends à l'envers. Ca fait plaisir de retrouver ces paysages gersois vallonnés, avec ici des vignes, des tournesols ... et là, plus loin, des chênes, des pins ...

Je filme sur ce premier secteur. La caméra étant à l'envers, j'appuie dessous, en aveugle pour allumer la caméra (j'entends bien le petit bruit du démarrage, c'est bon ... par contre, si j'avais eu le caisson, pas sûr que je l'ai entendu) et sur l'autre bouton pour lancer l'enregistrement. Alors, là, par rapport à la Gopro, c'est franchement moins bien. Le son pour signaler l'enregistrement est très court et très peu audible. Vous allez me dire, c'est pas grave, il y a les diodes qui doivent clignoter pour signaler l'enregistrement ... alors, déjà, il n'y en a qu'une (contrairement à Gopro qui en a mis à plusieurs endroits) ... et elle est à côté du bouton d'enregistrement ... donc dessous, donc invisible ! Pour une caméra d'action, c'est pas pratique du tout. Un mauvais point par rapport à Gopro qui a beaucoup plus d'expérience en la matière et ça se voit tout de suite.

A signaler une télécommande dans le package ... mais je ne l'ai pas encore expérimentée. Faut déjà que je trouve où la fixer et comment la relier à la caméra ... On verra cela une autre fois.

J'ai visualisé ce clip, le cadrage est bon, donc je valide la position à l'envers (faudra juste, la prochaine fois, que je n'oublie pas d'inverser l'image avant d'enregistrer ...).

Au niveau de l'image, j'ai filmé en 2K avec la stabilisation. L'image est bien en terme de qualité, pas de problème, mais la bonne surprise vient de la stabilisation qui s'avère être très efficace alors que le chemin secoue quand même pas mal par moment. C'était un des points que j'attendais et là, je suis rassuré. Par rapport à ma Gopro 3, pouvoir filmer en 2k avec une bonne stabilisation, c'est un vrai progrès. Je n'ai pas encore essayé le 4K, mais en caméra embarquée par sûr de l'intérêt, surtout si la stabilisation ne fonctionne qu'en 30 fps et pas en 60 fps.

Je passe le Pont d'Artigues, classé à l'Unseco et quitte le GR65 pour aller chercher une petite départementale qui monte avec des épingles jusqu'à un hameau où je vais rejoindre à nouveau le GR65 après une descente rapide. Je croise un gars qui sort un VTT électrique de son fourgon ... mais part sur la départementale au lieu de prendre le GR. Ce dernier remonte un bon coup jusqu'à la ligne de crête. Je vais alors aborder la longue descente jusqu'au pont d'Artigues, à nouveau, avec pas mal de pierrailles pour poursuivre les tests de la stabilisation.

A force de triturer la caméra pour regarder l'écran et voir si ça enregistre ou pas, elle a du se desserrer un peu car sur ce secteur, non seulement elle est descendue et filme maintenant trop bas, mais en plus, il y a des vibrations car elle doit être moins bien fixée ... et pour changer j'ai filmé à l'envers. Au final, la vidéo de ce secteur n'est pas vraiment exploitable, dommage. C'est le métier qui rentre, il faut apprendre à connaître la caméra et ses défauts, pour pouvoir y remédier la prochaine fois.

Niveau descente, le dessus est super sec, ça va vite, mais mon Lapierre n'est pas mon Rocky Mountain, malheureusement, et ça secoue fort, pas du tout le même confort et la même sécurité en descente, je suis obligé d'y aller moins fort avec le Lapierre même si je connais la descente par coeur. Au milieu, je tombe sur un gros bourbier, sûrement l'agriculteur d'à côté qui a du arroser large, faut vraiment ralentir, le passage est craignos. Heureusement la suite est bien sèche et je peux lâcher les watts !

Je poursuis par la coulée verte qui est une ancienne voie ferrée aménagée. L'avantage, c'est qu'on est à l'ombre des arbres et que la pente (car ça monte jusqu'après Gondrin) est douce, plutôt un faux plat montant, c'est mieux pour mes genoux qui pour l'instant, tiennent le choc.

Quand je passe du côté du bois de Vopillon, je vais m'amuser sur le single en contrebas. Enfin, m'amuser, c'est vite dit, car il y a 2 coups de cul bien terribles que je passe en force, à l'arrache, en zigzaguant sur la fin, couché sur le guidon pour que la roue avant ne se lève pas, vu la pente. Là aussi, au niveau vidéo, c'est pas terrible, n'ayant pas resserré la caméra.

 A Lagraulet, je me tape la grosse remontée par la route jusqu'à Saint Lannes, en plein soleil. Ca tire au niveau des genoux, je n'avance pas trop. Sur tout le retour, je vais en baver sur chaque bosse, avec le vent dans le nez et les genoux qui chauffent de plus en plus.

Il est temps d'arriver, j'en ai assez pour aujourd'hui, le Gers c'est quand même bien exigeant avec toutes ces bosses ... mais c'est si joli ! Pour le genou, on verra demain, si je marche normalement ou pas (la dernière fois, j'ai eu mal 2 semaines à traîner la jambe ...)

Statistiques :

Distance : 35,5 km

D+ : 432 m

Moyenne : 16,6 km/h

Vidéo : je verrai ce que je peux récupérer en rentrant de vacances car ici, mon PC portable n'est pas assez puissant pour le montage et à la campagne, je n'ai pas la connexion suffisante pour uploader une vidéo.

 

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