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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 15:31
Participants : Bbanpc, Jihem et Petitdragon
 
Week-end de rentrée pour la Horde avec une sortie à Vallières proposée dès mon retour, pour profiter du terrain sec. Les deux nains sont d'accord, chouette, ça va faire plaisir de les retrouver et de rouler à plusieurs. Entre temps ma femme, puis mon frère m'ont aussi demandé une sortie VTT. Résultat : 15,5 km avec ma femme vendredi soir après le taf et 31 km avec mon frère hier après-midi avec quelques côtes (fort de Chelles, carrières de Gagny).
 
Je me lève donc ce matin avec les jambes lourdes, pour une sortie de 60 km, je sens que je vais finir un peu cramé ...
 
J'étais presque prêt devant mon garage quand j'entends un bruit de roue libre familier, je passe donc une main gantée par dessus le portail pour signaler à Petitdragon que je suis là. Je finis de me préparer et on part retrouver, légèrement en retard du coup, l'ami Bbanpc, qui revient rouler pour la première fois après son opération du genou. En deux mois, il a eu le temps de peaufiner son look, complètement assorti au vélo, tout y est, une vraie gravure de mode, le total look !
 
Comme il reprend, je compte sur lui pour me tenir compagnie en queue de peloton quand je vais commencer à fatiguer car je vais fatiguer c'est sûr. Et bien, je vais avoir tout faux, il est en pleine forme le bougre, il roule encore mieux qu'avant, à croire qu'ils lui ont mis un genou bionique ! L'explication tient en deux points : il a repris le vélotaf (15 km par jour avec des belles montées), y a rien de tel, mais surtout, il a réalisé la meilleure affaire VTT de sa vie, mieux que tout ce qu'il a déjà fait sur eBay, il a économisé pas moins de 6 000 € ! Ben, oui, il a perdu 6 kg et à raison de 1 000 € pour gagner un kg sur le vélo, c'est une super économie, mais surtout, ça va beaucoup mieux pour rouler :P .
 
Je n'ai plus qu'à espérer que Petitdragon ait pris un peu de lard pendant les vacances, qu'il ait glandé à la plage en mangeant des glaces et des chips. C'est encore raté, il a roulé, dans le sud, et il est en pleine forme ! Les deux se tirent la bourre comme aux plus beaux jours de la Horde. Je les suis au début, au bord du canal, mais conscient de ma fatigue et des efforts qu'il va falloir prodiguer pour passer les bonnes côtes qui nous attendent, je préfère lever le pied pour m'économiser, dès le chemin des vaches, à Pomponnette. D'ailleurs, étant quelque peu à la traîne, je vais rater la rencontre avec la biche, juste devant eux, prise au piège à gauche du grillage et qui a du rebrousser chemin pour partir de l'autre côté. Ils l'ont bien vue, moi, j'ai juste entendu les bruits de fuite dans le bois ...
 
Au passage de mon copain le chien, juste avant, Bbanpc excite un petit chien derrière une grille, mais le chien est si petit qu'il passe à travers les barreaux et nous pourchasse. Bbanpc le calme, mais il a réveillé tous les chiens du quartier qui aboient, et pire, mon copain le chien est de retour et nous fonce aussi dessus. Je ne sens plus ma fatigue et mets un coup de boost, lâchant tout le monde pour attaquer la côte bien en tête, les autres sont morts de rire, surtout que mon copain a vite arrêté la poursuite, parce qu'il a visiblement grossi, si c'est bien lui, du coup.
 
Au passage du bourbier sous le camping, c'est l'apocalypse, il a du pleuvoir fort lors des orages de l'été, il y a eu un glissement de terrain qui a tout emporté, dont le mur de soutainement qui s'est effondré sur le bourbier, il y a des pierres dans tous les sens et des plaques de béton, posées à plat sur le chemin, comme si quelqu'un l'avait fait exprès. Au moins, on ne se mouille plus les pieds ! Enfin, si, il reste encore 5m de fanges, avec des grenouilles un peu partout, qu'il faut franchir tant bien que mal.
 
Au bois de Luzancy, c'est bien sec, mais bien défoncé aussi, et les deux nains se tirent la bourre. Je vais un peu moins vite, d'autant qu'il y a plusieurs arbres en travers, ce qui n'a pas du poser de problèmes aux deux nains, qui n'ont pas du s'en apercevoir, tandis que je passe à peine en me penchant à mort, au ralenti. Enfin, faut bien chercher des excuses bidons quand on n'a pas les jambes  Twisted Evil .
 
Au niveau de l'élevage des autruches, on va croiser un mec avec un vélo de course sur le chemin défoncé, on lui demande si c'est un Gravel, mais il va nous ignorer superbement. Un beau vent !
 
La montée des bassines est bien sèche, ça passe bien. Par contre, quelqu'un a mis des énormes pierres dans quelques bassines pour essayer de les combler, attention, quand ce sera sous l'eau, faudra pas couper dans les bassines, sous peine de bloquer contre les rochers et de passer par dessus ... pour finir dans la boue.
 
A la pause de Carnetin, on tape la discute avec un mec à vélo qui nous pose plein de question sur nos suspensions ... avant qu'on voit qu'il roule avec un magnifique Top Bike, tu m'étonnes que sa pauvre suspension à ressort avec 4 cm de débattement soit un peu raide et qu'il ait mal au dos !  :lol:
 
On attaque la nouvelle allée à poussettes (sniff ! mais pourquoi kizontoutcassé ?) ... qui n'en est plus une. Visiblement, les orages de l'été ont du faire d'autres dégâts et notre belle allée bien pentue, avec les fortes pluies, a du finir sur la route juste en dessous. Du coup, à la place, on a un tas de graviers mous, entrecoupé tous les 10m d'une rigole pour évacuer les fortes pluies et c'est encore plus merdique, et bien piégeux dans le virage à droite. D'ailleurs les deux nains vont poursuivre dans la terre, à côté. Faudrait se refaire un single dans cette terre, en fait !
 
La descente après la route jusqu'au bord de Marne est toujours aussi rapide et bosselée, ça décolle, c'est sympa. Moins sympa, maintenant, arrive le moment fatidique de la montée des ornières, pour laquelle je m'économise depuis le début. Là aussi, la pluie a tout emporté et fait ressortir les pierres et donc les ornières, avec des passages d'affaissement/effondrement du chemin. Le gros fossé qui le borde, déjà profond à la base, a été creusé d'un mètre par les pluies, jusqu'à atteindre la roche par endroit. Du coup, le chemin est encore plus pentu et surtout très défoncé, c'est bien hard. Je m'accroche et réussi à tout passer, comme les collègues, mais elle fait vraiment mal cette côte !
 
On s'éclate plus sur la descente, même si la première partie est devenue très piégeuse avec un chemin dévasté par les forestiers quand il devait y avoir de la boue, y a des ornières partout, c'est chaud. Le bas, lui, est toujours aussi sympa avec les lacets.
 
Bbanpc interroge sur la possibilité de faire la montée du bout, perso, je préfère pas, j'en ai déjà plein les pattes, du coup, on s'abstient et c'est parti pour le retour de 25 km le long de la Marne qui va être bien long, surtout la piste cyclable. En fait, dès la base de Vaires, je suis en mode cramé, un vrai diesel, et je suis à la traîne. Je propose de rentrer seul, à mon rythme, mais non, ils veulent qu'on rentre tous ensemble. Sympa, mais ils ne vont plus me voir beaucoup ensuite, étant bien largué. En plus, j'ai la dalle et on commence à être envahi de bonnes odeurs de barbecues, c'est pas humain, ça !
 
Sur la fin, alors que le vent est très défavorable (comme si j'avais besoin de cela en plus), j'arrive à accrocher la roue de Petitdragon qui m'a attendu, tandis que l'éclopé, au top de sa forme, se balade sur son nuage (il finira quand même avec une petite douleur au genou), et je suis bien content d'arriver à la maison. Plus de fesses, plus de cuisses, c'est dur de vieillir !
 
Mes chiffres
 
Distance : 60 km
D+ : 418 m
Moyenne : 15,2 km/h
 
 
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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 12:45

Pour information, le stabilisateur Slick testé ci-dessous est maintenant disponible en France via La Caméra Embarquée.

LIEN vers LA CAMERA EMBARQUEE

Pour illustrer les capacités du stabilisateurs dans différentes activités, voici une vidéo réalisée à partir des images des utilisateurs Slick :

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 10:44

Le projet

Fin 2015, je découvre sur le site Indiegogo, un site dédié aux projets participatifs, un projet concernant un stabilisateur vidéo sur 3 axes motorisés, destiné aux caméras Gopro. En tant que vététiste et possesseur d'une caméra Gopro 3 Black Edition, je suis dans la cible visée, d'autant que j'ai souvent des retours de non vététistes qui trouvent que les vidéos de VTT sont difficilement regardables pour eux car ça secoue tout le temps et leur donne envie de vomir ... ce qui n'est pas le but de nos vidéos, vous en conviendrez.

Le projet me plait bien, il y a déjà un prototype qui existe, des contacts avec des sportifs de haut niveau, un beau buzz avec un engouement très rapide puisque le projet recevra en très peu de temps des fonds à hauteur de 540% de la cible vidée, soit plus de 460 000 $. Et en plus, c'est mené par un jeune français, Thomas Agaraté, et tant qu'à faire, autant aider une boite française à démarrer.

Les contreparties les plus intéressantes financièrement sont déjà épuisées, tant pis, cela reste encore intéressant par rapport au prix de vente final, j'investis donc dans le projet avec en contrepartie, si le projet va au bout (et oui, c'est cela un projet participatif, ce n'est pas l'achat d'un produit fini avec garantie de livraison, il y a toujours un risque), un Final Early Bird Slick à 219$ contre 299$ en prix de vente cible.

La livraison est prévue en mars 2016, mais c'était sans compter sur les aléas de la création d'entreprise et du lancement d'un nouveau produit, que découvrent nos jeunes frenchies, tout juste sortis d'école. C'est le début d'une vraie aventure que l'on va suivre pendant de longs mois, Thomas informant régulièrement les backers (c'est comme cela qu'on appelle ceux qui financent le projet) de l'avancement du projet, mais aussi de ses difficultés (c'est là qu'on voit que lancer un produit, ce n'est pas rien) qui petit à petit entraînent des décalages de livraison du produit cible. Après énormément d'efforts et s'être investi comme un malade dans le projet, Thomas file en Chine avec un aller simple pour aller organiser toute la chaîne de montage, finaliser le produit et booster/contrôler tout le monde.

La livraison

Fin 2017, enfin, les premiers envois de Slick aux backers débutent. Je vais recevoir le mien, le 26/12, un beau cadeau de Noël, après 2 ans d'attente. Je m'empresse de déballer le paquet pour découvrir le bébé. Le packaging est top, tout comme l'étui de transport commandé avec, et le produit impeccable, avec une bonne finition et des matériaux qui semblent solides. D'ailleurs, cela se ressent un peu dans le poids qui n'est pas négligeable, à voir ce que cela donnera sur le harnais et sur le vélo. De visu, c'est un peu plus imposant que ce que j'imaginais, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un stabilisateur avec 3 axes motorisés.

Première étape, charger le Slick grâce au beau câble USB fourni. Il faut attendre que les 4 diodes, témoins de charge, restent allumés pour que le stabilisateur soit chargé.

Deuxième étape, allumer le Slick. J'appuie sur le bouton Marche ... mais rien ne se passe. En fait, il faut rester appuyé quelques secondes pour que ça démarre. Là, une première série de bips annonce l'allumage dans le mode par défaut (il y a 3 modes de stabilisation + 1 mode pour les timelapses), puis les différents axes s'activent touts seuls (ça fait son petit effet) pour positionner la caméra en position stable. On peut régler l'inclinaison de la caméra vers le haut ou vers le bas, avec les boutons haut et bas (ces derniers permettent donc en cours d'enregistrement de filmer un plan avec mouvement de bas en haut ou de haut en bas.

Je fais un premier test à la maison, avec le stabilisateur à la main, en prenant les escaliers. Pas de bol, j'ai des problèmes avec ma Gopro et mes enregistrements sont en erreur. Visiblement, j'ai un problème de carte SD. Je la reformate et voilà, c'est reparti. Y a pas trop de lumière, les images ne sont pas géniales, mais elles sont stables, Slick a l'air de fonctionner correctement. J'ai hâte d'aller tester cela sur le vélo.

Je vais vite être très frustré entre la météo infernale de décembre/janvier et une période malade où je ne pourrai pas rouler et donc tester le Slick.

Je profite de ce contretemps pour commander le boitier étanche de la Gopro 4 après avoir vu les recommandations de Thomas à ce sujet, celui de la Gopro 3 ne donnant pas des bons résultats car trop léger. Je regarde également les tutos de Thomas sur le calibrage, au cas où, mais pas besoin dans mon cas, mais également sur le montage sur le harnais, afin d'avoir le meilleur rendu possible. Il faut le positionner avec les diodes face à soi, la batterie est ainsi collée au ventre, ce qui apporte un appui. Je fais un test en marchant, sans filmer, mais j'ai l'impression que le Slick bouge pas mal et je me demande si ça va vraiment le faire. 

Les premiers tests

Enfin, le jour tant attendu arrive, je suis en RTT et il y a du soleil ... vite, je sors le vélo, je prends le harnais avec le Slick qui attendait dessus et c'est parti pour une courte session n'ayant pas roulé depuis quelques temps maintenant.

Une fois sur le vélo, même si l'ensemble Slick + Gopro est relativement volumineux, déjà, je ne ressens pas plus que cela son poids ni ne suis gêné par l'encombrement qui n'est pas négligeable, c'est donc rassurant par rapport à mes premières craintes. Il est recommandé quand on le porte de ne pas rouler sans l'activer (sinon le laisser dans le sac), je vais donc faire toute la sortie avec le Slick allumé, ce sera aussi l'occasion de tester la longévité de la batterie, annoncée à 4h.

Pas le temps d'aller trop loin, je me contente donc d'un test dans les bois du coin, pas forcément les plus escarpés, loin de là, mais déjà, je vais pouvoir constater au retour que le Slick fonctionne super bien. Il encaisse toutes les secousses, y compris une descente de trottoir ou un petit saut sur une bosse. Du coup, l'image est parfaitement stable et donc beaucoup plus nette. C'est beaucoup plus agréable à regarder, y a pas à dire. Le positionnement sur le harnais est également parfait pour le rendu d'image (on voit bien le guidon et le chemin) alors que je pensais que le Slick serait trop bas; il faut juste régler l'inclinaison de la caméra correctement. Attention quand même, en descente, avec la tige de selle téléscopique baissée au plus bas, il m'est arrivé quelques fois de donner un coup de genou dans le Slick (voir vidéos 2 et 3). Ca fait une secousse dans la vidéo, mais le Slick reprend vite sa position derrière. Il y a juste une fois, où ça l'a fait tourner vers le bas, ce qui m'a donné des images inédites de mes jambes, de manière tout à fait involontaire (voir vidéo 2), mais pas inintéressantes au final car cela donne un autre point de vue et on voit bien les secousses encaissées.

 

 

Test 2 - Slick dans la gadoue

Test 3 - Slick dans le froid

Test en montagne dans le Queyras

Après les premiers tests dans le Val de Marne, il est temps maintenant de voir ce que donne le stabilisateur Slick en montagne. Ca tombe bien, début juin, on part faire du VTT pendant 4 jours dans le Queyras, en mode enduro.

On va être deux à filmer, moi avec la Gopro 3 Black Edition en HD + Slick et un copain avec une Gopro 6 en 2,7K et la stabilisation intégrée. Cela va permettre aussi de comparer les deux stabilisations.

Autonomie

Comme on part toute la journée à vélo et que l'autonomie de Slick est de 4h environ, je sais que je ne vais pas filmer avec toute la journée. Je prends donc le parti de ne pas filmer pendant les montées (mon collègue s'en charge), ni quand il pleut ce qui sera le cas légèrement le premier après-midi et abondamment le dernier jour où je ne filmerai pas du tout, Slick n'étant pas étanche (en même temps, même stabilisées, des images avec un objectif plein de gouttes d'eau ne sont pas vraiment exploitables derrière, donc pas de regret).

Quand je ne filme pas, je suis les conseils de Thomas et je laisse le Slick dans le sac, car le laisser en place sans l'allumer pourrait endommager les moteurs. Par contre, comme je n'ai pas envie de tout démonter/remonter à chaque fois que je filme, je garde la Gopro sur le Slick et le Slick sur le harnais, du coup c'est un peu encombrant dans le sac. Je deale avec un autre copain pour qu'il me transporte ma gamelle du repas de midi car je n'ai plus trop de place dans le sac.

D'un côté, je me dis que ce serait bien de pouvoir garder Slick en place en position verrouillée quand je ne filme pas, cela éviterait la gymnastique à chaque fois que je veux filmer ou arrêter, mais d'un autre côté, on a dû faire pas mal de portages et dans ce cas, avoir le Slick à l'abri dans le sac est rassurant par rapport à la crainte de lui mettre accidentellement un coup de vélo en le mettant/descendant des épaules.

En économisant ainsi l'utilisation de Slick, je ne suis tombé à plat au niveau des batteries qu'une seule fois en 3 jours de tournage, dans le courant de l'après-midi, donc le bilan est positif à ce niveau, avec 4h effective, on a quand même de quoi voir venir.

J'avais pris avec moi une batterie externe de secours, bien chargée ... sauf que si le test de rechargement que j'avais fait à la maison avait été concluant (cela avait pris quand même 1h pour récupérer les 4 crans de batterie), là, sur le terrain, je n'ai pas réussi à recharger, cela ne marchait pas. Problème de câble USB ? J'avais remarqué à la maison que cela ne marchait pas avec tous les câbles et je pensais avoir pris celui avec lequel cela avait marché, mais visiblement non. En plus, sur le terrain, avec le soleil, j'avais du mal à voir les leds de la batterie et du Slick. Bref, test à refaire pour la prochaine fois car cela aurait dû me dépanner.

Positionnement

Slick, en position, sur le harnais :

Vue de face
Vue de profil

A l'usage, Slick prend un peu de place, mais ne gêne pas pour pédaler. Pour éviter les coups de genoux dans le stabilisateur, avec la tige de selle téléscopique au plus bas, quand on relance sur la selle dans les descentes, point vu dès mes premiers tests, je fais bien attention à bien tendre le harnais pour que le stabilisateur soit le plus haut possible. Cela m'est quand même arrivé quelques fois et généralement Slick se remet aussitôt en place et on a juste une grosse secousse à l'image, mais c'est aussi arrivé qu'il tourne et reste dans une mauvaise position; il faut alors s'arrêter, l'arrêter, le redémarrer pour le repositionner correctement. Donc bien le mettre le plus haut possible.

Par rapport au positionnement sur le harnais, c'est là, je trouve que le stabilisateur est le plus efficace et j'aime bien les images avec la vue sur le guidon en premier plan, par contre, attention, en cas de chute, cela peut-être très dangereux par rapport aux cotes, mais même par rapport au coeur qui est juste derrière. Notre guide nous a alerté sur le positionnement des caméras (même sans stabilisateur) sur le harnais; il est aussi secouriste et que ce soit à ski ou à vélo, il a vu pas mal d'accidents avec des dégâts causés par la caméra sur les chutes en avant, à plat ventre. On ne choisit pas quand on tombe, ni comment, donc pour ma part, j'ai essayé de rouler en ne prenant pas des risques inconsidérés, pour réduire les risques de chute, mais j'avais quand même sa réflexion en tête ...

Stabilisation

Et maintenant, le point le plus important, quid de la stabilisation ?

Le mieux pour démontrer l'efficacité de Slick est de voir le résultat sur le terrain. Voici donc quelques rushes du côté du col de Furfande et du col Garnier. Le résultat est vraiment satisfaisant, quel que soit le terrain, le décor ne bouge pas, l'horizon reste droit, on voit juste le guidon et les bras bouger. Certains reprochent un lissage de l'image par rapport à des images non stabilisées qui peuvent donner l'impression que c'était facile et tout lisse; certes, cela rend moins compte des difficultés du terrain, mais c'est quand même nettement plus agréable à regarder !

 

Exemple 1 : chemin avec des pierres

Exemple 2 : chemin avec pierres et un petit saut à la fin

Exemple 3 : chemin de terre avec rigoles en travers et pierre

Exemple 4 : dans l'herbe avec des pierres

Exemple 5 : chemin avec plein de pierres

Exemple 6 : chemin avec pierres puis herbes avec ornières

Exemple 7 : chemin avec petites caillasses et petite remontée

Exemple 8 : dans l'herbe avec des trous et des bosses et encore des pierres

Exemple 9 : chemin avec pierres et pierrier

Exemple 10 : petit chemin de terre bosselé

Quel résultat par rapport à la stabilisation de la Gopro 6 ?

Tout d'abord, je dois dire que j'ai été très agréablement surpris par la stabilisation de la Gopro 6, pour une stabilisation électronique et vu la taille de la caméra (pas d'éléments supplémentaires qui dépassent et qui ajoutent du poids), franchement le résultat est vraiment bon.

Après, je modère cet avis, en disant que le résultat est bon en descente, sur du terrain accidenté, mais c'est quand même moins lisse que la stabilisation du Slick, et on sent la stabilisation plus efficace au centre de l'image que sur les bords. Où l'on ressent le plus d'écart, c'est sur les montées où Slick fonctionne toujours aussi bien alors que la stabilisation de la Gopro 6 ne va pas gérer correctement les mouvements de balancier horizontaux (voir début du film ci-dessous). Idem pour les mouvements de traveling horizontaux où Slick est fluide et bien horizontal alors qu'avec la Gopro 6, ça tangue dans tous les sens.

Conclusion : la stabilisation de la Gopro 6 fait le job sur son utilisation essentielle, la descente, sur les mouvements verticaux, ce n'est donc pas du tout un gadget, c'est une solution de stabilisation parfaitement exploitable, mais elle a ses limites sur les mouvements horizontaux et est globalement moins fluide que Slick, qui, lui, fonctionne parfaitement dans toutes les situations.

Pour comparer, voir le film ci-dessous qui est le résumé de notre session dans le Queyras, avec un mélange d'images issues de la Gopro 6 stabilisée (en 2,7K) et de ma Gopro 3 (en HD) avec le Slick. Pour reconnaître la caméra en action, il faut regarder le guidon : le GPS au milieu, c'est moi, donc stabilisation Slick, et le GPS sur la droite, c'est mon collègue, donc stabilisation Gopro 6. 

Par rapport aux possibilités de Slick, je n'ai testé que le mode 1 de stabilisation, le plus adapté pour le VTT, mais il faut savoir qu'il existe deux autres modes de stabilisation pour d'autres usages :

 

A noter également une fonctionnalité que j'aurais aimé tester, mais je n'ai pas eu le temps de m'y pencher pendant notre séjour dans le Queyras, c'est le mode timelapse, qui permet de réaliser des timelapses rotatifs. Moi, qui adore les timelapses, faut absolument que je regarde cela prochainement, je sens que ça va bien me plaire.

Conclusion

Ce Slick se sera fait attendre, mais je ne suis pas déçu du tout du résultat, au contraire, j'ai été conquis par la qualité de la stabilisation et du produit en général. Il y a maintenant les vidéos que je faisais avant Slick et celles que je réalise avec Slick. Il n'y a pas photo (ben, non, c'est de la vidéo :P ), c'est beaucoup plus agréable à regarder et je n'imagine plus maintenant filmer sans Slick (d'ailleurs, le jour où j'ai été à cours de batterie, j'aurais pu poursuivre avec la Gopro sans Slick, mais non, je savais que je n'allais plus avoir la même qualité d'image, j'ai préféré arrêter de filmer et passer le relais à mon collègue avec sa Gopro 6).

Un grand bravo à Thomas pour tous les efforts fournis pour arriver à livrer un produit de cette qualité. Ne reste plus maintenant qu'à souhaiter une longue vie à Slick ... et aller faire de nouveaux films !

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 10:33

Comme chaque année, après les vidéos détaillées de chaque journée ou session, voici la vidéo qui résume l'ensemble.

Un grand merci encore à Florian et Camille de Vélorizons pour le guidage, la logistique, les conseils, les bons moments passés ensemble, à Christophe et Florence pour leur accueil chaleureux, les bons repas du soir bien appréciés et les échanges sympathiques tout au long de notre séjour au gîte la Fruitière à Villargaudin.

Merci à tous aussi pour l'assistance technique sur mon vélo, il y avait de quoi faire entre le changement de freins la veille du départ et la déchirure de mon pneu.

Voilà, le trip, c'est fini pour cette année.

A bientôt, pour de nouvelles aventures !

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 09:02

Ce matin, entre les 6 du groupe VTT et les 7 du groupe motards ça se bouscule pas mal entre les deux douches et les deux WC, faut bien calculer son coup.

Dehors, comme prévu, il pleut et pas qu'un peu. On fait tous grise mine surtout les motards qui ont leur plus grosse journée aujourd'hui avec de nombreux cols alpins (Izoard, Lautaret, Madeleine, Galibier ...), c'est pas cool pour eux ... mais pour nous non plus. Pour ma part, je ne le sens pas du tout vu la pluie et la tête des nuages bien accrochés aux montagnes. Les autres me traitent de pessimiste comme d'hab' et espèrent des éclaircies. Hum, oui, on peut aussi croire au Père Noël !

Au petit déj, Christophe nous demande si on aime la mousse au chocolat, je lance un grand oui enthousiaste. C'est vendu ! Par contre, pour la viande, il nous annonce une surprise pour le soir et laisse traîner le suspens en nous indiquant que ce sera à nous de deviner.

Il est maintenant l'heure de se préparer, je ne suis pas du tout motivé par l'idée d'aller prendre la sauce dehors, mais les autres ont l'air décidé, pas d'annulation en perspective. Bon, je me prépare à reculons et suis le mouvement, mais s'il pleut vraiment, je ne roulerai sûrement pas, ou alors partiellement. C'est dommage car avec la météo, à cause de la neige, on ratait déjà un des autres grands classiques du Queyras avec la descente depuis le col Vieux au-dessus du Col Agnel, fermé, mais là, le pauvre Florian essaye de trouver des descentes praticables dans ces conditions.

On va commencer par une montée à l'Izoard, à la Casse Déserte plus précisément, pour faire une première descente, après la montée du premier jour. Il pleut des cordes, je m'abstiens donc et redescend avec Camille dans la camionnette. En bas du col, on croise les marseillais à moto, bien équipés pour la pluie, qui nous reconnaissent et nous font coucou en passant.

En bas, je laisse Camille finir son livre tranquillement tandis que les autres font une descente inédite. Je préviens tout de suite, il y a des images de cette journée, mais j'ai décidé de ne pas faire de film car avec la pluie et les gouttes sur la caméra, c'est franchement pas terrible à regarder. De ce que j'en ai vu, le départ est sympa avec des virolos autour des myrtilliers, puis c'est plus pentu dans les bois, avec des épingles ... et Petitdragon qui bloque la roue avant contre une pierre ... et saute par dessus le guidon.

Ils nous retrouvent assez vite en bas. Camille et Florian ont prévu le coup et mis des bâches sur les sièges, ils ont bien fait car ceux qui ont roulé sont déjà bien sales.

Florian nous propose alors d'aller tenter un autre massif, à Risoul, en espérant un temps meilleur. On met Bbanpc devant, le nez à la fenêtre car il a du mal avec ces routes tortueuses. Si on y ajoute Ned qui ouvre sa fenêtre aussi parce qu'il vapote en voiture ... enfin, de toute façon, il vapote partout ... et c'est un bon courant d'air humide dans la voiture. Un coup à prendre froid !

On se tape une première fois la montée de Risoul pour aller à Risoul 1850, dans les nuages.

On se trouve un parking avec un toit, abrité de la pluie, pour décharger les vélos, mais pas du vent et les autres qui sont mouillés sont frigorifiés. Pour ma part, je ne suis toujours pas motivé, quand, au moment où ils s'apprêtent à partir, il s'arrête de pleuvoir et une mini éclaircie fait même son apparition. Personne n'y croyait, me connaissant, même moi qui me connait encore mieux, mais finalement, je décide de tenter ma chance, c'est trop bête d'être là et de rester dans la camionnette alors qu'il ne pleut plus. Il faut dire qu'avec les lunettes de vélo de vue (verres extérieurs + mini monture de vue clipsée à l'intérieur), la pluie, c'est très gênant et vaut quand même mieux savoir où l'on met les roues.

C'est parti pour une descente humide, tout est gras évidemment puisqu'il vient juste de s'arrêter de pleuvoir, on en prend plein la tronche et partout d'ailleurs, on est vite repeint. Tout n'est pas excellent, mais il y a de bons passages, ça mériterait d'être revu par temps sec. Le point positif c'est que le Magic Mary devant à un grip du tonnerre, franchement, pas un seul décrochage, et les Guide RSC freinent vraiment bien. Je suis surpris finalement de ne pas partir dans tous les sens de façon non maîtrisée.

Camille nous retrouve en bas et c'est parti pour la deuxième montée, avec tous ces virages qui ont un nom de coureur cycliste (à la fin, on va presque les connaître par coeur).

En haut, je m'aperçois que j'ai oublié d'arrêter Strava sur mon téléphone, oups, du coup, je vais me retrouver avec le kom de la montée de Risoul à 46 km/h de moyenne (oui, c'est plus facile en voiture qu'à vélo), je vais me faire lyncher par les routards du coin. Faudra que je pense à virer mes temps à la fin de la journée.

On décide de manger en haut, à la station de ski, complètement déserte à cette saison, une vraie ville fantôme. On trouve un petit kiosque pour s'installer. Il ne fait pas bien chaud, heureusement, quelques rayons de soleil percent furtivement. On se restaure donc, on profite des toilettes à côté et juste au moment de partir pour monter au sommet de la station pour une nouvelle descente, il se met à tomber des cordes. En même temps, on est déjà trempé, mais là, ça va être la totale. Point positif : ma nouvelle veste Vaudé qui va bien me protéger, en haut, de l'humidité, alors que le short, lui, est complètement trempé (Florian a mis un pantalon de pluie, j'aurais du prendre le mien, j'avais hésité à le mettre dans la valise, déjà bien pleine), tout comme les chaussures (heureusement qu'on a les chaussettes étanches pour les pieds).

Après une bonne petite grimpette, on attaque une descente sympa, comme l'autre, complètement en sous-bois, sans vue ... et toujours très humide. Cette fois, avec la pluie et la buée quand on s'arrête, je ne vois définitivement plus rien et je suis bien content d'arriver en bas, sans gamelle.

Florian propose de refaire cette descente, pour ma part, ça suffit, dans ces conditions, j'ai du mal à trouver du plaisir et je n'ai pas envie de me blesser sur ma dernière descente du trip. Pour une fois, j'ai pensé à prendre des vêtement secs avec moi (expérience du trip à Chambéry), j'enfile donc un maillot technique et par dessus l'ancien maillot de la Horde. Y a que le bas qui est trempé ...

On remonte une nouvelle fois à Risoul 1850 et cette fois je descend en camionnette, tandis que les autres vont faire une descente qui finit encore plus bas que la précédente, toujours aussi humide.

Cette fois, c'est fini, on rentre au gîte pour la mousse au chocolat ... enfin, pas que, et surtout pour prendre une bonne douche et se changer. J'y vais tout de suite, je nettoierais le vélo plus tard. Ah ça fait du bien, c'est plus agréable que la pluie.

Grosse séance nettoyage des vélos, mais aussi des chaussures et des habits que l'on passe au jet tellement c'est crade. Je vous raconte pas l'odeur ensuite dans le dortoir avec toutes nos affaires trempées ...

Camille et Florian ont fait leurs bagages et nous quittent, ils ont encore 3h de route et Florian réattaque dès le lendemain (dur dur le métier de guide). On se laisse nos coordonnées pour échanger photos et vidéos et éventuellement s'organiser un prochain trip (ils nous ont bien vendu la Ligurie, en Italie).

Il ne reste plus que nous 4 au gîte ce soir. On prend un petit apéritif sympa dans la véranda avec Christophe et Florence. Du coup, ils nous proposent de manger là ce soir, cool. On essaye de les piéger pour savoir quelle sera la viande mystère, on pense à du gibier (quand même pas du chamois ?), du lama ... mais pas moyen de savoir. Finalement, le plat arrive, c'est bien une viande en sauce, mijotée, type bourguignon, mais c'est une viande blanche. On ne trouve pas, à part que c'est peut-être du porc, gagné, de la joue de porc. Pas mauvais du tout, au contraire. Pour ma part, j'attends plus la mousse au chocolat, bien entendu, elle est bonne aussi, avec pas mal d'orange. Par contre, pas de rab pour les desserts, c'est pas comme pour les descentes ... Ce soir, comme promis, j'ai pris du vin et surtout je goûte le fameux génépi que j'ai refusé toute la semaine. Hum, c'est pas trop mon truc, comme prévu.

On va finir notre dernière soirée toujours dans la véranda, avec un poker épique, où je ne vais jouer que 3 coups et faire deux Bernard, euh, deux tapis et tout perdre ! 

Statistiques

Un peu compliqué, avec plusieurs petites descentes, sachant que j'en ai raté 2 et que mes données de GPS sont inexploitables, je l'ai laissé tourner tout le temps ...

Casse Déserte : pas fait, je n'ai pas les chiffres 

Risoul 1

Distance : 7 km

Altitude mini : 1 092 m

Altitude maxi : 1 865 m

D+ : 52 m

D- : 773 m

Moyenne : 14,9 km/h

Vitesse maxi : 42,5 km/h

 

Risoul 2 :

Distance : 7,5 km

Altitude mini : 1 264 m

Altitude maxi : 2 044 m

D+ : 190 m

D- : 780 m

Moyenne : 10,8 km/h

Vitesse maxi : 35,6 km/h

 

Risoul 3 : pas fait, je n'ai pas les chiffres 

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