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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 08:54

Après une bonne nuit ponctuée d'un léger ronflement de Ned (on ne change pas une équipe qui gagne), on se réveille en se précipitant pour voir le temps. On nous annonçait un déluge depuis des jours, finalement, il ne pleut pas, mais les sommets sont quand même dans les nuages. C'est pas top car cela va gêner la vue, mais au moins, ce n'est pas la pluie et on devrait pouvoir rouler sans problème.

Le temps de prendre un bon petit déjeuner copieux, avec des pan-cakes maison, de la confiture maison ...et de s'équiper, et voilà Florian notre guide et Camille sa compagne qui va avoir la lourde tâche de conduire la camionnette avec la remorque sur des chemins de montagne pas possibles, pour venir nous récupérer à droite et à gauche, au gré de nos descentes.

Demi-surprise (car on connaissait déjà le prénom du guide sur la convocation et on avait déjà roulé avec deux Florian lors de nos précédents trips avec Vélorizons), on retrouve notre guide du Ventoux. Evidemment, la passation de consignes se fait vite (à force, avec ce sixième voyage avec Vélorizons, on commence à les connaître par coeur), et l'on a vite fait de charger les vélos, de se répartir la nourriture pour le repas de midi, et c'est parti en direction de l'Izoard (nous sommes au dessus d'Arvieux qui est juste au pied du col).

On va partir du parking de la Casse Déserte, ce magnifique paysage lunaire qui fait la renommée du Col de l'Izoard.vers 2 200 m. On ne voit pas les sommets, pris dans les nuages.

On laisse Camille pour prendre un petit chemin qui monte assez gentiment au début, se poursuit par une belle traversée à flanc de montagne, avant de bien se redresser sur la fin. Déjà qu'avec l'altitude le palpitant commençait à taper, là, il faut pousser pour finir la montée, ce qui n'arrange pas les choses. On arrive alors au col du Tronchet, vers 2 350 m, le point culminant de la matinée.

Photo prise par Florian
Photo prise par Florian

On va alors entamer la descente, 1000 m de D- au total, avec un joli single pierreux entre les myrtilliers, sur une belle crête descendante, avant que cela devienne plus technique et exposé, nous obligeant à passer à pied. Ca repart, mais on s'arrête assez vite pour admirer un paysage d'érosion assez fantastique que l'on domine depuis notre crête. La nature est impressionnante, on en prend plein les mirettes !

Photo prise par Florian

On reprend notre chemin de crête, un beau petit single

Photo prise par Florian

qui entre maintenant dans un bois de mélèzes. Il y a beaucoup d'aiguilles, ce sera une constante, et de racines plus ou moins glissantes, alors que la pente se fait plus raide, il faut doser le freinage. C'est là que je commence à apprécier mes nouveaux Guide RSC à 4 pistons, c'est plus efficace que mes anciens freins.

Petit passage un peu casse pattes ensuite avec la remontée d'une piste de ski en herbes, franchement pas très roulante, on est content d'arriver en haut ! On reprend un petit bout de single sympa sur une crête, entre les arbres, avant de bifurquer à gauche sur une longue piste avec beaucoup d'herbe, pleine de rosée, on en prend plein le visage et la caméra.

On va ensuite rejoindre un passage que j'ai vraiment bien aimé, même si c'était un peu casse-gueule, fallait être hyper attentif. En fait, on a longé un petit canal d'irrigation, à flanc de montagne, dans les bois, sur un single assez tortueux, mais aussi piégeux car un peu profond, avec un risque constant de taper les pédales et de basculer soit dans le petit canal à droite, soit en contre-bas, de plusieurs mètres, à gauche. Un peu casse-gueule donc, mais très ludique. Par contre, ayant dû changer de batterie de caméra, je me suis retrouvé seul sur ce tronçon, fallait pas que je tombe, ils ne m'auraient pas retrouvé !

On rejoint ensuite un joli petit lac où des randonneurs pique-niquent, avant de remonter un peu pour attaquer une très belle descente en sous-bois avec des jolies épingles. Je ne suis pas encore rôdé et j'en rate pas mal sur le début de la descente. Je me prends même une mini gamelle, enfin, une glissade sur le côté, quand ma roue glisse sur une racine. Je me retrouve couché sur le versant de la montagne, rien de méchant car j'étais à l'approche d'une épingle, donc un peu au ralenti. Après avoir écouté les conseils de Florian, qui me rappelle les basiques, je m'applique sur la suite des épingles, et là, je les passe toutes, pas très vite parfois, mais j'enchaîne bien, ça fait plaisir.

Après je ne sais pas combien de virages (on a fait un sacré enchaînement là !), on rejoint enfin une route, juste au-dessus de Château-Queyras, dominé par son château perché.

Il est tellement perché que cela donne une idée à Florian qui nous fait remonter une bonne pente (je m'en serais bien passé de celle-là), pour aller descendre un chemin très pentu qui a l'air bien foireux vu du haut ... enfin pour moi. Du coup, je fais un refus d'obstacle et rebrousse chemin pour descendre par la route et rejoindre les autres en bas. Ces derniers me confirment que c'était bien chaud. Ned a même frôlé la correctionnelle à un moment.

On file au bord du Guil, le ruisseau du coin, qui est bien gonflé, avec les grosses fontes de neige en cours, pour rejoindre Camille qui nous attend. Le coin est parfait pour un pique-nique bien sympa, même si je n'ai pas très faim, pour une fois.

Statistiques

Distance : 16,6 km

Altitude mini : 1 377 m

Altitude max : 2 315 m

D+ : 357 m

D- : 1 132 m

% montée maxi : 31,5%

% descente maxi : -44,2%

Moyenne : 8,4 km/h

Vitesse maxi : 46 km/h

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 20:01

Après avoir été séduit l'année dernière par la formule enduro dans le Cantal, on remet le couvert cette année, dans le Queyras (attention, ne pas prononcer le 's' à la fin, sous peine de passer, comme nous, pour de vulgaires touristes ;)).

Pour changer et surtout parce que Ned a un bon prix pour la camionnette, un Space Tourer, on va faire une escale à Tours et même y passer la nuit.

Avant d'aller à Tours, Petitdragon me récupère, puis on va chez Bbanpc qui nous attend sur le trottoir, avec le vélo démonté dans la housse ... Alors qu'il faut le mettre sur le porte-vélo. On voit ceux qui suivent ... Évidemment, il a droit à un chambrage en règle. Il faut donc remonter le vélo et c'est juste à ce moment qu'il se met à pleuvoir.

On finit par partir et on suit le GPS qui nous mène sur les maréchaux. Quand on veut rejoindre le périphérique, on se plante de sens et on repart sur l'A4 ... qui bouchonne.

On finit par arriver à Tours où Ned nous fait visiter sa maison. On attaque rapidement l'atelier mécanique dans le sous-sol, avec les as de la mécanique qui s'affairent sur mon vélo pour changer mes freins, c'est beau à voir !

Après un bon repas et une bonne nuit, on charge la camionnette et c'est parti pour une journée sur la route.

Cette année, on a eu la riche idée d'éviter de manger dans un routier. On repère une pizzeria sympa dans un petit village devant laquelle se trouvent quelques mamies. Incroyable, c'est complet, le gang des mamies a tout réservé !

Tant pis, on va se rabattre sur un village voisin, et bonne surprise, on va tomber sur un resto très sympa, au très bon rapport qualité/prix.

On va reprendre la route en suivant le GPS qui va nous guider en nous faisant passer par l'Italie. A Briançon, on appelle le gîte pour nous guider sur la fin. Après une longue montée sur une petite route de montagne étroite, on arrive enfin à Villargaudin, le hameau où se trouve notre gîte, La Fruitière, tenu par Christophe et Florence qui nous accueillent. Après un bon petit repas avec nos hôtes et un couple de médecins dijonnais :132: , on prend nos appartements dans le dortoir, où l'on va passer quelques jours. Les deux nains s'installent en haut de la plate-forme de notre super lit à deux étages, tandis qu'avec Ned on prend le bas.

 

 

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 19:28
Participants : Christophe, Gina, Jihem, Maxime, Milkshake
 
J'avais prévu une petite sortie dans le coin pour tester les derniers changements sur le Rocky avant le trip et finalement, je me suis greffé à la sortie de Milkshake et sa bande, qui partait de ... 50 m de chez moi.
 
Comme j'étais réveillé tôt, j'ai fait une petite intervention sur les freins ce matin, pour mettre des plaquettes neuves devant et mettre celles de devant derrière car il n'y avait plus trop de garniture, pas génial avant d'aller faire des descentes.
 
Le temps de faire un tour du pâté de maisons pour commencer à rôder les plaquettes, Milkshake est arrivé au RER de Bry depuis Maison Alfort (ça va lui faire une grosse sortie aujourd'hui). On attend 10' et voici un RER en provenance de la Défense avec Gina et Maxime. Je fais enfin connaissance de Gina, croisée sur Strava via Milkshake.
 
Il fait déjà bien chaud quand on s'élance, il faut dire qu'on part plus tard que d'habitude et cela va se voir sur la piste cyclable, bien encombrée. En plus, il y a la fête de l'eau et un parcours avec des obstacles ... qui passe sur la piste cyclable, ouais super idée ! On récupère Christophe, un autre collègue de Milkshake aux terrains de sport de Noisy. Au bout de la piste, on a droit cette fois à une compétition de kayacks, il y en a dans tous les sens. On a hâte de se retrouver tranquille en pleine nature !
 
C'est très humide, on monte donc par la piste avant d'attaquer la descente à mi-hauteur, c'est un peu gras, mais rien à comparer de ce que l'on va prendre plus tard. On rejoint tranquillement le bois de Vaires avec une première pause à l'aire de pique-nique, puis sentier des vaches, Pomponnette, le passage jungle au-dessus de l'autoroute, puis la fameuse montée de Monjay la Tour qui fait tirer la langue à plus d'un.
 
Au sommet, je propose de zapper le cloaque sous le camping en passant au nord par la route, on perd une descente et une montée, mais bon vu l'état du marécage, pas de regret.
 
On attaque alors le bois de Luzancy et là, c'est encore pire qu'il y a 15 jours, c'est franchement crade, avec des beaux bourbiers dans lesquels je m'applique à ne pas salir mes chaussures, ce sont celles pour le trip, pas envie de les nettoyer avant de faire la valise ! Chacun avance à son rythme dans ce terrain un peu hostile, m'enfin, c'est du VTT, pas du VTC, hein ! On ressort enfin du bois et l'on profite du beau soleil dans les champs, avant de passer devant les lamas (pas vus cette fois) et les autruches, aperçues au loin. Certains commencent à fatiguer alors qu'on finit tout juste la montée qui arrive à celles des baignoires. On ne s'attarde pas trop, il fait chaud au soleil, on file donc affronter la boue. Le début est soft, même si les dévers sont bien glissants, mais la fin est classique, avec de la belle boue jaune et des bassines qu'il est difficile d'éviter, même à pied. J'arrive à sortir miraculeusement mes chaussures indemnes de ce passage piégeux, ce qui n'est pas le cas de Milkshake qui a choisi la technique bourrin, tout droit dans la bassine à fond  Razz, et Maxime que je n'ai pas vu puisque j'étais devant mais qui est sorti avec de la boue jusqu'au genou  :bravo: .
 
Petite pause à Carnetin pour admirer la vue, manger une barre et prendre quelques photos souvenirs.
 

Puis, on attaque la nouvelle descente ... à poussettes, vraiment sans intérêt  :grumpf: . Le malin qui a eu cette riche idée, on va pas lui ériger une statue  :92: . Heureusement qu'il reste la deuxième partie où on lâche les freins, enfin surtout Milkshake et moi, et où on décolle un peu sur les bosses (les deux mêmes :D ).

 
Maintenant, fini de rire, après la traversée un peu épique avec les dévers boueux, voici la grosse montée de la sortie, la désormais fameuse côte des ornières et ses 3 coups de cul. Je passe tout sur le vélo, même si sur la fin c'est assez glissant et que j'ai du choisir les orties plutôt que l'ornière pour ne pas rester bloqué. Les autres ont câlé car ils vont tous finir à pied. Pendant ce temps, je me fais dévorer par des hordes de moustiques, dignes cousins de ceux du Griffon. En haut la traversée est assez grasse, mais la descente est correcte, faut juste faire un peu attention à certaines glissades. On y va doucement, histoire que tout le monde prenne bien les bons embranchements.
 
En bas, vu l'état des troupes, on décide de rentrer, pas de montée supplémentaire, et on va donc suivre la Marne jusqu'à Lagny. La végétation a encore poussé et il y a des passages où l'on ne voit même plus le sentier, je pense que les nains ne doivent même plus avoir la tête qui sort des herbes  Razz .
 
Vers Lagny, j'ai un appel de madame qui se demande où je suis (oups, il est 13h20 et je suis encore loin de la maison) et j'ai droit à un caca nerveux. Bon, du coup, je salue tout le monde (désolé d'être un peu parti comme un voleur ...) car il va falloir que j'accélère un peu pour rentrer pas trop tard (enfin, c'est foutu, je n'arriverai jamais avant 14h20). Je baisse les braquets et la tête dans le guidon, et c'est parti. Zut, il y a le vent dans le nez, et en plus, ils ont refait l'allée après Lagny, le gravier est mou, c'est pas très roulant. Je me fais un petit contre la montre et j'arrive à la base de Vaires, je choisis de prendre au plus court en prenant le single le long de la Marne. Fatal error, c'et un beau bourbier. J'ai une première alerte avec un passage impossible à éviter, je commence à me salir un peu plus sérieusement, mais sur le passage juste avant la petite remontée, c'est l'apocalypse, je prends mon élan sur la droite, le long des arbustes ... et vlan, je me prends une grosse branche dans la pommette, ça me déséquilibre et je bascule dans la merdouille, je ne tombe pas vraiment, mais je finis une main à terre ... enfin dans la boue (le gant est ruiné), le pied sous l'eau, et le vélo avec le côté gauche du guidon dans la boue, tout comme la pédale. Damned, je me vautre à la toute dernière grosse flaque et je finis dégueulasse comme jamais :251:  . Pour couronner le tout, j'ai une bonne marque qui descend sur la joue, de la pommette (j'ai même fendu le verre orange de mes lunettes) au bas de la joue, un choc au genou, un autre à la maléole et une égratignure à la main .
 
Je repars un peu secoué :216: et furax :136: et poursuis mon effort tout le long de la piste cyclable. Sans le faire exprès, je vais prendre le 7ème temps général entre Pomponne et le RER de Bry, malgré ma cascade et surtout le Magic Mary devant en 2,35, avec ses gros crampons pour la montagne, mort de rire :lol: . J'ai moins ri ensuite quand il a fallu nettoyer tout cela ...
 
Statistiques
Distance : 58 km, 83 km pour Milkshake
D+ : 400 m
Moyenne : 15,3 km/h
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 17:17
Participants : Jihem, Petitdragon
 
Départ difficile ce matin. Entre mon estomac qui fait des 8 (l'arrosage de l'anniversaire de ma fille :134: , hier soir, y est certainement pour quelque chose) et ma femme qui fait appel à ma carte bleue virtuelle pour les achats sur Internet (toujours pour l'anniversaire de ma fille) juste au moment de partir, hé bien, c'est Petitdragon qui en fait les frais et qui attend un peu devant chez moi  Rolling Eyes.
 
Me voilà enfin prêt, et c'est sous un beau soleil que nous partons du côté de Vallières. Je m'aperçois vite que Petitdragon est tout sanguinolent sur le flanc gauche, on dirait qu'il a testé le bitume ! Effectivement, il a rencontré un trottoir récalcitrant du côté de Bricorama (faut se méfier des trottoirs dans ce coin là, c'est connu  Razz).
 
On décide de prendre par le canal, pour changer. La végétation a pas mal poussé mais, devant, j'ai quand même un peu de visibilité. On va quand même faire peur à un couple âgé, à pied, et à une dame avec sa petite fille, il faut dire qu'on roule plutôt pas mal ... à ce moment là de la sortie.
 
Au parc de Noisiel, on décide de voir si la boue est partie des côteaux ... et bien, non, pas vraiment, la partie basse laisse encore à désirer, par contre, sur la deuxième moitié, c'est bien sec. Au sommet, on a un peu chaud, on enlève donc une couche, et Petitdragon sort sa nouvelle Gopro 6, pour un essai sur la sangle du sac. Il faut un peu de réglages avant de trouver une position où l'image est droite et où l'on voit bien devant. Pratique pour cela le petit écran tactile, très lisible.
 
On redescend donc le petit single entre les arbres, puis on va prendre notre descente habituelle, en bon état, ce qui permet de lâcher un peu les freins. Enfin, moi, ils se lâchent un peu tous seuls vu que la garniture commence à se faire rare sur les plaquettes, il va être temps d'en changer.
 
C'est peuplé le long de la chocolaterie, normal avec ce temps, donc pas moyen de rouler. On va ensuite faire notre tour habituel (que l'on maîtrise enfin maintenant) dans le bois de Vaires, avant de prendre le sentier des vaches, bien nettoyé maintenant, puis après Pomponnette, on trouve, dans la végétation luxuriante, l'entrée du petit raccourci pour passer l'autoroute. Il est temps de s'attaquer à la côte qui fait mal aux cuissots vers Villevaudé, mais avant il faut affronter le passage du petit roquet qui n'aime pas Jihem, et là, à deux, pas moyen de se mettre en position de la tortue pour me protéger, il va me falloir affronter le fauve, enfin, s'il est là, car depuis 2 fois, plus de signe de vie. Là, j'ai mon vélo qui se met à grincer juste au mauvais moment, un coup à le réveiller, mais non, visiblement, il semble avoir définitivement disparu. Ben, c'est tant mieux, je peux me concentrer sur la côte, toujours aussi raide. 
 
Ca mérite bien une petite barre, au sommet, pour se remettre de ces efforts ... avant d'aller affronter le cloaque du camping. J'arrive à bonne vitesse quand j'aperçois la fange qui bouche le chemin, avec les ornières, en plus. Il me semble raisonnable de ne pas tenter le tout droit dedans à donf, je ne suis pas sûr de finir sur le vélo. J'essaye un passage sur la gauche qui me semble un peu moins humide, tu parles Charles, je m'embourbe, je suis obligé de mettre un pied à terre ... enfin dans la gadoue, mais, en plus, sur le côté il y a en bas des orties et en haut des ronces, tout pour plaire ce coin, et je ne parle pas de l'odeur ! J'essaye de repartir, mais ça repart pas, c'est trop mou, du coup, je sens que je vais basculer sur la droite, en plein dans la merdouille, et mon pied droit est toujours clipsé et veut le rester, alors que non, vaut vite l'enlever, sinon, je vais finir couché sur le côté dans le cloaque puant. Un dernier effort et j'arrive à sortir le pied juste à temps pour le poser en plein dedans, sous l'eau, mais c'est un moindre mal.
 
On arrive à sortir du bourbier malodorant sous le regard de vététistes, dans l'autre sens, à qui l'on souhaite un bon courage pour traverser à leur tour ce merdier.
 
On est presque content ensuite de se taper la bonne grimpette derrière ... au moins c'est sec ! Au sommet, je prends le harnais avec la caméra et le stabilisateur, avant d'aller affronter le bois de Luzancy. Les hostilités commencent assez vite, juste après le premier virage, en fait. Une belle branche en travers oblige Petitdragon qui mène le bal à un coup de patin violent avec l'arrière qui part en dérapage. Derrière, je ne fais pas mieux et pire, j'aperçois un bel étron sauvage de rom, fièrement posé en plein milieu du chemin, juste avant la branche. Ah non, après le cloaque, pas çà  Evil or Very Mad . Gros coup de patin, gros dérapage, j'évite l'étron de justesse, mais pas le bout de la branche qui vient taper sous le vélo, heureusement que j'ai la protection contre les pierres ! Ca commence fort. Deux virages plus loin, à nouveau de la gadoue et une autre branche que je prends dans les rayons. Obligé de m'arrêter pour l'enlever. Du coup, Petitdragon a filé devant, moi qui voulait le filmer, c'est raté. 
 
Tout est défoncé et boueux, c'est vraiment pas roulant, d'ailleurs, j'aperçois Petitdragon qui s'est arrêté pour me filmer dans un passage scabreux. Ce ne seront certainement pas les images de VTT du siècle, mais au moins, je suis à nouveau avec Petitdragon, pour se filmer, ce sera plus pratique  Razz . La fin du bois est du même acabit, mais on finit par arriver en bas et rejoindre les champs. Là, le chemin est bien sec. En remontant de l'autre côté pour rejoindre la Dhuys, on passe devant un élevage avec des lamas et des autruches, ça dépayse un peu, puis on va aller chercher le single des cuvettes. Le début est sec, puis on retrouve les cuvettes, forcément avec de l'eau au fond, mais on peut les éviter sans problème, ce qui nous permet de rejoindre la Dhuys.
 
Nous voilà alors à Carnetin, prêts à batailler dans les ornières et les pierres sur le single défoncé ... et là, c'est la cata ... y a plus de chemin. Ils ont rasé tous les arbres et tracé une allée à poussettes, bien lisse ... Mais qui va passer là avec une poussette ? Dans cette pente, sur ce chemin qui va juste rejoindre une route, en contrebas ? Ce n'est même pas un lieu de promenade ... A part pour emmerder les vététistes, je ne vois pas l'utilité de cet aménagement. En tout cas, plus aucun intérêt en VTT et il faut même faire gaffe car vu la pente, et vu comme c'est lisse, ça file vite et il faut pouvoir s'arrêter en bas, pour couper la route (surtout moi, aujourd'hui, avec mes plaquettes dégarnies comme le crâne de Petitdragon ... oui, je sais, c'est bas :twisted: , promis, je ne recommencerai plus :lol: ).
 
Heureusement, personne n'a encore touché à la deuxième partie de la descente (mais jusqu'à quand ?) où l'on prend quand même du plaisir.
 
C'est moins le cas maintenant, avec la grosse montée des ornières, avec ses 3 gros coups de cul. On se traîne, on s'arrache, mais ça monte. C'est alors que Petitdragon me dit qu'il a trop chaud, qu'il faut qu'il enlève encore une couche. Oh la vilaine excuse pour se reposer au 2/3 de la montée  :P ! Pendant que je l'attends en haut, je me fais dévorer par une bande de moustiques en vadrouille. Après les orties et les ronces, manquaient plus que les moustiques, mais c'est pas vrai ! Peut-être une petite tique ensuite, non ? Non !!! Là, j'ai donné aussi dans le Gers, avec une tique à chaque genou (je suis toujours sous antibiotiques d'ailleurs).
 
Allez vite, fuyons et allons profiter de notre descente en lacets. C'est toujours aussi sympa, on enchaîne bien les virages, Petitdragon essaye même de prendre un raccourci pour me griller, mais on arrive en même temps donc il ne me grille pas, mais c'était un coup à se faire un big bisou Suspect . En bas, on traverse, mais on est vite bloqué par un arbre en travers, il faut remonter pour reprendre l'allée principale, avec le petit saut à la fin.
 
Nous voilà déjà en bas, mais pas le courage de remonter pour se la faire une deuxième fois, il est déjà 11h40 et on a de la route, donc, après une petite barre, on va tracer sur le single le long de la Marne, jusqu'à Lagny. L'herbe est si haute que je demande à Petitdragon, le seul nain présent ce matin, si cela ne le chatouille pas trop sous les bras  Razz , il me dit que non, mais que ce sont ses plaies qui prennent à chaque fois. Un peu plus loin, l'herbe est encore plus haute, et cette fois, cela me chatouille vraiment les dessous de bras  Laughing .
 
Je vous passe la suite du retour, où, après Lagny, on va prendre notre mal en patience pour rentrer, avec les jambes de plus en plus lourdes, et l'arrière train qui apprécie de moins en moins la position assise (il faut dire que c'est notre deuxième sortie du week-end, nous ne sommes plus habitués). Cela nous amène même à nous interroger sur l'opportunité de faire une troisième sortie demain, car si c'est pour la faire en danseuse tout le long, ça va pas être très pratique  Razz .
 
J'arrive enfin à Bry, après plus d'une heure dans les odeurs de barbecue (et ils étaient géants base de Vaires, il y en avait de partout, même quasiment sur le chemin !), où, bonne surprise pour une fois, j'y aurai droit aussi  :62: . Je souhaite bon courage pour le retour à Petitdragon, qui en a bien besoin, surtout avec les côtes qui l'attendent, et je me précipite à table car c'est prêt !  :158:  
 
Statistiques
 
Distance : 59 km pour moi, 78 km pour Petitdragon
D+ : 434m pour moi, 675m pour Petitdragon
Moyenne : 16,4 km/h pour moi, 17,1 km/h pour Petitdragon
Chute : 1 pour Petitdragon
 
 
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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 14:48
Participants : Basile, Jihem, Nicolas, Noé, Sylvain
 
Ce matin, Météociel annonce un grand soleil, chouette !!! J'ouvre les volets ... et c'est la purée de pois, un brouillard humide cerne la maison. Mais c'est quoi cette embrouille, je croyais qu'il faisait beau dans le Gers ? Le pire, c'est qu'il fait beau à Paris.
 
Du coup, j'ajoute un sous-vêtement technique sous le maillot, car en plus, il ne fait pas bien chaud. Ce matin, je dois retrouver quelques membres de l'UC Condom pour une sortie annoncée comme tranquille (valait mieux, sinon, je pouvais leur dire au revoir en même temps que bonjour  Laughing ). Sylvain m'a conseillé quand même de venir à Condom en voiture plutôt qu'à vélo (10 km avec une ou deux bonnes côtes), pour ne pas être entamé avant de démarrer. Je suis donc son conseil. On se retrouve sur la place et on commence par un atelier bricolage, pour resserrer la manivelle de Noé (enfin de son vélo :P ) et regonfler la suspension de celui de Nicolas.
 
C'est parti, je fais tâche avec mon maillot rouge, au milieu de ces maillots jaunes, heureusement, Nicolas a mis un maillot noir, je me sens moins seul. En plus, il a eu la bonne idée de faire une fête bien arrosée la veille, jusqu'à 3h, il n'est donc pas des plus frais ce matin, ce qui m'arrange bien, sachant qu'ils sont en pleine préparation des championnats de France, tandis que j'ai à peine fait 600 km depuis le début de l'année. Ca sent le boulet à plein nez !
 
Première côte et Basile part au sprint, ça promet. Heureusement pour moi, les suivantes seront montées à bon train, mais sans faire la course. Pour l'instant, je suis plutôt pas mal, pourvu que ça dure.
 
On va se faire une longue descente dans les grandes herbes avec, attention, des ornières boueuses qu'on ne voit pas toujours sous les herbes. Sylvain me prévient de ce danger ... et se prend une ornière devant moi, faisant une petite cabriole (je l'ai sur la vidéo  ;) ). Autant dire que je poursuis prudemment. Après les pluies de ces derniers jours, c'est encore très humide.
 
Un peu plus loin, il faut passer une bonne flaque, bien profonde, et si ça passe, c'est au prix d'un bon bain de pieds (on va finir la sortie avec les pieds trempés). On alterne des chemins en bordure de champs, avec de l'herbe et un peu de boue, et les passages dans les grandes herbes, pas plus roulants. Pas vraiment le genre de terrain pour faire une moyenne d'enfer, mais surtout, ça use.
 
On passe devant l'abbaye de Flaran (à visiter, avec un très beau cloître), et plus spécialement sur le parking pour passer au plus près, histoire d'avoir un point d'intérêt touristique sur la vidéo ... sauf que Sylvain me l'a dit après, et moi, à ce moment là, je ne filmais pas  Rolling Eyes . C'est qui le boulet à la caméra, en plus du vélo ?  :lol: 
 
On va ensuite aller dans le petit bois ludique, le long de la route, derrière l'abbaye. Je m'accroche pour suivre sur la première montée, mais à la deuxième, je commence à lâcher prise ... et ça ne va pas s'arranger par la suite. Après avoir joué dans les enchaînements gauche/droite et les petits creux, on part rejoindre un autre bois où Sylvain m'a déjà emmené, le bois de Graziac. Là, on va suivre pas mal de petits singles très sinueux (dont certains qu'ils ont tracés dernièrement), entre les arbres, pas roulants pour un sou, mais qui demandent un peu de pilotage et de physique, d'autant que certaines remontées sont bien violentes (20% pour celle où j'ai filmé le quatuor en plein effort).
 
Plus ça va et plus je tire la langue dans les montées, je ressens un manque d'énergie terrible, alors que la bande avale cela comme des petits pains. En même temps, le contraire m'aurait étonné ! Par contre, pour avaler les petits pains, là, je dis pas, j'aurais eu ma chance  Razz .
 
On décide de rentrer par Cassaigne et son château où l'on peut déguster de l'Armagnac (je passe mon tour aujourd'hui  Laughing ), que je n'oublie pas de filmer cette fois, puis on va suivre un chemin tout en herbe bien humide où je reste planté, n'avançant plus, alors que les autres roulent comme si on était sur du bitume. Je me prends 100m dans la vue en 50m (oui, je sais, ce n'est pas possible, mais ça donne une idée de mon efficacité sur ce terrain :oops: ).
 
On se sépare ensuite à la Voie Verte. Je fais un bout avec Noé, avant de finir seul par la longue montée de Beaumont, au train.
 
Sortie pas bien longue, mais bien physique pour moi, surtout au vu de mon entraînement limité. Sympa, pour une fois, de rouler dans le Gers en petit peloton, ça change de mes sorties en solo. 
 
Statistiques
 
Distance : 34 km
D+ : 517 m
Moyenne : 14 km/h
 
 
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