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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 08:57
Participant : Jihem
 
Après une première journée dans le Gers sous une pluie discontinue, c'est avec plaisir que je découvre, le lendemain, un très beau soleil, en ouvrant les volets. Par contre, il fait 5° et l'herbe est blanche ce matin. Vu qu'il doit faire beau toute la journée, je décide d'attendre le début d'après-midi pour aller rouler, avec des températures plus agréables.
 
J'ai à peine le temps de sortir le vélo, de le regonfler, de retrouver mes affaires et me préparer, que, déjà, les premiers nuages font leur apparition. Pas glop, pas glop. Je décide donc de partir du côté où je vois encore du ciel bleu, mais je ne vais pas trop en profiter, les nuages arrivent vite, bien gris et menaçants. Heureusement, la température est assez agréable, et, même en manches courtes, cuissard court, sans maillot technique, c'est supportable.
 
Je prends l'allée pour sortir de la maison, j'ai même pas fait 100m que j'aperçois un gros chien qui passe à la sortie du chemin. Mais c'est pas vrai, j'ai vraiment pas de bol ! Je temporise, le temps de le laisser partir et à l'embranchement, je prends le sens opposé.
 
Vu la pluie d'hier, je me dis que cela risque d'être boueux et j'imagine plutôt un parcours bitumé sur les petites routes, mais au bout de 3 km, quand je coupe le GR de Saint Jacques de Compostelle, je ne peux résister et je m'y engage, c'est quand même plus sympa de faire du VTT sur un chemin plutôt que sur la route. Ce premier passage est sec, ce qui me rend optimiste pour la suite.
 
Je rencontre mon premier groupe de pélerins (décidément, maintenant, quelle que soit la saison, j'en rencontre toujours, une vraie mode), puis gagne le Pont d'Artigues. Là, j'hésite un peu, soit je fais le tour par une petite route sinueuse qui monte assez longtemps et qui m'amène pas loin de la bonne descente de Larressingle (village fortifié), mais je ne sais pas dans quel état elle est cette descente, et elle peut être très humide et casse-gueule dans ces conditions (je me suis déjà pris une bonne gamelle dedans, il y a quelques années et j'ai encore souvent mal à la main de temps en temps), soit je monte cette fameuse descente, ce qui me permet de reconnaître le terrain. C'est cette dernière option que je choisis.
 
Après un nouveau flot de pélerins, j'attaque la première partie, légèrement grasse par endroit, mais ça passe, puis j'attaque le gros morceau du milieu, bien pentu et souvent humide. Hé bien, cela se confirme, c'est plus que gras, c'est carrément boueux et je vais m'embourber deux fois, n'arrivant pas à m'arracher du bourbier et finissant un pied à moitié sous l'eau les deux fois. A la descente, ça va pas le faire, c'est sûr. Le dernier tronçon, le plus raide, est en partie sec, mais pas complètement, il faut parfois passer sur le côté, en dévers, et je finis par arriver au sommet bien essouflé, en tirant fort sur les pédales et le guidon. Punaise, vraiment pas facile de rouler dans le coin, ça pique ces grosses montées qui tuent !
 
Je repars de l'autre côté, sur le versant Condom, et, juste au moment où j'attaque la descente, dans un virage, je me retrouve nez à nez avec un couple à cheval. Les chevaux sont apeurés et font des écarts, je m'arrête vite sur le côté pour ne pas les effrayer davantage et les laisse passer. En bas du chemin, je retrouve une petite route, jamais prise dans ce sens, qui me ramène au sommet de la route évoquée en première option tout à l'heure. Waouh, c'est bien raide aussi ici, et encore, c'est bitumé ! Vu la tête des côtes et comme j'en bave, je m'inquiète un peu pour le trip, ça va être chaud quand même avec si peu de préparation.
 
Je profite de la descente pour récupérer, en enchaînant les lacets agréables, et à peine arrivé en bas, je vais me chercher la grimpette qui monte au village fortifié de Larressingle. C'est encore bien raide, mais je me sens mieux et elle passe pas si mal finalement. Par contre, au sommet, tous ces efforts m'ont donné soif, et comme je n'ai pas pris d'eau (je n'ai pas retrouvé le bon sac, ni mon bidon ...), j'en profite pour aller boire un jus d'orange à la terrasse de la crêperie, à l'intérieur des fortifications. Il ne fait pas bien chaud, je bois vite et ne m'attarde pas.
 
Je redescends par la route et vais reprendre le GR dans l'autre sens. La montée de Pellefigue, avec le sommet bien raide, passe pas trop mal, je me dis que je vais donc poursuivre jusqu'à Montréal du Gers. Petit à petit, je rattrape et double tous les pélerins que j'avais croisés précédemment. Par contre, cette fois, j'ai le vent dans le nez et c'est un peu dur dans la longue montée de Routgès. 
 
Il est temps d'attaquer la bonne descente du ruisseau de Répassat. Avec le Lapierre et le terrain gras, j'ai peu d'espoir d'aller titiller mon kom réalisé avec le Rocky Mountain, et en plus, j'ai peur de tomber sur un des groupes de pélerins, les vieux, que je n'ai pas encore rattrapé, d'autant qu'il y a des grosses ornières plus ou moins boueuses, maintenant, un tracteur ayant du passer dans le coin, en pleine période boueuse, c'est donc piégeux ! Heureusement, je les rattrape juste en bas, au niveau du ruisseau, on ne se sera pas gêné.
 
La remontée en face est complètement sinistrée, avec ces énormes ornières desquelles je m'arrache assez bien, malgré la pente. Au premier palier qui permet de souffler quelques secondes, je rattrape un dernier groupe de pélerins qui fait la pause, juste avant d'attaquer le dernier tronçon, plus facile.
 
Je redescends alors sur Montréal, fait le tour du village et repars du bas, par la route, pour me faire la longue montée progressive, avant de repartir en direction de Condom. Evidemment, comme rien n'est plat ici, c'est une succession de montées/descentes. Dans la montée la plus longue et la plus raide (elle est toujours aussi ingrate celle là), j'ai le temps de regarder le paysage et j'en profite pour voir une biche sortir du bois pour aller renifler les vignes. Elle me repère assez vite, attend un peu de voir ce que je fais et finit par repartir se planquer dans le bois. Toujours sympa de voir une biche, c'est mieux que les chiens furieux du coin.
 
Retour à la maison, avec les premières gouttes de pluie qui arrivent, bon timing ! Depuis, il pleut non stop ... Je guette le prochain créneau pour pouvoir aller rouler à nouveau ...
 
Statistiques
 
Distance : 36 km
D+ : 613m
Moyenne : 17 km/h
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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 15:29
Participants : Bob Groblair, Jihem, Raph
 
Pour clôturer cette semaine de météo estivale exceptionnelle, avec une sortie à 34 km, une à 42 km, il fallait que je poursuive la série avec l'objectif cette fois de passer les 50 km.
 
Les deux nains n'étant pas dispos, la première bonne surprise vient de Raph qui propose de venir, si retour possible pas trop tard. Pas de problème , on va s'arranger, j'ai pas vu Raph depuis des mois, je ne vais pas rater l'occasion. Deuxième surprise, Bob Groblair, en fait un collègue de travail qui n'habite pas loin, qui propose de se joindre à nous, enfin l'occasion de rouler ensemble, même s'il n'est encore pas très sûr.
 
Seule inquiétude, mon dos, toujours pas bien remis du lumbago, mais le traitement que je lui ai infligé hier avec le ménage, puis la tondeuse, puis de la taille ne lui a pas fait du bien et samedi soir, je suis encore à moitié coincé.
 
Ce matin, ça se présente un peu mieux, donc la sortie aura bien lieu. J'ouvre les volets, tiens il a plu ! J'avais bien entendu des coups de tonnerre cette nuit, mais je ne pensais pas qu'il aurait plu. Cool, pas besoin d'arroser le gazon fraîchement resemé ...
 
Je sors et trouve l'ami Bob Groblair qui arrive avec encore un de ses maillots qui tue, dans le genre discret, c'est pas mal :P. Si j'avais su, j'aurais pris le maillot de la Horde !
 
On décide d'aller au Griffon au plus court, par Champigny, mais avant, il me fait découvrir une montée à Bry, que je ne connaissais pas, après le quai Ferber, qui monte derrière le parking d'un immeuble (fallait la trouver celle là !) et qui arrive juste au carrefour de Champigny, à l'entrée de l'autoroute A4. Bon, je vous rassure, on ne prendra pas l'A4, quoi, que, on aurait pu, vu comme roule l'ami Bob. J'ai oublié de vous dire qu'il est nettement plus affûté que moi (les multiples sorties par semaine y sont pour beaucoup, merci les récups que je n'ai malheureusement pas), adore les montées et surtout aller chercher les koms, bref, je vais souffrir, je le sais d'avance, et je n'aurais même pas l'excuse de l'âge, que je vous sors régulièrement, bande de petits jeunots ... il est encore plus vieux que moi.
 
C'est donc à bon train que nous rejoignons le Piple, tandis que je me préserve dans les faux plats montants, levant volontairement le pied, pour en garder pour la suite. Du coup, on arrive un peu plus tôt que prévu au RV du Piple avec Raph, que l'on va attendre. On se fera un petit selfie pour passer le temps  :P (voir sur Strava, sur la sortie de Bob). Raph arrive enfin, tranquilou, pensant être en avance  Laughing.
 
Après les présentations, place à ma montée favorite (c'est un euphémisme), à savoir le Piple, qui me saoule toujours autant. Autant dire que les deux lascars prennent vite le large tandis que je me mets en mode diesel. Au sommet, à peine un regard à ma boulangerie préférée, faut dire que ce n'est pas le moment, vu comme j'ai bien roulé ces derniers temps, j'ai 2-3 kilos en trop qu'il va falloir éliminer avant le trip (hum, à part une bonne gastro, je ne vois pas bien comment cela va être possible Laughing ).
 
On prend le single du bois de la Grange, pas trop crade, puis on rejoint le Griffon. Je sors alors le harnais avec la Gopro et le stabilisateur Slick ... et je m'aperçois que j'ai oublié de charger ce dernier ! :stupido:. Bon, ben, tant pis, pas de film aujourd'hui. Quel blaireau ce Jihem !!!
 
Pour les descentes, chacun a ses habitudes et l'on ne fait visiblement pas forcément les mêmes descentes. On va en enchaîner un paquet, je vous passe le détail, surtout que je ne les connais pas toutes, mais il y avait entre autres : Diago, DH virage relevé, The Junk, Si tu freines t'es un lâche, mg tec, dh gauche, mgr enduro ... Du coup, on va aussi enchaîner les montées, avec Bob qui s'éclate et monte partout, alors que l'on cale avec Raph sur la grosse montée derrière le sommet, celle pleine de gros cailloux. Y a pas, il aime les montées et il a la patate, l'ami Bob !  :70:
 
Le Griffon est tout mignon avec ses jolies fleurs violettes, un peu partout. On va même trouver un brin de muguet. Par contre, c'est toujours autant infesté de moustiques, bien agressifs, et à chaque arrêt (qu'on réduira donc au maximum), on se fait assaillir de toute part. On en aura écrasé des moustiques, de quoi faire une petite purée (d'où le titre). A propos des insectes, qui ne sont pas mes amis en ce moment, après avoir pris des nuages de moucherons lors des deux sorties en soirée, m'être fait dévoré au Griffon, j'ai réussi à avaler deux mouches (pas en même temps quand même, faut pas abuser) dans la même sortie. Finalement, je préfère les moucherons, ça s'avale mieux !  :P 
 
Je suis surpris, on ne croisera aucun tête connue au Griffon. Mais où est Akrilite et sa bande, les ermites du Griffon, auraient-ils exceptionnellement déserté le Griffon, juste le jour où l'on y va ? A posteriori, on verra que, seul Wikigaby était dans le secteur. On a même fait très fort pour ne pas se croiser quand on regarde les survols Strava, c'est pas passé loin, plusieurs fois.
 
Allez, il est temps de lever le camp et de rejoindre nos pénates, oui, mais par quel chemin ? Je balance le Morbras, Bob répond par un chemin à Noiseau ... et finalement, quand on s'y retrouve, et bien les deux ne faisaient qu'un, on parlait de la même chose. Je prends la tête et j'appuie un peu sur les pédales (ben, oui, ça descend, je vais tout de suite mieux  :lol:). Ca part pas mal, le terrain est plutôt sec, je me dis que je peux peut-être aller chercher mon meilleur temps, je poursuis donc l'effort ... avant que Bob l'Eclair ne me dépasse sur la gauche (punaise, il a un pignon de plus que moi ou quoi pour me passer comme cela ... euh, en fait, juste une paire de bonnes cuisses bien entraînées :lol: ) et prenne un peu le large. Damned, mais c'est lui qui va le prendre le temps ... enfin, presque, mais pas tout à fait, car quand on arrive à la dépression, là où ça décolle, quand on déboule à plus de 40 km/h, il est surpris pas le trou et je le vois devant moi effectuer une jolie cascade, avec un beau travers dans les roseaux et un rattrapage in extremis, ouch, c'était chaud ! C'est là que, très fairplay, je jaillis et passe devant ... pour aller chercher mon meilleurs temps  :cheers:.
 
Pas le temps de souffler et on attaque la côte de Noiseau. Là, ne risquant pas d'aller me battre pour le temps, je préviens Bob qu'en haut, il faut prendre le chemin à gauche ... sauf que lui, tant que ça monte ... ben, il monte, et comme le chemin n'est en fait pas vraiment en haut (mais ça je n'en sais rien, je n'ai jamais été plus loin que le virage où il faut le prendre), Bob a poursuivi et raté le chemin. Comme je n'ai pas son numéro, je suis obligé de poursuivre la montée pour le retrouver, sauf que je monte, vois une ligne droite qui n'en finit pas, mais pas de Bob à l'horizon. C'est malin, il a du grimper jusqu'au sommet de l'émetteur, le connaissant. Je redescends retrouver Raph en me disant qu'il va bien revenir sur ses pas pour nous retrouver, ce qui sera bien le cas. La descente qui suit est entrecoupée d'un arbre en travers (depuis le temps, va falloir faire quelque chose ... Petitdragon, toi qui habite pas loin, tu n'aurais pas une tronçonneuse ?). La montée qui suit va moins me plaire. 
 
On rejoint alors Chennevières et la descente des côteaux. Le dévers est toujours en dévers, pas gras cette fois, mais il y a des vestiges de boue qui piègent un peu Raph, qui passe un peu en vrac après avoir été déporté vers le bas. Le petit bois a un peu changé, la descente est un peu plus aménagée avec 3 tremplins et un virage relevé. Par contre, en bas, il y a un crétin qui a garé sa camionnette juste à la sortie du petit sentier, c'est un peu casse-gueule, enfin, même complètement casse gueule pour Bob le cascadeur qui s'en prend une en évitant la camionnette (quand je vous disais qu'elle était mal garée !).
 
Pour bien démarrer la grosse montée qui suit, je déraille, histoire d'être encore plus à la traîne :P. Rue Cazeneuve, on abandonne Raph et on monte pour aller prendre ensuite la descente des escaliers ... avant de se perdre au pied de la côte de Chennevières. On devait aller prendre un chemin en transverse, qu'on a déjà pris, sauf que nous ne sommes pas passés l'un et l'autre au même endroit. Là, c'est ma faute, j'ai signalé un raccourci à Bob qui était devant moi et n'a pas du m'entendre car il a filé tout droit. J'aurais du le suivre et ne pas le prendre, sachant qu'il ne pouvait pas me voir le prendre, mais j'imaginais qu'on allait se rejoindre au bout du pâté de maison ... sauf que non, et, plus fort, pendant que l'un rebroussait chemin dans un sens pour retrouver l'autre, l'autre contournait le pâté de maison dans l'autre sens, bref, on a joué à cache cache ... et on a gagné tous les deux, aucun de nous n'a été retrouvé  :P . Très drôle à voir sur le survol Strava ...
 
Du coup, j'ai pris la route du bord de Marne, pour rentrer tranquillement. Je guettais les petites rues à droite, pensant le voir arriver par là et je pensais que du coup, il sortirait derrière moi et me rattraperait ... sauf qu'en fait, ayant attendu un peu au pont de Chennevières, j'avais pris du retard et finalement, d'après le survol, il est ressorti devant moi, sans que je le vois. Pour ma part, j'ai coupé par Champigny, j'avais assez de km comme cela, et cela me faisait un peu plus de D+, tandis qu'il faisait toute la boucle de la Marne, pour finalement atteindre les 69 km.
 
52 km pour moi, objectif réussi (comme quoi, dès qu'il fait beau, ça va tout de suite mieux). Maintenant, faut continuer, reste peu de temps avant le trip et on risque de souffrir quand on va passer les cols à 2600 m (j'ai quand même 2 semaines dans le Gers en mai, avec un bon lièvre à suivre, ce qui devrait m'aider dans la préparation). 
 
Statistiques
Distance : 44 km pour Raph, 52 km pour moi, 69 km pour Bob Groblair
D+ : 686 m
Moyenne : 15,5 km/h pour moi
Chute : 1 pour Bob Groblair
 
<blockquote class="embedly-card" data-card-controls="0" data-card-key="f1631a41cb254ca5b035dc5747a5bd75"><h4><a href="https://www.relive.cc/view/1524219201?r=embed-site">Relive 'Purée de moustiques au Griffon'</a></h4></blockquote>
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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 17:59
Participants : Banpc, Jihem, Petitdragon
 
Waouh, ça pique le réveil ce matin, pas cool le changement d'heure où l'on perd une heure de sommeil. Le réveil sonne à 7h, et je me lève joyeusement à ... 8h ! Heureusement que l'on a été prévoyant et que l'on ne s'est pas donné un RV précis, juste prévu de se retrouver au Mont Griffon.
 
Pas facile de savoir comment s'habiller, n'ayant pas roulé depuis 2 semaines. Il fait frais ce matin, donc je pars sur cuissard long, sous-vétement technique et veste d'hiver, avec le tour de cou en complément. Au départ, je vais bien supporter cette tenue, avant d'enlever le tour de cou une fois arrivé au Griffon. Pour le reste, pas possible de l'enlever, dommage car je vais avoir un peu trop chaud.
 
Pour rallier le Griffon, ce n'est vraiment pas excitant ces 20 km avec une grosse partie urbaine, faut se motiver, surtout tout seul. A l'approche du Griffon, y a quelques bons bourbiers et des grosses flaques bien traîtres qui barrent tout le chemin, pas possible d'y échapper. J'ai une pensée pour Petitdragon qui doit être en train de patauger sur les bords du Réveillon, un coin assez humide aussi (il va effectivement arriver plein de boue, les pieds trempés et avec quelques éraflures ... et oui, c'est à cela que l'on reconnaît les warriors :lol: ).
 
J'arrive le premier au Griffon, pas grand monde qui roule, étonnant. J'en profite pour mettre une batterie neuve dans la Gopro (oui, je sais, j'aurais pu le faire avant ... mais, non  :P ) et enfiler le harnais avec le stabilisateur Slick. Là, au Griffon, avec toutes les descentes qui secouent et les bosses, cela va être un bon test pour confirmer ce qu'il a dans le ventre. 
 
J'appelle Petitdragon, il est encore au Réveillon, arrivée pas avant 20'. J'appelle Bbanpc, pas de réponse, soit il dort, soit il s'est perdu en chemin (il en est capable, le bougre !). J'ai donc le temps de me chauffer sur quelques descentes. Je commence par Diago qui n'est pas la plus technique, loin de là, mais je l'aime bien, justement parce qu'elle n'est pas trop technique et que l'on peut enfiler les petits virages, sans craindre un piège en plein milieu. Je me fais ensuite Virages Relevés que je trouve de plus ne plus ravinée sur les petits murs et de plus en plus tracée sur les virages relevés. Ca passe pas mal, mais pas très vite, bien loin des rois du Griffon. En même temps, je reprends mes marques car les descentes changent beaucoup par ici. 
 
Côté stabilisateur, je le trouve un peu bas, spécialement avec la tige de selle téléscopique complètement baissée, plusieurs fois, je vais mettre des coups de genoux dedans sans le faire exprès (il en reste au montage, mais j'en ai enlevé quelques uns car ce n'est pas très agréable à regarder ...). Je vais donc profiter de la première pause, liée à l'arrivée de Bbanpc, pour remonter un peu le harnais sur la poitrine, ce qui sera mieux pour la suite.
 
J'ai donc retrouvé Bbanpc au pied de l'Allée Royale, alors qu'il arrivait du RER de Boissy, étant à court d'entraînement, et avec un genou douloureux (pas bon pour le trip, ça !). C'est l'occasion de voir en vrai son nouvel Ibis, le Mojo 3, customisé par ses soins, comme d'hab'. Faut avouer, il a de la gueule, il est très beau !  
 
En attendant le deuxième nain, on va se faire Diago histoire de voir les sensations avec l'Ibis, puisque c'est sa première sortie. Ca se sent d'ailleurs car Bbanpc est un peu sur la réserve et j'ai même tendance à le rattraper. Pour les images, au moins, ça rend mieux de rouler proches. Sur la remontée, dans les caillasses, il tape un coup la pédale et l'arrière du vélo se balade un grand coup vers la droite, ça tabasse un peu (on verra en bas que l'amorto était bloqué et que la fourche méritait un petit réglage). Plus loin, alors que je lui avais dit que c'était toujours tout droit, il prend un peu à droite. Bon, pas grave, c'est la fin d'une autre descente que j'aime bien dont j'ai oublié le nom, plus accidentée, mais bien sympa.
 
On remonte et à peine le temps de manger une barre que voilà Petitdragon. Les amabilités pleuvent entre les deux nains; ben, ouais, faut entretenir les bonnes relations  :lol: . Puis, c'est la bande à Akrilite qui débarque, avec Guigui l'autre, Lomax, Damien, Lilou et d'autres que je ne connaissais pas. Pas mal de nouveaux vélos dans l'équipe, ils ont les moyens ces jeunes !
 
On va ensuite se faire DH des enduros, que je passe bien aujourd'hui, avec mon meilleur temps, même si je contourne certains sauts, ne connaissant pas la hauteur des bosses et la profondeur des trous derrière. A voir la prochaine fois, après avoir un peu mieux repéré les obstacles. Le Slick en tout cas, encaissera tout sans problème. Vraiment très performant ce stabilisateur. Juste un peu encombrant et surtout faut pas se vautrer avec, ça pourrait ne pas être bon pour les côtes, mais sinon, j'en suis très content. Il le fait très bien son job. Je sens que cela va être dur de s'en passer pour le trip, les images sont tellement mieux avec, mais ça va faire un élément de plus à gérer (4h d'autonomie, à recharger tous les soirs ... en plus du paquet de batteries Gopro et du téléphone, on va faire exploser le compteur du gîte !) et quand il n'y a plus de batterie, il faut le ranger dans le sac ... mais il prend de la place (désolé les gars, mais je crois que j'ai déjà l'excuse pour pas porter trop de nourriture  :P).
 
Pour finir, on enchaîne Diago complète puis la descente le long de l'Allée Royale.
 
Il est 11h30, j'ai faim, il est temps de rentrer, il me reste 20 km pas très fun, j'abandonne donc les deux nains qui ont fait moins de km et veulent encore tourner un peu.
 
Le retour ne sera pas des plus agréables entre les pieds mouillés (et oui, cette fois, j'ai merdu dans une des grosses flaques, je suis parti en travers, et j'ai du poser le pied dans la gadoue ...) et la grosse circulation dans la traversée de Champigny où j'ai bien du mettre 10 fois le pied à terre dans la grande ligne droite tellement ça bouchonnait. Sinon, j'ai même réussi à me perdre dans le petit bois à droite après le Piple. J'ai pris un embranchement sur la droite et je suis parti le long du mur, ça n'en finissait pas, ça remontait, c'était humide, il y avait des troncs en travers, et visiblement, je repartais à l'opposé d'où je voulais aller. A explorer plus sérieusement une autre fois car le bois a l'air gros en fait, avec un peu de relief.
 
Statistiques
Distance : 25 km pour Bbanpc, 40,7 km pour Petitdragon, 47 km pour moi
Moyenne : 15,4 km/h pour moi
D+ : 464m pour Bbanpc, 489m pour Petitdragon, 538m pour moi
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 20:21
Participants : Jihem, Petitdragon
 
Le trip dans le Queyras, c'est dans 4 mois, c'est donc le moment de s'entraîner. Ca tombe bien, la météo est clémente (enfin, niveau ciel, car niveau température, c'est glacial), parfait pour enchaîner 2 sorties de suite, ça faisait longtemps ...
 
Ce matin, avec ce vent sibérien, il fallait bien se couvrir donc j'ai tout sorti : chaussettes d'hiver, surchaussures, sous-vêtement technique, gilet, veste, tour de cou jusque sur le nez et les oreilles, sous-casque, sous-gants et gants d'hiver. Et bien malgré tout cela, en sortant, le froid était mordant. Pauvre Petitdragon qui avait démarré 45' plus tôt, il a bien morflé pour venir chez moi, avec le vent glacé dans le nez.
 
Autant dire qu'il n'y a personne sur la piste cyclable, pourtant il fait beau, la Marne a commencé à bien se retirer, sauf à la plage de Gournay, toujours sous l'eau et sûrement pour un bout de temps. En fait, le seul souci, c'est ce satané vent glacé, on l'a de face et on n'avance pas, à peine 15 km/h, on a l'impression d'être scotché à la piste. Ca va mieux en arrivant au parc de Noisiel, à l'abri sous les arbres. Le sol est gelé, ça passe donc nettement mieux que la dernière fois, que ce soit à la montée ou à la descente où l'on se fait plaisir, contrairement à la semaine dernière.
 
Cette fois la passerelle de Nestlé est ouverte mais la Marne est toujours très haute. D'ailleurs la chute du barrage est minuscule en ce moment. Par contre, le long de Nestlé, le sol a bien souffert du passage de l'eau, avec des plaques de béton soulevées. Plus loin, le single ressemble à un terrain de bataille. Petitdragon essaye d'envoyer les watts mais pour ma part, je suis complètement engourdi par le froid et je me traîne lamentablement.
 
On poursuit jusqu'à l'écluse ... avant de nous apercevoir qu'on a été trop loin pour aller à Chelles. Damned, on s'est encore planté. Décidément, maintenant qu'on a foiré une fois, on n'arrête plus. GPSman est déréglé sur ce coup, y a plus qu'à faire demi-tour de l'autre côté du canal.
 
A Chelles, Petitdragon prend le large avant la Montagne, pendant que je me tape 2 feux rouges interminables. Je ne le vois même plus quand j'attaque la montée du Fort de Chelles. Le palpitant monte dans les tours et d'un seul coup, bizarrement, on se réchauffe. Petitdragon est en haut et m'attend pour la pause barre.
 
Je sors la caméra et le stabilisateur Slick (ben oui, maintenant que j'y ai goûté, j'ai du mal à envisager de ne pas l'utiliser pour filmer). Cela va être le début de ma bagarre avec les batteries de la Gopro. Soit j'ai pris des batteries déchargées, soit je les ai mal chargées, mais franchement, j'ai bien galéré avec aujourd'hui.
 
On s'attaque au single du piège à nain (voir vidéo), avec un sol gelé qui commence à fondre avec le soleil selon l'exposition, il y a donc quelques surprises ... Le nain réussit à éviter le piège à nain  :cheers: et l'on ressort du bois, en évitant cette fois les étrons sauvages qui jalonnent la sortie (mais c'est quoi cette manie d'aller se soulager dans ce bois, ils n'ont pas de WC chez eux dans le coin ?).
 
A Montfermeil, le bougre prend un peu d'avance sur moi sur le faux plat qui précède la côte de l'hôpital, si bien que j'ai une cinquantaine de mètres de retard au pied de la côte. Elle est bien raide cette côte et en général, en montant à mon rythme, j'arrive à rejoindre Petitdragon sur la fin, malgré ses filouteries ... mais pas cette fois, décidément, je suis trop mou ce matin, pas trop d'énergie.
 
On rejoint ensuite la forêt de Bondy avec une nouvelle côte qui fait bien mal aux cuisses et cela ne s'arrange pas en remontant le single du bout, c'est complètement défoncé et il faut s'arracher. La descente va être coton ! Cela va être le cas, mais on ne le verra pas à la vidéo, la batterie ayant rendu l'âme, dès le début de la descente, on ne verra que le sommet sur l'allée principale, sans voir la partie rock'n'roll où il faut garder de la vitesse pour passer les ornières boueuses gelées. Dans la montée qui suit, j'essaye de remonter ma tige de selle téléscopique ... et bien, non, madame a décidé de rester en position basse. Super, pour monter la côte, je me retrouve comme un crapeau sur une boite d'alumettes, je n'ai plus qu'à finir à pied. Au sommet, je m'apprête à poser le vélo au soleil pour qu'elle retrouve ses esprits ... quand elle décide de remonter, une fois que je suis en haut ! Décidément, les éléments ne sont pas avec moi ce matin.
 
On poursuit par quelques descentes et direction Montfermeil où le single de l'arboretum est coupé de quelques arbres, avec de belles ronces (non, pas les oreilles !!!), et d'un sol bien mou, bref, c'est un peu la débacle, il est temps de faire une nouvelle pause barre. Je change à nouveau la batterie de la Gopro ... et celle ci est déjà vide  :scratch:. Gonflaga, ces batteries, vraiment de la daube ! J'en remets une autre et exploit, je réussis à remettre ensemble, d'un coup, gants et sous-gants ! 
 
Encore une montée pour rejoindre les carrières de Gagny. La première descente n'est qu'un tas de boue et de flaques gelées, on se dit qu'on va en chier ! Heureusement, sur la descente de la biquette, le sol est plus sec et dur, et ça passe bien. J'ai bien fait de réserver ma dernière batterie de Gopro pour ce passage.
 
La remontée est plus dure, et contrairement à Petitdragon, je merde dans le virage en dévers, ma roue avant se levant, ce qui m'envoie de côté et m'oblige à finir le virage à pied. Sur le haut, c'est plus mou, et ça devient difficile, il faut faire pas mal d'effort pour avancer. Ce sera le cas tout le long, entre les passages mous et humides, les troncs renversés, les bonnes grimpettes, jusqu'à arriver dans la plaine, où nous n'avons plus qu'à nous laisser glisser vers notre carrière habituelle. Mais attention, le chemin qui y mène, est à l'ombre, et on déboule sur des belles plaques de glace que le soleil n'a pas encore atteint. C'est chaud patate, mais on réussit à freiner en dehors des plaques et rejoindre la grotte.
 
En repartant, on guette le trou au-dessus d'une galerie profonde, heureusement, cette fois, ils ont construit des barrières de chantier autour pour sécuriser ce passage très dangereux. La sortie du bois, près de la cité est un peu périlleuse car là aussi, ils ont mis des barrières de chantier, barrant la sortie. J'arrive à passer au-dessus et à récupérer les vélos de l'autre côté, mais c'est plus dur pour Petitdragon, avec sa taille de nain, qui doit escalader la barrière et faire attention aux bijoux de famille  :P 
 
Le parc ornithologique étant fermé, sûrement à cause des inondations, on va rentrer le long du canal. Ca sera un peu gras, donc moyennement roulant, mais il fait beau et c'est sympa, au bord de l'eau.
 
Finalement, une bonne sortie sous le soleil, avec pas mal de côtes et de singles, bref, une bonne matinée de VTT.
 
Statistiques 
Distance : 47,5 km pour moi et 69 km pour Petitdragon
D+ : 481m pour moi, 879m pour Petitdragon
Moyenne : 12,9 km/h
 
 
 
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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 10:13
Participants : Jihem, Petitdragon
 
Du soleil après tant de pluie et d'inondation, il n'en fallait pas plus pour sortir enfin le vélo et retrouver pour la première fois en 2018 un autre hordeux, le fidèle Petitdragon.
 
On avait décidé d'aller faire un tour du côté des étangs de Bussy en passant par les bords de Marne, avec comme incertitude le niveau de la Marne et la baisse ou pas de la crue. Globalement, la Marne a bien baissé, même si de nombreux passages de la piste cyclable sont encore sous l'eau et pas qu'un peu. La piste a du être nettoyée car c'était pas trop crade à part quelques endroits où l'eau n'avait pas du partir depuis très longtemps. Par contre, tout le long, on a eu une pensée pour les riverains qui ont du bien morfler au vu des restes de murs bâtis à l'arrache pour protéger les garages ou les maisons, et des tas d'objets, inutilisables après avoir subi la flotte, qui s'amoncelaient sur les trottoirs.
 
Au parc de Noisiel, la Marne s'est retirée et ça passe partout, sauf qu'il reste encore beaucoup d'eau dans les sous-bois, on dirait une mangrove. On s'est dit que le single, en hauteur, avait dû être préservé ... et bien non, c'était bien gras, et la montée s'est faite sur des oeufs, souvent en crabe, avec les roues qui partaient. Il faut dire qu'arrivé en haut quand on a regardé les pneus ... il étaient un peu carrés, les haubans lissant le surplus de boue sur les côtés des pneus. Un coup de nettoyage et en avant pour l'aventure dans la descente. Autant dire qu'on n'a pas battu nos records de vitesse, c'était bien gras et ça partait dans tous les sens, mais au moins, on ne s'est pas vautré.
 
La passerelle vers Nestlé était fermée par une barrière à cause des inondations, on a donc fait le tour, avant d'aller attaquer le bois de Torcy sur les côteaux, où, à part quelques pièges boueux, c'était assez praticable et sympa, surtout avec ce beau soleil.
 
Petitdragon a voulu ensuite faire la côte du petit roquet, qui était bien là ... mais enfermé, ce qui m'a bien arrangé car il était excité comme une puce en nous voyant. Au moins, on a pas eu besoin de mettre le turbo en passant à sa hauteur, ce qui valait mieux vu le pourcentage et notre absence d'entraînement.
 
On en ensuite rejoint les étangs de Bussy, avec des passages bien gras, voire sous l'eau, mais c'était fun quand même à la descente. Le petit passage des rochers était un bon test pour le Slick, et au vu des images, il a géré comme un chef, impressionnant ce stabilisateur !
 
Le retour a été plus long et j'ai commencé à ressentir l'absence de roulage à partir du 30ème km (qu'est-ce qu'on perd vite !), que ce soit au niveau des cuisses qui ont piqué de plus en plus et du postérieur de plus en plus douloureux. Vers la fin, alors que je commençais à sérieusement fatiguer, Petitdragon a trouvé le moyen de faire la course avec un VTT électrique qui venait de nous doubler, et d'aller le redépasser ! Pour moi, il était temps d'arriver, j'en avais assez pour aujourd'hui et j'ai plaint Petitdragon qui avait encore 12 bornes de plus à faire avec 2 côtes, après avoir déjà fait 12 bornes de plus pour venir, pour une reprise, c'était une bonne reprise !
 
Sympa quand même de retrouver les sensations sur le vélo, surtout que la météo était de la partie, et Petitdragon que je n'avais pas vu depuis l'année dernière. Reste plus qu'à être assidu maintenant, si la météo le permet, pour reprendre enfin l'entraînement et retrouver la forme.
 
Statistiques :
Distance : 43,4 km pour moi, 66 km pour Petitdragon
D+ : 357 m pour moi, 491 m pour Petitdragon
Moyenne : 14 km/h (pas cool la boue)
 
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