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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 14:37
Participants: Jihem, Sylvain 
 
Quand Sylvain m'a envoyé un message pour me dire qu'il était revenu de vacances, je me suis réjoui d'avoir un compagnon de chemin qui justement connaît tous les chemins du coin comme sa poche. Quand il m'a dit qu'il revenait des Alpes et notamment des championnats de France de VTT à Montgenèvre où il a terminé 13ème en Master en 30-38 ans, là, je me suis dis que j'allais souffrir. 
 
Le RV étant à Condom, je décide de faire les 11 km par la route plutôt que par le GR pour ne pas arriver trop entamé. La côte ne passe pas facilement ce matin, la faute au resto gastronomique bien arrosé d'hier ?
 
A Condom, je retrouve Sylvain avec son Orbea tandis qu'il découvre le Rocky. Au vu du programme que je me suis envoyé il y a quelques jours, il juge que je suis affûté et choisi un parcours dans le même coin, mais sans prendre toujours le GR65, bien physique me confirme-t-il, mais pas toujours le plus joueur en terme de VTT, on va donc prendre ses variantes d'entraînement. 
 
Le début du parcours est le même que l'autre jour, toujours ces montées bien raides, sauf que là, on est deux, donc on papote, mais surtout, j'ai un super lièvre devant, du coup j'améliore mon temps de 2' sur la première grande montée. Il m'attend évidemment, mais je suis plutôt bien et améliore de 20" mon temps sur les deux montées suivantes, avant de m'offrir deux koms sur les deux suivantes sur une variante non empruntée en début de semaine. Heureusement que Sylvain n'est pas sur Strava, mais il parle de s'y mettre, je vais donc tout perdre.
 
Sur une des variantes, on se prend d'abord plein de ronces (je m'apercevrais à la fin que j'ai fini avec une épine plantée dans le nez), avant d'emprunter un joli single joueur, dans un bois.
 
Sur une autre variante, la descente se fait dans des grandes herbes, sans savoir ce qu'il y a vraiment dessous, Sylvain y va franco, je suis plus méfiant, par peur des ornières ou des trous, puis on se tape un raidar terrible que je passe à la volonté et à l'arrache, avec le coeur à fond dans les tours. Mais qui veut la peau de papy Jihem ?
 
 
Pendant que je récupère péniblement au sommet, Sylvain en profite pour tester le Rocky dans un bois et revient tout surpris, même sans activer le blocage de l'amorto, il le trouve plus rigide que son Orbea et finalement bon rouleur.
 
 
Cette fois, on a complètement abandonné le GR et les variantes, mais on aperçoit la collégiale de La Romieu, pas loin, avant de faire un tour très sympa dans un bois à flanc de colline avec plein de chemins et de singles joueurs. Belle découverte pour moi, car je trouve que c'est ce genre de coin qui manque pour le VTT, par ici. C'est un peu dans le style de la rando de Roquépine, prévue dimanche d'ailleurs. Après une jolie descente avec un virage serré et bosselé où Sylvain file comme une flèche, ça monte, mais grave de grave, autour de 18%. Punaise, j'en chie comme pas permis, le palpitant à donf, mais je veux tout monter sur le vélo, donc je m'arrache... Et ça passe ! Pas une sortie de papy, je vous le dis !
 
Pour la suite, on va entamer le retour vers Condom, en passant par Gazaupouy. Le final sera un peu moins dur, enfin, c'est vite dit, entre quelques raidars qui piquent les cuisses et un long chemin non défriché, dans les hautes herbes, le long d'un immense champ de tournesols, sans aucun rendement, il y avait de quoi finir de se griller les cuisses.
 
Du coup, à Condom, même si je n'étais pas raide mort, ma femme s'y trouvant pour quelques courses, j'ai choisi l'option retour en voiture, bien moins fatiguant.
 
 
Mes chiffres 
Distance: 42,2 km
D+: 750 m mais Sylvain dit que sa boucle depuis Condom fait 730 m, et j'avais déjà plus de 100 m de D+ en le rejoignant. Alors, pessimiste ce GPS ? En tout cas, il me donne des résultats similaires à mon appli Strava sur smartphone... Ce qui n'est pas forcément bon signe. A voir avec Georando et peut-être GPS ou baromètre  ou altimètre à etalonner, ou choix d'option à revoir dans les réglages. 
Moyenne: 13,8 km/h
 
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Published by Jihem - dans VTT 2016 Sud-Ouest
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 13:30
Bon, comme c'est calme en terme de sortie VTT dans le 94, je vous fais un petit CR de ma sortie d'hier dans le Gers, sur le GR65 (qui est le chemin de Saint Jacques de Compostelle venant du Puy en Velay).
 
Jeudi, j'avais déjà fait une sortie sur ce GR sur la partie que je connaissais déjà (40 km, 611 m de D+), mais cette fois, j'avais décidé l'aller explorer la partie après Condom, jusqu'à La Romieu.
 
Ayant toujours mes plaquettes qui appuient sur le disque arrière, avant de partir, je passe un coup de papier de verre sur les plaquettes, ce qui va effectivement supprimer le bruit ... pendant 3 km, avant de revenir aussi fort qu'avant. Grrrr, m'énerve ce bruit, sans compter que la roue ne fait toujours pas plus d'un tour !!! Va falloir purger en rentrant, je pense.
 
Je prends la route pour rejoindre le GR et me voilà avec un gros chien couché sur le bord de la route, une voiture passe au ras, sans ralentir, le chien se redresse quand j'arrive et avec ma veine, un gros chien loup arrive à son tour. Zut, ce sont les deux chiens qui m'ont fait changer de chemin jeudi, et que j'avais trouvé dans les vignes l'année dernière. Un voisin qui fait du vélo (et qui s'est fait mordre à la cuisse par un autre chien dans le coin, qui m'avait déjà coursé, il y a 3 ans, sur une route que j'évite maintenant) m'ayant dit que le chien loup était gentil et l'autre qui était méchant avant s'était calmé, je tente le passage, pas bien fier, ça aboie dans mon dos, mais en fait, ce sont les chiens entre eux, ouf !
 
Après avoir lever un renard la veille avec ma femme, presque au même endroit, cette fois, c'est un lièvre qui se sauve devant moi. Me voilà rapidement sur le GR (2-3 km de la maison), et c'est parti direction Condom, avec d'abord une descente sur un chemin herbeux, plein de rosée. Je m'en prends plein les lunettes et la caméra (ma fille m'a ramené mon harnais, j'ai donc pu refilmer, yeah !), puis j'arrive au pont d'Artigues, avant d'attaquer la première grosse difficulté de la journée, une bonne montée de plus de 8', avec une première partie pas très pentue, alors que la suite est un vrai raidar (souvent entre 10 et 15%) dans la caillasse en bas, dans les ornières au milieu et dans la terre le reste du temps. Je la connais, je ne m'excite pas, d'autres difficultés m'attendent. Je fais une pause en haut pour faire baisser le coeur qui est monté dans les tours. Il fait déjà bien chaud, mais il y a quand même un peu d'air dès que le chemin passe en sous-bois, ce qui est le cas pour le début de la descente vers Condom. Il y a un peu de pierres et des branches au milieu, mais avec le Rocky, ça passe tout seul, puis le GR emprunte une petite route bitumée jusqu'à Condom. 
 
Je me laisse guidé par le GPS avant de perdre le fil dans les petites ruelles. Pas grave, je connais, je rejoints donc la cathédrale pour quelques photos 
 
 
 
et retrouve la trace plus bas, pour partir en direction de La Romieu. Je reconnais le début, que j'ai déjà fait lors de ma première sortie avec Sylvain, le champion local, et je confirme que ça monte fort, très fort même, pour sortir de la cuvette de Condom (18' pour 2,4 km de montée), d'abord sur un sentier, puis sur un chemin gravillonné, avant de sortir enfin sur les hauteurs de Condom, avec cette fois un chemin qui a du être très boueux cet hiver, il reste des énormes ornières et encore un peu d'eau. Ca commence à bien cogner maintenant que je suis à découvert.
 
Je poursuis dans les champs, avant une descente sur une petite route bitumée qui se termine en chemin pour rejoindre le lac de Bousquétara, entouré de jolies fleurs jaunes et roses. Avec le bleu du ciel et de l'eau, c'est joli.
 
 
 
Je croise ensuite un troupeau de pélerins, que des femmes du troisième âge, me semble-t-il, avant d'attaquer la troisième montée (7' pour 1 km) sur un petit chemin bien raide. Ici, il n'y a jamais de plat, donc à peine en haut, ça redescend immédiatement, avec en bas, un petit passage de gué, avant une quatrième montée, terrible (12% de moyenne et passage à 20%), sur Castelnau sur l'Auvignon (où je signe le deuxième temps Strava => je relativise, peu de vététistes dans le Gers, et encore moins sur Strava). Je regarde la carte, je suis encore à 8 km de La Romieu, et avec ce terrain accidenté, je n'y suis pas encore, et le pire, c'est qu'il va falloir faire tout cela dans l'autre sens, et vu les descentes prises, le retour ne va pas être de tout repos non plus, mais bon, c'est l'objectif du jour, et comme j'ai plutôt les jambes après les Alpes, je suis assez confiant.
 
Après une courte descente raide, ça remonte encore fort pour la cinquième montée (encore 12% de moyenne) sur Mourelot (où je signe le 3ème temps sur Strava). A nouveau une courte descente, puis c'est la sixième montée, plus longue, jusqu'au point culminant de la sortie (vers 212 m ... ça change des Alpes :lol:), par un chemin le long d'un champ de tournesol puis en sous-bois et enfin c'est un petit single en parallèle de la route jusqu'à La Romieu, petit village touristique avec une belle Collégiale et des statues de chats un peu partout sur les maisons (c'est le grand jeu pour les touristes de les retrouver). Je m'arrête à côté du cloître, visible depuis une porte. Je passe le téléphone à travers les barreaux pour le photographier. J'appelle madame car il est 11h10 (je suis parti à 8h30), j'ai plus de 28 km au compteur et 500 m de D+ sur le GPS, et il faut que je refasse la même chose dans l'autre sens, donc je ne suis pas prêt de rentrer.
 
 
 
Allez, courage, faut y retourner. Je me retape donc les descentes de l'aller en montée, avec encore de gros pourcentages par moment (souvent plus de 10%, même jusqu'à 18%) et je profite des descentes. Je redouble bon nombre des pélerins que j'ai croisés à l'aller, jusqu'à Condom. Le GPS passe en mode survie, économie d'énergie, avant Condom (comme un idiot, j'ai oublié de le recharger la veille), je dois donc me guider en suivant le marquage du GR sur les arbres (heureusement, c'est bien balisé). Je repasse à Condom à l'heure du repas, il fait bien chaud, et il n'y a plus personne sur les chemins cette fois, le retour est difficile, les cuisses commencent à faire mal, je m'accroche pour la 11ème longue montée (autour de 4 km), avant la descente sympa de Larressingle. La douzième et dernière montée est encore plus dure, avec la chaleur, je suis scotché, je n'avance plus trop, j'ai hâte d'arriver et d'en finir avec ce casse-pattes. J'arrive enfin vers 13h30, bien rincé, après 5h de vélo en pleine chaleur. Assurément la sortie la plus dure que j'ai faite dans le coin. Heureusement que j'étais pas mal entraîné et les 2 séjours dans les Alpes m'ont bien aidé.
 
Statistiques
Distance : 56 km
D+ : 940 m
Moyenne : 11 km/h 
 
 
Vidéo à venir à mon retour.
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Published by Jihem - dans vtt 2016 Sud-Ouest
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 15:17
Participants : Jihem, Simon (Sy7 du forum Vélo Vert)
 
8° ce matin, malgré le beau soleil. Ca va faire frais pour descendre à Annecy ce matin.
Pas de bol, au moment de partir, je m'aperçois que je n'ai plus de frein arrière, les plaquettes n'ont pas supporté la descente terriblement raide de lundi, elles sont mortes. Je les remplace à l'arrache, mais comme la dernière fois, elles frottent tellement sur le disque, que la roue ne fait qu'un demi-tour. Damned, je n'avais pas besoin de ce handicap supplémentaire pour aller affronter le Semnoz.
 
J'espère qu'en roulant ça ira mieux, mais pas vraiment. J'ai alors une illumination, en me souvenant que j'ai un réglage disponible au guidon, mais bon, cela ne change pas fondamentalement les choses ... Dommage.
 
Après la longue côte de Sur les Bois, je pique sur le vieux port d'Annecy le Vieux, où je fais un petit arrêt photo du lac, avec le Semnoz à droite, en fond. 
 
 
Je longe alors la plage avec tous les touristes qui commencent à se prélasser, bien cools, alors que moi, je vais aller souffrir sur les sentiers. Faut se motiver (mais je le suis). Ca commence fort, dès l'autre côté d'Annecy, où ça grimpe par un raidar pour rejoindre la Visitation (une église qui domine Annecy, au pied du Semnoz), dont le parking est le point de RV. Simon, avec son Yéti, me repère avec le Rocky ... et le couinement qui l'accompagne (décidément, je suis maudit avec mes vélos ... je rêve d'un vélo silencieux !!!).
 
On fait connaissance et on parle un peu de l'objectif du jour. L'idée n'est pas de monter jusqu'en haut (24 km sur la route, jusqu'à 1800m, alors qu'Annecy est autour de 500m d'altitude), mais d'emprunter différents chemins et d'arrêter un peu selon l'état des jambes et aussi selon l'heure, car ni l'un ni l'autre ne souhaitons rentrer trop tard.
 
On va donc emprunter un nombre incalculables de chemins, avec des montées pas toujours évidentes (Simon de son côté, n'a plus de petit plateau, donc il doit sortir les cuisses pour monter), et même plusieurs portages, surtout que Simon jardine un peu, tant c'est compliqué de s'y retrouver (à chaque embranchement, il y a 3 ou 4 chemins qui partent dans tous les sens). A un moment, on monte un bout de la piste de DH, enfin, on pousse, car là impossible de monter sur le vélo. Comparativement, par rapport à ma dernière sortie très dure, ce sera dur aussi, mais je monterai principalement sur le vélo et de temps en temps à pied (alors que lundi, c'était l'inverse).
 
Il y a des racines et des rochers dans tous les sens, pas toujours facile de progresser, quelques rares passages boueux et des sentiers de terre bien sympas et secs malgré les 3 jours de pluie. L'inconvénient du Semnoz, c'est l'absence de vue, à part au sommet, donc pas de photo de cette sortie, même si on a eu un petit point de vue à un moment.
 
Au bout d'un moment, alors qu'on est vers 1000 m d'altitude et pas loin de 700 m de D+, on voit qu'il est l'heure de prendre le chemin de la descente. On met les genouillères et c'est parti pour un enchaînement terrible de chemins dans tous les sens, et souvent assez techniques avec des marches, des racines partout, des dévers, des cailloux dans tous les sens. Simon s'arrête au-dessus des deux passages les plus chauds pour me prévenir. Je passe mon tour pour la première difficulté, une grosse marche suivie de quelques rochers dans tous les sens, mais passe la seconde sans problème. Simon s'éclate et se prend les plus grosses marches systématiquement (vaut donc mieux que j'évite de suivre exactement sa trace) s'offrant de jolis sauts ça et là. Je m'y mets aussi, le Rocky passe partout en toute sécurité, un vrai plaisir et je passe des difficultés vues à la montée que je n'aurai pas imaginées prendre.
 
Après un énorme champ de cailloux dressés dans tous les sens, Simon me fait signe qu'il a crevé, et pas qu'un peu, les deux roues en même temps. Atelier réparation d'urgence, chacun une roue, on change les chambres, et c'est reparti. On rejoint la route et on coupe tous les lacets avec un single très joueur, puis on attaque l'ultime descente vers la plage des Marquisats, sur un superbe single de terre, très virevoltant, avec des petits virages relevés, des petits sauts. Vraiment top.
 
On arrive alors au bord du lac, magnifiquement bleu, et on retrouve la foule des touristes. On se sépare et je rejoints le vieux port où ma femme me récupère, m'évitant les 400 m de D+ en plein soleil pour rentrer au chalet. Merci madame !
 
Statistiques
Distance : 38 km
D+ : 704 m
D- : 922 m
Moyenne : 11 km/h
 
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 08:54

Participants : Jihem, Thierry (mon voisin)

Première sortie ce matin autour d'Annecy, avec mon voisin trailer et vététiste occasionnel. J'avais eu l'idée d'une sortie, mais l'auteur me l'ayant déconseillé pour sa difficulté et mon voisin m'ayant dit qu'il ne tenterait jamais une des descentes difficiles sur un vélo, changement de programme, on va s'orienter vers une sortie sur les montagnes en face du chalet. J'y suis déjà monté à pied, mais il y a des années, je ne me souviens plus bien, je sais que c'est beau et qu'il y a quelques belles vues sur le lac, je sais aussi que ça va monter fort, mais ok pour y faire un tour à VTT.
 
Le temps de voir la France perdre devant le Portugal, je me rends compte que j'ai oublié le harnais de la Gopro à la maison. Quel idiot, je ne vais rien pouvoir filmer de mes sorties, sauf des petits passages à la main ici ou là. Je suis encore plus déçu de mon oubli que de la défaite de la France. 
 
RV à 7h30 pour essayer d'éviter la chaleur, sachant que le début se fera en forêt et protégé du soleil par les Dents de Lanfon. On descend au village puis au bord du Fier que l'on traverse pour remonter plus loin aux Villards, par un petit chemin très agréable, aménagé dans l'autre sens avec quelques petits tremplins. Contrairement à mon voisin, je veux tout passer sur le vélo, alors que c'est bien raide et avec des racines, du coup, le coeur monte vite et je suis rapidement en ébullition. On reprend une partie bitumée pour traverser le village, puis on démarre un chemin transverse, censé ne pas monter trop, sauf que c'est encore bien raide. Pas de bol, ça redescend fort ensuite, va falloir remonter tout cela plus tard. Au bout d'un moment c'est plus calme et on poursuit plus facilement la traversée à flanc de montagne. Ca remonte fort à nouveau et on va attaquer le premier portage, du style du chemin fantôme du trip. On rejoint difficilement des falaises d'escalade où nous avons, pour la première fois, une belle vue sur le lac.
 
 
Au moment de repartir, mon voisin, me signale une belle marche, qu'il tente, croyant l'avoir déjà passée une fois, mais non, du coup, surpris par la hauteur, il pique de l'avant, retombe correctement, par bonheur, et poursuit je ne sais pas comment au milieu des rochers, alors que le sentier est très étroit et avec du gaz sur le côté. Grosse frayeur. Pour ma part, j'assure à pied.
 
On poursuit la grande traversée pour enfin arriver à la piste forestière qui monte au col des Nantets. On démarre sur le vélo, mais très vite, il faut renoncer, c'est très raide, avec des caillasses, il faut pousser. A chaque virage, on espère que cela va se calmer, mais non, les pourcentages sont toujours aussi impressionnants. Il commence à faire bien chaud, et je ne suis pas bien du tout. En fait, je n'ai pas récupéré du coup de chaud de la veille, et ça ne va pas s'arranger par la suite, vu que cette piste n'en finit pas de monter très fort. Même mon ex dent de sagesse me refait mal et je sens les pulsations du coeur dans l'ex-dent. Petit à petit un gros mal de crâne s'installe. A un moment, on laisse passer un 4x4 avec une remorque, c'est impressionnant de monter des chemins comme celui là. On doit se faire environ 600m de D+ en poussant les vélos pour enfin arriver aux alpages du col des Nantets. On remonte enfin sur les vélos ... pour se faire accueillir par un patou bien agressif. Je balise, mais par chance, il est dans le parc à moutons, séparés de nous par une clôture électrique. Ouf, il ne peut pas passer. Il aboie fort puis repart retrouver ses moutons.
 
Nous voilà enfin au col des Nantets d'où l'on a une belle vue sur la Tournette, juste en face. 
 
On poursuit jusqu'au chalet des Crottes (si, si !), qui sert à boire, ce qui tombe bien, car j'ai un gros coup de chaud, il faut que je me réhydrate d'urgence. On retrouve le 4x4, en train de charger 3 boucs dans la remorque. Punaise, qu'est-ce que ça pue, horrible cette odeur ! 
 
Entre Col des Nantets et chalet des Crottes
 
Vue depuis le chalet des Crottes vers le pied de la Tournette
 
On repart juste devant un groupe d'une vingtaine de randonneurs/randonneuses, sauf que sur le secteur suivant, impossible de rouler, ni même de pousser le vélo, là, c'est portage obligatoire, pour une demi-heure en théorie. A ce petit jeu, je m'épuise assez vite, et j'alterne les pauses où le groupe me dépasse pendant que je souffle et prends des photos, les passages où je porte et les repasse pendant qu'ils soufflent à leur tour.
 
Sur le sentier au-dessus du chalet des Crottes
 
Vue sur la vallée de Montremont
 
Pendant ce temps, mon voisin, qui est dans son élément caracole devant. J'ai un gros coup de barre et n'avance plus trop, du coup, il redescend pour me porter mon vélo, ce qui m'aide bien, surtout qu'il faut passer maintenant le passage du roc de Lancrenaz, avec une main courante, car le sentier est étroit et à gauche c'est le vide. Encore un dernier coup de cul à porter les vélos, et nous voici au point le plus haut de la sortie, vers 1700 m.
 
Vue sur la Tournette et tout en bas à gauche, le haut du col des Nantets. On vient de monter l'éperon vert que l'on voit en premier plan, avec portage depuis les sapins en dessous (le chalet des Crottes est bien en dessous du bosquet de sapins) 
 
On se tourne vers la droite, pour un dernier regard vers le lac d'Annecy, en contrebas d'une pente abrupte ...
 
... puis un quart de tour supplémentaire pour se tourner vers un vallon vert super accueillant, l'Aulp Riant dessus d'abord, puis plus tard l'Aulp Riant dessous, d'abord sous le Lanfonnet, puis sous les Dents de Lanfon d'un côté et la Dent du Cruet de l'autre.
 
 
 
 
Je mets les genouillères car maintenant, on va descendre, et pas qu'un peu, puisque ce sont 1200m de D- qui nous attendent. Ca démarre très bien par un petit sentier d'alpage tortueux, avec quelques pierres/rochers de temps en temps, où l'on peut se faire plaisir. Avec le Rocky et son débattement généreux, je suis plus à l'aise que mon voisin avec son Canyon et ses 120 de débattement.
 
Alpages de l'Aulp Riant
 
Entre les 2 vallons, c'est plein de grosses caillasses terribles, difficile de garder la trajectoire, on se fait chahuter et heureusement que j'ai ma protection sous le cadre car les pierres volent pas mal. On retrouve à nouveau un chemin agréable dans le deuxième vallon.
 
L'Aulp Riant Dessous
 
Idem, avec les Dents de Lanfon à gauche
 
On se retourne pour admirer le paysage, vraiment superbe, avec le Lanfonnet, au fond, vu de profil, juste perturbé par le son des clarisses d'un troupeau de vaches. Un vrai havre de paix, cet alpage isolé de montagne.
 
 
On arrive alors au chalet de l'Aulp Riant Dessous (que l'on voit depuis notre chalet), juste en face du Parmelan (la longue falaise qui limite le bord du plateau des Glières, haut lieu de résistance), avec en dessous, à gauche, Dingy Saint Clair, notre point de départ.
 
 
Il nous faut alors attaquer la descente très raide, dans les bois, sur une piste forestière très piégeuse avec ses quantités incroyables de caillasses, parfois bien profondes. Je mène la danse, très à l'arrière vu la pente, mais pas trop, pour rester maître de ma trajectoire, qui est le souci principal dans ses pierriers. Les freins commencent sérieusement à chauffer, car c'est vraiment très pentu, et on a les mains constamment dessus. Même comme cela, c'est très dur de s'arrêter pour faire quelques petites pauses. On a besoin de récupérer régulièrement car c'est physique, les bras et les cuisses fatiguent, sans compter les disques qui ont besoin de refroidir. Les miens sentaient même le roussi à un moment.
 
On arrive enfin en bas de cette descente terrible, mais qui était loin d'être la meilleure que j'ai faite. J'ai surtout apprécié la première partie. Aux Villards, on retrouve notre single du matin, dans le sens de la descente cette fois. Lui, est vraiment top, et on enchaîne les courbes sinueuses à bonne vitesse en s'éclatant.
 
On reprend la route pour rejoindre le Fier et remonter les 250 m de D+, très raide et en plein soleil, pour rejoindre le chalet, où j'arrive complètement rincé.
 
Mes stats
Distance : 32,9 km
D+ : 1689 m
Moyenne : 8,1 km/h
Durée : 5h30
Déplacement 4h04
 
 
Photos complémentaires
 
  
 
  
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 19:40
Participants : Bbanpc, Jihem, Petitdragon, R-One
 
Pour mon dernier week-end avant les vacances, j'avais proposé d'aller à Vallières, pensant que cela avait séché, et j'avais rassuré Bbanpc quant à la pluie qu'il craignait, les prévisions de Météociel n'indiquant pas de pluie ce matin.
 
Pas de pluie au réveil mais quand même de gros nuages un peu menaçants et pas très rassurants. Pas grave, ça devrait le faire. Je me prépare et arrive au RV où m'attend déjà Bbanpc et son fat, avec quelques minutes d'avance, ce qui l'étonne. Petitdragon arrive peu de temps après.
 
On ne traîne pas trop, c'est parti, le long de la Marne qui a quand même bien baissé cette fois. A Noisy, on se fait bloquer par les barrières et surtout les vigiles de Noisy Plage, installé juste sur la piste cyclable. C'est malin, ça, vu le nombre de personnes qui passent là, c'est super pratique. Tout cela pour aller se mettre sur un transat dans le sable, au bord de l'eau :scratch: .
 
On passe à pied, les buvettes sont fermées, il n'y a pas un chat (c'est vraiment encore plus malin de tout bloquer ...).
 
Un peu plus loin, 2 gars déboulent de la droite, le premier passe devant nous, l'autre se retrouve en même temps que nous en arrivant sur la piste, Bbanpc fait un écart, j'en fait un aussi pour éviter sa roue et me retrouve contre Petitdragon, au coude à coude, comme les sprinters au tour de France. On évite la chute, pas comme au tour de France, et on poursuit en papotant. Finalement, les deux se retrouvent devant nous et roulent pas mal. On va les rattraper vers la fin de la piste cyclable et on se passe/dépasse jusqu'au parc de Champ. Cette fois, j'évite le single boueux des côteaux, contrairement à mes deux acolytes, qui signaleront juste une belle cuvette boueuse, impossible à éviter.
 
La descente est un peu grasse, ça chasse un peu mais ça passe.
 
Après les passerelles, où Bbanpc descend le dernier escalier dans les marches au lieu de la bande en béton, on roule moyennement sur le single de Nestlé, ce qui n'empêche pas Bbanpc, en grande forme aujourd'hui ... au niveau des conneries, de prendre un sentier alternatif ... et de me déboucher dessus, latéralement. On évite l'accrochage, mais c'était un peu limite.
 
On va rejoindre le Bois de Vaires, où l'on montre à Bbanpc l'allée des lapins (pas homosexuels, eux, qui est son leitmotiv du jour, va savoir pourquoi). A part deux mini erreurs d'orientation vite rattrapées, on réussit à nouveau à trouver la sortie du bois correctement sans en faire 3 fois le tour (on s'améliore, c'est bien). Ensuite, c'est le miracle, Bbanpc a un flash et reconnait l'endroit où il faut attaquer le sentier des vaches, même si l'entrée n'est presque pas visible avec la végétation qui a énormément poussé (ah, ben, il n'y a pas que dans mon jardin que ça pousse !). Je mène la troupe à un rythme correct sans trop forcer, puis on rejoint le raccourci foireux de Petitdragon avant la suite du festival de Bbanpc, qui commence une longue série de queues de poisson sur Petitdragon, mais j'y aurai droit aussi plus tard, coups de roue dans les roues arrières, tirages de sac à dos, poussages sur les bas-côté, j'en passe et des meilleures. La grande forme ce matin, il était intenable (Sophie, que s'est-il passé ce week-end ? :lol: ).
 
Avant la côte de Villevaudé, je demande la protection en tortue (difficile à trois :P ) avant de passer devant la maison du roquet teigneux qui en veut à mes mollets, mais par chance, il n'est pas là, et on peut attaquer le gros coup de cul tranquille. C'est bien raide, mais c'est bien bitumé, ça aide. Vers le sommet, ça continue de se chamailler entre les deux nains, ça va finir en gamelle cette histoire, si ça continue.
 
Dans le village, on prend le petit chemin sous le camping, et au bas de la descente, surprise, c'est un énorme cloaque puant qui nous attend, on part en travers dans tous les sens, mais heureusement qu'on avait de la vitesse pour passer, car c'était assez profond, c'était un coup à rester coincé dedans (et vue l'odeur, ce n'aurait pas été un cadeau).
 
La remontée est raide, mais on est pas mal. Petite pause barre, puis on aborde le bois de Luzancy. Le dessus est complètement balisé, c'est couvert de merdes et de PQ, il faut dire qu'il y a deux campements avec de nombreuses caravanes juste à côté. Y a pas quelqu'un pour leur expliquer les latrines ? Ce serait un peu plus civilisé quand même. On slalome donc entre les étrons et on entre alors dans la partie descendante. Cette fois, c'est la boue qui nous accueille, avec de nombreux pièges, ça glisse, il y a des ornières, des trous profonds, des dévers, bref, c'est pas évident de tenir debout. Mais quel est l'abruti qui a eu l'idée de venir là ? Je ne me remercie pas de cette idée.
 
Alors que j'ai glissé et que j'ai dû poser pied à terre ... enfin dans la bouillasse, je reçois un message de R-One que l'on doit retrouver à Vallières. Je réponds, j'en profite pour prendre une photo de la boue et même pour un petit arrêt pipi, tant que je suis arrêté. Les autres sont loin maintenant et je poursuis ma descente très tranquillement, m'arrêtant de temps en temps pour faire quelques photos, histoire d'illustrer ce compte-rendu. Puisqu'on en parle, les voici :
 
 
 
 
 
Vers la sortie, j'aperçois Bbanpc qui vient à ma rencontre. C'est vrai que j'ai pris mon temps, ils doivent m'attendre depuis un moment. Je les retrouve à la sortie du bois avec un cavalier et un promeneur de chien qui confirme qu'ils commençaient à s'inquiéter pour moi  Very Happy.
 
On va alors prendre un chemin inédit au milieu des champs, pas très marqué, où l'on retrouve notre cavalier, avant de rejoindre un groupe de randonneurs à pied, puis le chemin des bassines boueuses dans le petit bois. De mon côté, je contourne par le champ, passe une petite bassine à pied, avant de retrouver la paire de nains au niveau de la Dhuys.
 
 
Petite pause à Carnetin, comme d'habitude, où l'on discute avec des routards, avides d'informations sur le fat, qui toujours, attire l'oeil et intrigue. Nouvel appel de R-One qui est à Chalifert. On se donne RV à l'entrée de Vallières.
 
On s'inquiète un peu pour la descente de Carnetin, qui peut être très piégeuse avec la boue, mais en fait, elle est plutôt sèche, ça passe bien, hormis un arbre en travers, qui oblige à descendre du vélo pour se faufiler sous le tronc.
 
On profite de la suite de la descente jusqu'à la Marne, toujours aussi agréable. A Vallières, bizarrement, ce n'est pas trop boueux, comme quoi, les nuages peuvent être très localisés. On retrouve alors R-One. Dommage, il n'a pas pris le Jeffsy, pas encore complètement prêt, et il roule donc avec son Trek. On va prendre la montée de l'entrée du bois, où Bbanpc avec son fat met la misère à tout le monde, avant que R-One place une belle accélération pour le rejoindre, et nous attendre, tous les deux au prochain carrefour, ne connaissant pas le chemin. On va poursuivre jusqu'en haut et avant que les moustiques ne nous dévorent de trop, on se lance dans la descente habituelle, avec les lacets, idéale pour se préparer pour la montagne ... enfin presque Razz.
 
C'est légèrement gras, il faut y aller en douceur sur les freins et les appuis. Encore une erreur de chemin avant d'aborder le deuxième secteur de lacets pour les premiers (faut dire que c'est moi qui la connaît le mieux cette descente, mais je suis à l'arrière du groupe). Je me retrouve donc premier, pour finir en bas, dans un secteur boueux, envahi par un beau groupe de vététistes.
 
On va décider de la remonter pour la refaire car elle est vraiment sympa cette descente. On remonte juste devant le groupe. Ca monte fort car on ne prend pas les lacets, mais pleine pente sur le chemin parallèle. A part un passage qui patine, nous obligeant à poser momentanément le pied au sol, on monte tout sur le vélo et on arrive en haut bien essouflé, en tirant la langue, alors que le groupe nous rattrape, faciles, car en fait, ils sont tous en VTT électriques. Visiblement, c'est une séance de test, et ils nous confirment que dans la montée, c'est impressionnant de facilité, voir même limite frustrant d'après eux.
 
On se refait donc la descente, sans rater les lacets cette fois, et c'est toujours aussi agréable. C'est bon, je suis fin prêt pour la montagne !  :lol:
 
On prend alors le chemin du retour avec le sentier le long de la Marne, complètement envahi par la végétation, ce qui rend la progression un peu plus difficile et fatigante. A Lagny, on abandonne R-One qui doit rentrer sur Crécy la Chapelle où l'on se donne RV pour le mois d'août pour qu'il nous fasse découvrir un peu mieux ce secteur avec beaucoup de potentiel.
 
Retour par les bords de Marne, côté base de Vaires, où miracle une nouvelle fois, Bbanpc qui est devant, trouve au moins deux embranchements de suite. Ce n'est pas possible, on ne le reconnait plus. Est-on bien sûr que c'est lui qui roule ce matin, n'aurait-il pas envoyé un de ses frères ?
 
On se prend des petites averses à de nombreuses reprises (j'ai vraiment eu tout faux sur mes prévisions aujourd'hui), et quand on arrive sur la piste cyclable, avec Petitdragon, on a de plus en plus faim, et cela se termine même en fringale. Je finis affamé avec plus d'essence dans le moteur, tandis que Petitdragon se ravitaille au bout de la piste, car lui, a encore 10 km à parcourir.
 
 
Statistiques :
Distance : 60,7 km pour moi, 70 km pour Bbanpc et 82 km Pour Petitdragon
Moyenne : 16,2 km/h
D+ : 441 m pour moi et 715 m pour Petitdragon
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