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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 21:38

Wiral Lite c'est quoi ce truc ? Hé bien c'est le résultat d'un nouveau projet participatif auquel j'ai participé, tout comme pour mon stabilisateur Slick précédemment. Enfin, nouveau, c'est vide dit, c'est un projet qui date de 2017 et qui vient juste de se concrétiser ... pile poil pour Noël. Elle est pas belle la vie ?

Avec cette explication, vous ne voyez toujours pas de quoi il s'agit, je le reconnais, il est temps d'expliquer un peu le concept.

Plus ça va plus les vidéos de VTT sont travaillées et avec de plus en plus de mouvement (motion comme ils disent en anglais). On voit de moins en moins de plans fixes et donc de plus en plus de plans en mouvement. C'est l'idée de base du projet, axé plus particulièrement sur les mouvements de traveling.

Il s'agit d'un système léger et transportable de caméra sur câble. Pour faire simple, on relie 2 arbres (ou tout autre point de fixation) par un câble sur lequel on va poser un système de transport motorisé de la caméra, permettant, grâce à une télécommande de le faire se déplacer le long du câble, à différentes vitesses ,pour réaliser un traveling (suivi d'un vététiste dans sa descente par exemple, de face, de dos, ou en le suivant parallèlement).

L'avantage du projet participatif, c'est que comme le produit n'existe pas au départ (il n'y a qu'un prototype), le prix proposé pour le produit final, pour ceux qui investissent très tôt, peut être de 50% inférieur au futur prix de mise sur le marché ... si le produit arrive sur le marché, car, c'est la contrepartie, il y a un risque, on investit dans un projet avec une contrepartie intéressante au bout si ça marche, mais ça peut foirer ou prendre du temps. On n'achète pas un produit fini, il faut en être conscient avant de se lancer et donc croire un minimum au projet.

Toujours est-il qu'après beaucoup de patience et après avoir suivi les différentes péripéties inhérentes à la mise sur le marché d'un nouveau produit (c'est une aventure très instructive), j'ai eu le plaisir de recevoir un courrier de DHL me disant que j'avais des frais de douanes à payer (et s'il n'y avait que la douane ... mais il y a eu aussi la TVA et la petite commission de DHL ...). M'enfin, cela voulait dire que j'allais enfin recevoir mon Wiral Lite tant attendu.

Le temps de suivre le colis parti de Hong Kong pour passer par l'Allemagne et la Belgique avant d'arriver en France et hop, j'étais informé qu'il était arrivé en point relais ce soir. Là, pas de bol, je donne mon nom et aucun colis arrivé à ce nom. Je désespère, la fille cherche partout, je relis mon SMS de notification et là, je vois que c'est mon pseudo (Jihem) qui avait été utilisé (damned, je suis connu jusqu'à Hong Kong ??? :P ). Et là, bing, on retrouve le colis.

Pour ce premier article, je vais donc vous faire une présentation de la bête, dans sa boîte ... en attendant d'aller tester cela sur le terrain, dès que possible.

 
 
- Boite de rangement  : elle est bien foutue et elle est renforcée pour bien protéger le matériel lors du transport. C'est relativement imposant quand même et dans le sac, avec le stabilisateur, ça va prendre beaucoup de place. C'est prévu pour faire des séances de cinéma, pas une vraie sortie vélo, et ça vaut mieux car ça risque d'être encombrant, tout ensemble.
 
Pour le matos, l'ensemble fait bonne impression au niveau de la qualité des matériaux et de la fabrication. On trouve :
 
la partie maître (Wiral Lite) 
C'est le coeur du système qui va coulisser sur le câble, avec les deux bras terminés par des poulies qui se relèvent et viendront reposer sur le câble, tandis que le câble viendra passer dans la partie supérieure, sécurisé par une petite goupille, pour éviter que le système tombe du câble. Cette partie abrite la batterie amovible, rechargeable avec le chargeur fourni (avec les différents embouts selon les pays). Première chose à faire, recharger la batterie, hop, c'est parti ! 
Sous ce système maître, on trouve un pas de vis classique pour appareil photo/caméra. Parfait pour y visser le support pas de vis de la Gopro, pour y attacher soit la Gopro directement, soit pour moi, le stabilisateur avec la Gopro. 
Je vois qu'il y a aussi une petite rotule à pas de vis également, qu'il faudra donc insérer avant, elle va permettre de choisir l'orientation de la caméra. 
Il y a un bouton de marche/arrêt sur cette partie maître.
 
la télécommande : 
Fonctionne à piles (non fournies). 
Le gros bouton en haut sert d'une part à définir le sens de déplacement sur le câble, à droite ou à gauche, et d'autre part la vitesse (plus on tourne, plus ça va vite, selon le mode choisi)
Bouton mode : 3 modes possibles, normal (vitesse réduite), sport (vitesse jusqu'à 45 km/h) et timelapse (très lent)
Boutons de fin gauche et droite : permet de mémoriser les positions d'arrêt gauche et droite sur le câble, pour arrêter le système et éviter qu'il aille se crasher en bout de câble contre l'arbre où le câble est fixé.
Bouton Play/Pause : pour démarrer/arrêter le timelapse
Leds diverses : indication des modes, de la vitesse, de l'activation des fins gauche/droite, du niveau de batterie de l'unité principale
 
La rotule : 
Vue précédemment. Orientable avec une clé pour bloquer la bonne position.
 
Clips de fin (x2) :
En plus des fins digitales vues plus haut, il faut placer ces clips de sécurité sur le câble, de chaque côté. Ils ont pour rôle de faire dérailler l'unité principale du câble au cas où celle-ci irait trop loin (notamment si aucune fin digitale n'a été définie).
 
Le câble sur son dérouleur :
Pour ma part, j'ai pris l'option câble en gris (plus discret que le jaune sur les vidéos) et la longueur de 50 m. Il existe une version avec 100 m de câble, mais à porter c'est plus lourd, j'ai pas osé. C'est bien foutu, il y a un système de blocage, qui, une fois débloqué, permet de dérouler/enrouler le câble facilement avec une poignée. Le bout du câble se termine par un mousqueton, il suffit donc d'enrouler le bout du câble autour d'un arbre et de fixer le mousqueton au câble à la fin du tour de l'arbre. Voilà pour fixer un côté.
 
Sangle d'attache :
Sert pour fixer l'autre côté du câble.
Pareil, on fait le tour de l'arbre du deuxième côté et astuce, on vient fixer le mousqueton de l'attache, dans un trou du dérouleur de câble prévu à cet effet. Il n'y a plus ensuite qu'à tendre la sangle pour tendre le câble.
 
Voilà pour la présentation, y a plus qu'à l'essayer maintenant ... 

 

Toutes les explications sur le site de WiralCam : https://www.wiralcam.com/

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 10:44

Le projet

Fin 2015, je découvre sur le site Indiegogo, un site dédié aux projets participatifs, un projet concernant un stabilisateur vidéo sur 3 axes motorisés, destiné aux caméras Gopro. En tant que vététiste et possesseur d'une caméra Gopro 3 Black Edition, je suis dans la cible visée, d'autant que j'ai souvent des retours de non vététistes qui trouvent que les vidéos de VTT sont difficilement regardables pour eux car ça secoue tout le temps et leur donne envie de vomir ... ce qui n'est pas le but de nos vidéos, vous en conviendrez.

Le projet me plait bien, il y a déjà un prototype qui existe, des contacts avec des sportifs de haut niveau, un beau buzz avec un engouement très rapide puisque le projet recevra en très peu de temps des fonds à hauteur de 540% de la cible vidée, soit plus de 460 000 $. Et en plus, c'est mené par un jeune français, Thomas Agaraté, et tant qu'à faire, autant aider une boite française à démarrer.

Les contreparties les plus intéressantes financièrement sont déjà épuisées, tant pis, cela reste encore intéressant par rapport au prix de vente final, j'investis donc dans le projet avec en contrepartie, si le projet va au bout (et oui, c'est cela un projet participatif, ce n'est pas l'achat d'un produit fini avec garantie de livraison, il y a toujours un risque), un Final Early Bird Slick à 219$ contre 299$ en prix de vente cible.

La livraison est prévue en mars 2016, mais c'était sans compter sur les aléas de la création d'entreprise et du lancement d'un nouveau produit, que découvrent nos jeunes frenchies, tout juste sortis d'école. C'est le début d'une vraie aventure que l'on va suivre pendant de longs mois, Thomas informant régulièrement les backers (c'est comme cela qu'on appelle ceux qui financent le projet) de l'avancement du projet, mais aussi de ses difficultés (c'est là qu'on voit que lancer un produit, ce n'est pas rien) qui petit à petit entraînent des décalages de livraison du produit cible. Après énormément d'efforts et s'être investi comme un malade dans le projet, Thomas file en Chine avec un aller simple pour aller organiser toute la chaîne de montage, finaliser le produit et booster/contrôler tout le monde.

La livraison

Fin 2017, enfin, les premiers envois de Slick aux backers débutent. Je vais recevoir le mien, le 26/12, un beau cadeau de Noël, après 2 ans d'attente. Je m'empresse de déballer le paquet pour découvrir le bébé. Le packaging est top, tout comme l'étui de transport commandé avec, et le produit impeccable, avec une bonne finition et des matériaux qui semblent solides. D'ailleurs, cela se ressent un peu dans le poids qui n'est pas négligeable, à voir ce que cela donnera sur le harnais et sur le vélo. De visu, c'est un peu plus imposant que ce que j'imaginais, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un stabilisateur avec 3 axes motorisés.

Première étape, charger le Slick grâce au beau câble USB fourni. Il faut attendre que les 4 diodes, témoins de charge, restent allumés pour que le stabilisateur soit chargé.

Deuxième étape, allumer le Slick. J'appuie sur le bouton Marche ... mais rien ne se passe. En fait, il faut rester appuyé quelques secondes pour que ça démarre. Là, une première série de bips annonce l'allumage dans le mode par défaut (il y a 3 modes de stabilisation + 1 mode pour les timelapses), puis les différents axes s'activent touts seuls (ça fait son petit effet) pour positionner la caméra en position stable. On peut régler l'inclinaison de la caméra vers le haut ou vers le bas, avec les boutons haut et bas (ces derniers permettent donc en cours d'enregistrement de filmer un plan avec mouvement de bas en haut ou de haut en bas.

Je fais un premier test à la maison, avec le stabilisateur à la main, en prenant les escaliers. Pas de bol, j'ai des problèmes avec ma Gopro et mes enregistrements sont en erreur. Visiblement, j'ai un problème de carte SD. Je la reformate et voilà, c'est reparti. Y a pas trop de lumière, les images ne sont pas géniales, mais elles sont stables, Slick a l'air de fonctionner correctement. J'ai hâte d'aller tester cela sur le vélo.

Je vais vite être très frustré entre la météo infernale de décembre/janvier et une période malade où je ne pourrai pas rouler et donc tester le Slick.

Je profite de ce contretemps pour commander le boitier étanche de la Gopro 4 après avoir vu les recommandations de Thomas à ce sujet, celui de la Gopro 3 ne donnant pas des bons résultats car trop léger. Je regarde également les tutos de Thomas sur le calibrage, au cas où, mais pas besoin dans mon cas, mais également sur le montage sur le harnais, afin d'avoir le meilleur rendu possible. Il faut le positionner avec les diodes face à soi, la batterie est ainsi collée au ventre, ce qui apporte un appui. Je fais un test en marchant, sans filmer, mais j'ai l'impression que le Slick bouge pas mal et je me demande si ça va vraiment le faire. 

Les premiers tests

Enfin, le jour tant attendu arrive, je suis en RTT et il y a du soleil ... vite, je sors le vélo, je prends le harnais avec le Slick qui attendait dessus et c'est parti pour une courte session n'ayant pas roulé depuis quelques temps maintenant.

Une fois sur le vélo, même si l'ensemble Slick + Gopro est relativement volumineux, déjà, je ne ressens pas plus que cela son poids ni ne suis gêné par l'encombrement qui n'est pas négligeable, c'est donc rassurant par rapport à mes premières craintes. Il est recommandé quand on le porte de ne pas rouler sans l'activer (sinon le laisser dans le sac), je vais donc faire toute la sortie avec le Slick allumé, ce sera aussi l'occasion de tester la longévité de la batterie, annoncée à 4h.

Pas le temps d'aller trop loin, je me contente donc d'un test dans les bois du coin, pas forcément les plus escarpés, loin de là, mais déjà, je vais pouvoir constater au retour que le Slick fonctionne super bien. Il encaisse toutes les secousses, y compris une descente de trottoir ou un petit saut sur une bosse. Du coup, l'image est parfaitement stable et donc beaucoup plus nette. C'est beaucoup plus agréable à regarder, y a pas à dire. Le positionnement sur le harnais est également parfait pour le rendu d'image (on voit bien le guidon et le chemin) alors que je pensais que le Slick serait trop bas; il faut juste régler l'inclinaison de la caméra correctement. Attention quand même, en descente, avec la tige de selle téléscopique baissée au plus bas, il m'est arrivé quelques fois de donner un coup de genou dans le Slick (voir vidéos 2 et 3). Ca fait une secousse dans la vidéo, mais le Slick reprend vite sa position derrière. Il y a juste une fois, où ça l'a fait tourner vers le bas, ce qui m'a donné des images inédites de mes jambes, de manière tout à fait involontaire (voir vidéo 2), mais pas inintéressantes au final car cela donne un autre point de vue et on voit bien les secousses encaissées.

 

 

Test 2 - Slick dans la gadoue

Test 3 - Slick dans le froid

Test en montagne dans le Queyras

Après les premiers tests dans le Val de Marne, il est temps maintenant de voir ce que donne le stabilisateur Slick en montagne. Ca tombe bien, début juin, on part faire du VTT pendant 4 jours dans le Queyras, en mode enduro.

On va être deux à filmer, moi avec la Gopro 3 Black Edition en HD + Slick et un copain avec une Gopro 6 en 2,7K et la stabilisation intégrée. Cela va permettre aussi de comparer les deux stabilisations.

Autonomie

Comme on part toute la journée à vélo et que l'autonomie de Slick est de 4h environ, je sais que je ne vais pas filmer avec toute la journée. Je prends donc le parti de ne pas filmer pendant les montées (mon collègue s'en charge), ni quand il pleut ce qui sera le cas légèrement le premier après-midi et abondamment le dernier jour où je ne filmerai pas du tout, Slick n'étant pas étanche (en même temps, même stabilisées, des images avec un objectif plein de gouttes d'eau ne sont pas vraiment exploitables derrière, donc pas de regret).

Quand je ne filme pas, je suis les conseils de Thomas et je laisse le Slick dans le sac, car le laisser en place sans l'allumer pourrait endommager les moteurs. Par contre, comme je n'ai pas envie de tout démonter/remonter à chaque fois que je filme, je garde la Gopro sur le Slick et le Slick sur le harnais, du coup c'est un peu encombrant dans le sac. Je deale avec un autre copain pour qu'il me transporte ma gamelle du repas de midi car je n'ai plus trop de place dans le sac.

D'un côté, je me dis que ce serait bien de pouvoir garder Slick en place en position verrouillée quand je ne filme pas, cela éviterait la gymnastique à chaque fois que je veux filmer ou arrêter, mais d'un autre côté, on a dû faire pas mal de portages et dans ce cas, avoir le Slick à l'abri dans le sac est rassurant par rapport à la crainte de lui mettre accidentellement un coup de vélo en le mettant/descendant des épaules.

En économisant ainsi l'utilisation de Slick, je ne suis tombé à plat au niveau des batteries qu'une seule fois en 3 jours de tournage, dans le courant de l'après-midi, donc le bilan est positif à ce niveau, avec 4h effective, on a quand même de quoi voir venir.

J'avais pris avec moi une batterie externe de secours, bien chargée ... sauf que si le test de rechargement que j'avais fait à la maison avait été concluant (cela avait pris quand même 1h pour récupérer les 4 crans de batterie), là, sur le terrain, je n'ai pas réussi à recharger, cela ne marchait pas. Problème de câble USB ? J'avais remarqué à la maison que cela ne marchait pas avec tous les câbles et je pensais avoir pris celui avec lequel cela avait marché, mais visiblement non. En plus, sur le terrain, avec le soleil, j'avais du mal à voir les leds de la batterie et du Slick. Bref, test à refaire pour la prochaine fois car cela aurait dû me dépanner.

Positionnement

Slick, en position, sur le harnais :

Vue de face
Vue de profil

A l'usage, Slick prend un peu de place, mais ne gêne pas pour pédaler. Pour éviter les coups de genoux dans le stabilisateur, avec la tige de selle téléscopique au plus bas, quand on relance sur la selle dans les descentes, point vu dès mes premiers tests, je fais bien attention à bien tendre le harnais pour que le stabilisateur soit le plus haut possible. Cela m'est quand même arrivé quelques fois et généralement Slick se remet aussitôt en place et on a juste une grosse secousse à l'image, mais c'est aussi arrivé qu'il tourne et reste dans une mauvaise position; il faut alors s'arrêter, l'arrêter, le redémarrer pour le repositionner correctement. Donc bien le mettre le plus haut possible.

Par rapport au positionnement sur le harnais, c'est là, je trouve que le stabilisateur est le plus efficace et j'aime bien les images avec la vue sur le guidon en premier plan, par contre, attention, en cas de chute, cela peut-être très dangereux par rapport aux cotes, mais même par rapport au coeur qui est juste derrière. Notre guide nous a alerté sur le positionnement des caméras (même sans stabilisateur) sur le harnais; il est aussi secouriste et que ce soit à ski ou à vélo, il a vu pas mal d'accidents avec des dégâts causés par la caméra sur les chutes en avant, à plat ventre. On ne choisit pas quand on tombe, ni comment, donc pour ma part, j'ai essayé de rouler en ne prenant pas des risques inconsidérés, pour réduire les risques de chute, mais j'avais quand même sa réflexion en tête ...

Stabilisation

Et maintenant, le point le plus important, quid de la stabilisation ?

Le mieux pour démontrer l'efficacité de Slick est de voir le résultat sur le terrain. Voici donc quelques rushes du côté du col de Furfande et du col Garnier. Le résultat est vraiment satisfaisant, quel que soit le terrain, le décor ne bouge pas, l'horizon reste droit, on voit juste le guidon et les bras bouger. Certains reprochent un lissage de l'image par rapport à des images non stabilisées qui peuvent donner l'impression que c'était facile et tout lisse; certes, cela rend moins compte des difficultés du terrain, mais c'est quand même nettement plus agréable à regarder !

 

Exemple 1 : chemin avec des pierres

Exemple 2 : chemin avec pierres et un petit saut à la fin

Exemple 3 : chemin de terre avec rigoles en travers et pierre

Exemple 4 : dans l'herbe avec des pierres

Exemple 5 : chemin avec plein de pierres

Exemple 6 : chemin avec pierres puis herbes avec ornières

Exemple 7 : chemin avec petites caillasses et petite remontée

Exemple 8 : dans l'herbe avec des trous et des bosses et encore des pierres

Exemple 9 : chemin avec pierres et pierrier

Exemple 10 : petit chemin de terre bosselé

Quel résultat par rapport à la stabilisation de la Gopro 6 ?

Tout d'abord, je dois dire que j'ai été très agréablement surpris par la stabilisation de la Gopro 6, pour une stabilisation électronique et vu la taille de la caméra (pas d'éléments supplémentaires qui dépassent et qui ajoutent du poids), franchement le résultat est vraiment bon.

Après, je modère cet avis, en disant que le résultat est bon en descente, sur du terrain accidenté, mais c'est quand même moins lisse que la stabilisation du Slick, et on sent la stabilisation plus efficace au centre de l'image que sur les bords. Où l'on ressent le plus d'écart, c'est sur les montées où Slick fonctionne toujours aussi bien alors que la stabilisation de la Gopro 6 ne va pas gérer correctement les mouvements de balancier horizontaux (voir début du film ci-dessous). Idem pour les mouvements de traveling horizontaux où Slick est fluide et bien horizontal alors qu'avec la Gopro 6, ça tangue dans tous les sens.

Conclusion : la stabilisation de la Gopro 6 fait le job sur son utilisation essentielle, la descente, sur les mouvements verticaux, ce n'est donc pas du tout un gadget, c'est une solution de stabilisation parfaitement exploitable, mais elle a ses limites sur les mouvements horizontaux et est globalement moins fluide que Slick, qui, lui, fonctionne parfaitement dans toutes les situations.

Pour comparer, voir le film ci-dessous qui est le résumé de notre session dans le Queyras, avec un mélange d'images issues de la Gopro 6 stabilisée (en 2,7K) et de ma Gopro 3 (en HD) avec le Slick. Pour reconnaître la caméra en action, il faut regarder le guidon : le GPS au milieu, c'est moi, donc stabilisation Slick, et le GPS sur la droite, c'est mon collègue, donc stabilisation Gopro 6. 

Par rapport aux possibilités de Slick, je n'ai testé que le mode 1 de stabilisation, le plus adapté pour le VTT, mais il faut savoir qu'il existe deux autres modes de stabilisation pour d'autres usages :

 

A noter également une fonctionnalité que j'aurais aimé tester, mais je n'ai pas eu le temps de m'y pencher pendant notre séjour dans le Queyras, c'est le mode timelapse, qui permet de réaliser des timelapses rotatifs. Moi, qui adore les timelapses, faut absolument que je regarde cela prochainement, je sens que ça va bien me plaire.

Conclusion

Ce Slick se sera fait attendre, mais je ne suis pas déçu du tout du résultat, au contraire, j'ai été conquis par la qualité de la stabilisation et du produit en général. Il y a maintenant les vidéos que je faisais avant Slick et celles que je réalise avec Slick. Il n'y a pas photo (ben, non, c'est de la vidéo :P ), c'est beaucoup plus agréable à regarder et je n'imagine plus maintenant filmer sans Slick (d'ailleurs, le jour où j'ai été à cours de batterie, j'aurais pu poursuivre avec la Gopro sans Slick, mais non, je savais que je n'allais plus avoir la même qualité d'image, j'ai préféré arrêter de filmer et passer le relais à mon collègue avec sa Gopro 6).

Un grand bravo à Thomas pour tous les efforts fournis pour arriver à livrer un produit de cette qualité. Ne reste plus maintenant qu'à souhaiter une longue vie à Slick ... et aller faire de nouveaux films !

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 21:09

Vous habitez dans le Val de Marne, vous faites du VTT, vous suivez ce blog et vous avez envie de venir rouler avec nous ?

Alors c'est le moment de nous rejoindre sur notre nouveau forum :

http://hordesauvage94.forumactif.org/

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 22:10

Ce soir, décidé, je me lance dans une petite sortie nocturne d'entraînement, au sec, dans mon sous-sol.

Sur les conseils de l'ami Flo, j'enfile un cuissard court et me contente d'un T-shirt manche courte, et c'est parti, direction le sous-sol.

Empruntant le vélo de ma fille, je remonte un peu la selle, et hop, je monte sur le home-trainer.

J'avais prévu de rouler au rythme de Within Temptation ... mais il n'est pas encore chargé sur le baladeur, pas grave, je pars sur Pelle K, un petit groupe norvégien de Power Metal épique. Je pose le baladeur sur le congélateur, mon petit carnet pour noter les morceaux (ben oui, j'ai du mal à ne faire qu'un seul truc à la fois), et en synchro avec la musique, je démarre doucement, sur une intro médiévale, à la flûte.

Le premier kilomètre est donc tranquille, échauffement à 14-15 km/h. Dès le deuxième km, j'augmente la cadence pour passer à 20 km/h puis 25 km/h au troisième. Il commence à faire bon, finalement, même pas froid en T-shirt dans le sous-sol pas chauffé.

N'ayant pas de programme réfléchi comme Flo ou Lasouque, je m'invente une alternance, un km à 25 km/h, un km à 30 km/h, jusqu'au 9ème km. Cette fois, la machine commence à chauffer, et je regrette de ne pas avoir suivi le conseil avisé de Flo de prendre une serviette tellement je commence à bien ruisseler.

Je change d'accompagnement et passe sur Power World, un bon groupe de métal allemand. C'est du lourd et j'augmente la cadence pour rester constamment sur du 30 km/h. A un moment, poussé par la double grosse caisse, j'accélère et je monte jusqu'à 40 km/h. Le chat devient fou à son tour et traverse le garage dans tous les sens en courant. Je me calme un peu, car je sue à grosses gouttes et une flaque commence à se former sur le vélo, mince, si ça continue, va falloir que je m'arrête pour mettre les Medusa !

Je poursuis avec des km à 30 km/h et des km à 35 km/h. La machine tourne bien. Soudain ma femme traverse devant moi, argh, mais bon, je l'évite ... mais pas la porte du congélateur qu'elle ouvre et que je tape du genou, sans mal heureusement.

Je me fais ensuite un 19ème km autour de 36-38 km/h, mais mince, toujours pas moyen de rattraper la voiture qui est devant moi dans le garage, je ne gagne même pas un mètre !

Je relâche enfin pour le dernier kilomètre pour un petit retour au calme. Je finis donc les 20 km qui étaient mon objectif, bouclés en 45' soit 26,7 km/h de moyenne. Pas mal pour un début, surtout que je n'ai pas le sentiment d'avoir forcé. Par contre, j'ai quand fini trempé de chez trempé, la prochaine fois, va falloir prévoir et la serviette et la boisson qui va bien (euh, oui, je n'avais rien pris ... un vrai chameau !)

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:44

La semaine dernière, mardi pour être précis, j'ai reçu un appel téléphonique : "Bonjour, c'est David, tu peux passer au magasin, il est prêt." C'était Dada, alias David de Mountain Biker Paris qui m'annonçait que mon dernier joujou était enfin disponible et prêt à rouler. Le jeudi précédent je lui avais commandé un Specialized Camber Comp Carbon en 29" ... d'ailleurs les Camber n'existent qu'en 29".

Mercredi juste après le boulot, je me précipite au magasin pour récupérer le "précieux" ... c'est un Test Bike, d'où sa couleur noire et rouge, en lieu et place du noir et blanc des modèles catalogues. Il est tout neuf et n'a jamais roulé.

J'ai demandé à ce que mes freins XT soient montés dessus à la place des Avid Elixir, ainsi que ma tige de selle télescopique.

Dès le soir même je suis allé testé le bestiaux au Mont Griffon avec Pitufo et son Stump 29". Les premières impressions furent très bonnes. Il est joueur, certes moins que le Stump d'Alex mais presque autant que mon Stump 26". Il est vif en relance, il ne demande qu'à envoyer. Il est très stable en descente, un rail. Par contre je me suis fait surprendre par sa maniabilité réduite comparé au 26", il tourne moins bien et le cintre est large ... Ce n'est qu'une question d'habitude à prendre. De toute façon le Griffon n'est pas le meilleur endroit pour tester le potentiel du vélo, un essai à Bleau sera plus adéquat.

Avec Pitufo nous décidons de rentrer chacun chez soi assez rapidement, nous nous faisons bouffer par des hordes de femelles en chaleur ... les moustiques sont de sortie et nous assaillent sauvagement.

 

Un nouveau 29' pour Markitos
Un nouveau 29' pour Markitos
Un nouveau 29' pour Markitos
Un nouveau 29' pour Markitos
Un nouveau 29' pour Markitos
Un nouveau 29' pour Markitos

Le test à Fontainebleau

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