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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 09:01

Participants : Jihem, Raph

Réveil à 7h avec une pensée aux hordeux engagés sur la Garoutade (Flo94, Lasouque, Markitos et Pitufo), en espérant qu'ils aient un meilleur temps qu'ici, car en ouvrant les volets, il fait froid, mais en plus un petit manteau blanc recouvre le sol.

Je vérifie sur le forum que c'est toujours Ok pour Raph, mon seul partenaire ce matin. Il est connecté, mais pas de réponse, puis il n'y a plus que moi sur le fofo. Il doit être en route. De mon côté, je prépare le matos au sous-sol et remonte me préparer au chaud.

Au moment de partir, je prends le téléphone qui était dans le sac au sous-sol. Mince, un message de Raph qui est déjà au RV depuis 20', il doit se peler grave.

Je me dépêche de le rejoindre en m'efforçant de ne pas glisser, mais les Toros tiennent bien sur cette petite poudreuse, pas de soucis. Je retrouve Raph et l'on part tout de suite, pour qu'il se réchauffe.

Nous sommes les premiers à vélo sur la piste cyclable, pas d'autres traces devant nous. On rejoint le parc de Champs où l'on monte par notre petit single à flanc de côteau. Sous la neige, c'est bien gelé et les ornières sont assez piégeuses.

Au sommet, on rejoint Noisiel puis les Totems avant de prendre à droite par le bois de la Grange. Là aussi, nous sommes les premiers à passer. Du coup on effraie quelques écureuils qui se promenaient. Les roms ont enfin déblayé le coin et l'on peut descendre à nouveau normalement par le petit chemin. Au rond-point, je voulais faire découvrir à Raph un nouveau single testé un soir cet été, mais le bois où je comptais passer est occupé ... finalement, les roms ne sont pas allés bien loin ... et leur tas de ferrailles et autres saletés non plus !

On longe donc le bois avant de rejoindre l'étang de la Haute Maison, qui est gelé partiellement. On en fait le tour avant de rejoindre la route pour traverser l'A4 puis le chemin qui monte un peu entre le Bois St Martin et le Bois de Célie. 

Là, un petit malin s'est amusé à mettre des dizaines de petits troncs d'arbre en travers du chemin. Encore un ami des vététistes, sûrement. Y en a qui ont vraiment un grain ! Entre les troncs, les ornières gelées sous la neige et les flaques camouflées, c'est assez piégeux et Raph se mouille un peu les pieds. Avant le pont du RER on prend à gauche comme d'hab' pour faire la boucle tout en single, après avoir changer de caméraman et pris une petite barre.

Il neige toujours mais petit à petit le soleil tente de percer à travers les nuages. Bien équipés, nous ne souffrons pas du froid et on s'amuse sur les singles. En passant un petit ruisseau (il y a encore quelques restes des pluies des dernières semaines), Raph finit dans un arbuste et met le pied dans l'eau, histoire de se rafraîchir un peu.

On boucle la boucle et on revient par le chemin avec les troncs d'arbres en travers. Une vraie manche de slalom. C'est le moment de mettre en pratique les techniques de franchissement propres et sans forcer du stage de pilotage de décembre, mais faute de pratique derrière, on a un peu tout oublier et je tire un peu trop sur le poignet qui est toujours encore un peu douloureux.

Au retour, on fait une variante par le Bois de Grâce, et une nouvelle fois, on atterrit dans un camp de roms. Damned, Paris est complètement encerclé, il y en a partout ! Et bonjour les dégâts, une fois de plus. Cette fois, ce sont les arbres qui morflent car, vu le froid et la tête des cabanes, il faut bien se chauffer; résultat, un tiers des arbres ont été sciés ! Vivement que le temps se radoucisse car sinon, dans 2 mois, le bois aura diminué de moitié ! Quand on sait le temps qu'il faut pour que cela repousse. Et dire que l'ONF, pendant ce temps là, nous casse les pieds car soit disant on abîme les forêts avec nos VTT ... No comment.

On prend un chemin inédit avant de rejoindre Champs et la descente bitumée (malheureusement) jusqu'à Gournay où l'on reprend la piste cyclable. Pour changer, on passe de l'autre côté de la Marne pour revenir par le bord du canal, qui est complètement gelé, avec une petite couche de neige sur la glace.

La sortie étant courte vu le temps (37 km pour moi), je suis pour une fois à la maison à une heure raisonnable, tant mieux car j'ai des invités aujourd'hui. 

Statistiques :

Distance : 37 km pour moi et 55 km pour Raph

D+ : 350 m

Chutes : 0

Le parcours :

http://nimga.fr/m/1hJmt.jpg

http://nimga.fr/m/vQWis.jpg

 

Vidéo caméra embarquée Jihem :

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 12:26

Participants : Markitos, Pitufo

Vendredi soir : "Salut Alex, tu fais quoi demain ? je viens d'apprendre que finalement je ne bosse pas demain. On va à Bleau pour une grosse sortie sur la journée entière ?"

Voilà c'est décidé avec Pitufo on va se faire une bonne grosse sortie de presque 60km pour 1200m de D+ comme prépa pour la Garoutade. 

Samedi matin autoroute A5 :" Mince je n'y crois pas, est-ce que je vais réussir à arriver à Fontainebleau ?" dehors il neige à gros flocons, ça glisse et on roule au ralenti.

A la Faisanderie, un peu plus tard :"Bon voilà on va suivre la trace au maximum mais vu le temps, ça m'étonnerait qu'on puisse la faire en entier." et nous voilà partis sous la neige direction dans un premier temps le Mont Aigu. Là dès le départ dans la descente Pitufo me gratifie d'un superbe OTB, je me moque de lui mais moins de 3mn plus tard je glisse sur une racine et c'est moi qui me casse la figure.

On s'amuse comme des gamins dans la neige, mais on doit rester prudent, ça glisse pas mal. La moyenne est assez basse, même Pitufo est relativement prudent aujourd'hui.

Ensuite on file vers les Rochers de Bouligny et d'Avon. Là c'est technique et Pitufo tente pas mal de choses, un vrai cabri. Il s'est arrêté de neiger, et petit à petit il y a le redoux. On se dirige ensuite vers Valvins, puis la Tour Dénecourt par un single redécouvert il y a peu. On redescend de la Tour Dénecourt après une collation, en sens inverse de d'Habitude. On va faire la route des Fontaines dans le sens inverse, c'est très sympa à faire, d'où on rejoint le Mont Ussy via la Croix d'Augas. A partir de maintenant ça devient de moins en moins plaisant de rouler, la neige fond à vue d'oeil et elle laisse la place à une boue désagréable et glissante, pire que la neige. 

Au bas du Mont Ussy, on discute sur la suite à donner à notre sortie : ce sera direction les voitures. On en a assez pour aujourd'hui et franchement ça devient assez risquer dans les rochers.

 

Les chiffres : 

34,6km

5h34 dont 1h20 de pause

8,2km/h de moyenne

35,2km/h max

723m de D+

3 chutes pour Pitufo

2 chutes pour Markitos

Vidéo caméra embarquée Markitos :

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Published by Markitos - dans VTT 2013 Ile de France
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 23:39

Participants : Bbanpc, Jihem, Ned, Raph

RV à 8h à Bry avec Ned et Bbanpc, où j'arrive dans un bruit strident après avoir réveillé tout Bry en traversant la zone pavillonnaire. Les spécialistes se penchent sur mon vélo, c'est les plaquettes qui frottent (tant que c'est pas la caisse ... contrepèterie, maitre Capello, 10 francs dans le nourrin ). Un petit recentrage de la roue et c'est parti. Le silence ne dure pas bien longtemps et je manque de m'arrêter en passant près de chez moi, pour aller chercher le mulet, mais on décide de poursuivre en espérant que cela se calme.

Mes collègues me conseillent de freiner régulièrement, mais bon, déjà que cela monte dans la côte de Ste Camille, alors si en plus, je fais la montée en freinant, je vais vite m'épuiser. En haut, on n'en peut plus et on s'arrête près de poubelles où Bbanpc veut mettre mon Shamann  . Ned sort le matos et passe un coup de papier de verre sur les plaquettes puis repousse un des pistons qui est grippé (dommage, on n'a pas pris le WD40 chez moi, en passant), et enfin on peut repartir sans bruit, enfin du côté du Shamann car le Canyon, tout comme le Spe, font aussi de la musique, mais uniquement lors de l'appui sur les freins. Ned a carrément une sirène 2 tons intégrée .

Dès le premier bois, c'est très gras, et un des singles avec une dépression que l'on a l'habitude de prendre est même remplacé par une mini rivière inattendue ! Pas moyen de passer.

Forêt de Notre-Dame, c'est innommable, avec de nombreux fossés à franchir, gorgés d'eau. Seul Ned a ses chaussettes étanches et du coup, il s'amuse dans tous les fossés (après la punition du vélode course, il retrouve avec bonheur son VTT après la révision, et il en profite). De mon côté, j'ai les pieds mouillés dès les premiers franchissements, et avec le froid, je vais finir la sortie sans sentir mes pieds.

Du coup, on ne progresse pas très vite et on arrive au Mont Griffon, un peu plus tard qu'annoncé à Raph qui devait nous y retrouver.

Pour une fois, on ne prend pas la marche et on monte au milieu pour aller faire la descente avec les virages et quelques ruptures de terrain et bosses. Je trouve que le terrain est un peu plus défoncé que d'habitude, mais c'est toujours aussi sympa.

En remontant, on retrouve Raph, près de la marche. Il est toujours un peu malade, cela s'entend, mais cela ne l'empêche pas de rouler et de nous faire découvrir une nouvelle descente qui part du sommet, et qui a été pas mal aménagée, avec des cassures, des bonnes bosses pour les jumps et même une petite structure en bois. On ne connait pas donc on y va prudemment et il vaut mieux car certaines bosses sont faites pour s'envoler .

On remonte à nouveau au milieu, puis par la marche, avant de faire 2 descentes de l'autre côté. Pour la première Ned se fait pourrir sa descente par un crosseux qui lui sort sous le nez au sommet, pour freiner ensuite tout le long. Ned, faut pas lui niquer sa descente, comme il dit, et encore moins quand il est en train d'essayer d'arrêter de fumer, un rien l'énerve, et donc il râle, l'ami. Heureusement sur la deuxième, qui rejoint la première sur la fin, il peut y aller sans gêne.

Il est l'heure de rentrer car il y a encore un peu de chemin (30 km environ) avant la maison. On laisse Raph au bois de la Grange et on poursuit de préférence par les allées car on a eu notre dose de boue. Cela dit, cela ne roule pas mieux et c'est assez collant, avec un mauvais rendement. Du coup, avec Ned, on commence à tirer un peu la langue, puis de plus en plus. J'ai les crocs et malgré 4 barres, j'ai toujours faim et je commence à faire un coup d'hypoglycémie. Je me mets donc en mode pilote automatique pour rentrer à vitesse modérée mais régulière en économisant les forces. Les 20 derniers kilomètres sont longs et je suis content d'arriver enfin à la maison, où je me jette sur un paquet de gâteaux d'apéritif (j'en rêvais depuis 10 km), histoire de reprendre des forces avant de nettoyer le vélo et de laisser mes pieds retrouver quelques sensations.

Statistiques 

Distance : 60 km pour moi, 68 km pour Ned et 72,5 km pour Bbanpc.

Moyenne : 16,26 km/h

D+ : 465 m

Divers : 4 barres, 1 paquet de Curly, 2 arrêts aux stands avec mes mécanos mobiles, 2 batteries déchargées, 1 coup de fringale mais pas de chute à signaler

Vidéo caméra embarquée Jihem : 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:57

Participant : Cazone

Départ assez tardif (11h).
Beaucoup de mal à me lever.
Le whisky de trop de la veille faisait son effet dans ma tête.

Après quelque mètres j'étais bien heureux d'être dehors.
Il faisait frais mais ni pluie ni neige en vue. 

Il y avait du monde dehors. 
Des familles, de joggers.
Il y avait un peu de tout :

http://i70.servimg.com/u/f70/17/88/68/62/swanla10.jpg

Le lac des cygnes ... (On roule ici normalement) 

L'accès à la Dhuis de Champs via Neuilly, Gagny, Montfermeil est long et plutôt chiant (je regrettais mon vélo route. Ça avance pas un VTT!). 

http://i70.servimg.com/u/f70/17/88/68/62/winter10.jpg

C'est un joli parcours, assez roulant.
Plus typé cyclo-cross que vtt je trouve. L'été, à faire à bloc ça doit être top.
Le terrain était gras, mais praticable.
Parfois de la neige, des plaques de verglas, mais rien de insurmontable.
Puis ces moments très beaux, de silence, du vent (glacial) dans les arbres, la neige, la lumière diffuse.
Mes photos de mon téléphone tout pourri ne rendent pas. 

Au km 40, je commençais à me les peler grave. Le vent, le cul mouillé, les pieds.
De toute façon j'allais être à la maison sous peu.
Sauf que, le retour par les bords de Marne était super galère!
Quelque part vers Dampmart, je me suis retrouvé sur un petit chemin, coincé entre le chemin de fer et la Marne.
En espace de 500m j'étais couvert de boue! Le vélo pesait 3 tonnes. J’avançais plus. 

La connerie a été d'insister à rester sur la trace. J'aurais pu rentrer par la route en 20min.
J'ai donc continué par les quais de la Marne.
Avec l'eau à quelque cm. Tout les passages souterrains inondés. Impossible de se casser. Sauf à faire demi tour.
C'est une drôle de sensation de pédaler dans de l'eau à 4°C de 30cm de profondeur, à passer les pieds dans la flotte à chaque tour de pédale. A se concentrer de ne juste pas s’arrêter. Heureusement qu'on peut faire confiance à la DDE. Ils savent comment construire des chemins. 

Retour à la maison, congelé, couvert de boue.
Ma chérie morte de rire. Les beaux-parents à se demander si tout allait bien chez moi.
La douche chaude, la meilleure invention du 20 siècle.

C'est bon le vélo. :-) 

http://i70.servimg.com/u/f70/17/88/68/62/imag4710.jpg

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 22:56

Participants : Markitos, Pitufo

CR de Pitufo :

Hier c'était l'Hivernale. Samedi, je me suis fait un petit tour au Griffon, enfin quand même 40 km pour presque 500m de D+. Je me couche pas trop tard parce qu'on prévoit de se retrouver avec Markitos à 7h30 à Larchant, c'est qu'il y a quand même plus d'1h de route. donc réveil à 5h30, qui fait un peu mal, mais bon c'est pour aller rider. 

Dans les derniers lacets avant d'arriver sur Larchant, j'ai fait un beau travers en voiture sur du verglas, merci l'ESP et les -3 degrés.

On se retrouve avec Markitos, on s'habille, ce grand fou de Markitos, qui est encore à moitié à malade, a oublié son cuissard long, il roulera donc en short mais avec les genouillères pour que ca lui tienne chaud. Un petit café, et dehors, je retrouve 2 personnes de la "cour de dada" de MountainBiker qui me disent qu'ils veulent la faire à la cool (un stump 2013 et un nomad de 15 kilos).

On prend le départ vers 8h, peu de monde, le jour commençait à bien se lever ... on se rend compte très vite que le sol est gelé par endroit et au fur et à mesure de la rando, bah, ça devient de la bonne boue ...

Que dire sur la rando mis à part que le terrain était très gras, certaines montées, principalement en dévers, impossibles, le ground control n'accrochait même pas, je parle même pas de ceux qui avaient gardé leurs crossmark ! Sinon de bonnes descentes techniques ou d'autres dans le sable ou la boue donc pas grand chose à faire juste balancer des coups de cul, un bon gap vers la fin (même pas peur, tout passe en 29er!) ... aucune gamelle à mon actif et malgré la sortie de la veille, bah, j'avais la forme, mis à part sur la fin, encore que, dans la dernière montée, j'ai cramé mes dernières réserves. A l'arrivée, une bonne soupe à l'oignon et une soupe à la grimace ... je m'en excuse auprès de lui, mais j'ai très vite lâché Markitos, ce n'est pas très courtois entre hordeux, il a roulé un long moment seul et du coup un bon coup de moins bien au moral. Je l'attendais au début et quand il m'a dit "ne m'attends pas", c'est vrai que j'ai avancé sans même l'attendre au ravito, comme il me l'a rappelé ce n'est pas ça l'esprit de la Horde ... on a même lâché celui avec le Nomad et ça s'est fini entre Stump.

Mes chiffres : 

42.84 kms

1164m de D+

11km/h de moyenne en 3h54

température moyenne -0.4 degrés

CR de Markitos :

Samedi après-midi, je pars chez mes parents avec ma puce. Sur le chemin, j'ai droit à tout : pluie, grésil, grêle et neige  . Dans un rond-point la voiture part en crabe, bref ça craint du boudin. Et vu ce qui tombe je me dis que le terrain va être bien crade à Larchant. Mais tout à coup j'ai un flash en écoutant la météo du lendemain à la radio : j'ai oublié mon cuissard long à Yerres   oupsss, je suis déjà à coté d'Avon , pas question de refaire 35km en sens inverse. Les températures annoncées sont pourtant assez froides, tant pis je roulerai en court.

A 7h20 dimanche matin je suis garé sur le parking à Larchant ... il fait -3°. Je décide donc d'enfiler les genouillères qui trainent dans mon sac de vélo, ça protègera un peu. Je termine de me préparer et Pitufo arrive peu de temps après. Il est mort de rire en me voyant en cours. Pas de Go Pro aussi, comme lui. J'avais envie de me concentrer uniquement sur le pilotage et le vélo sans avoir à penser à autre chose. Finalement quand j'ai vu l'état de certaines caméra maculée de boue je me suis dit que j'avais bien fait (même sur la casque les Go Pro étaient pleine de boue).

Bien que nous soyons dans la vague 8h30/9h, nous sommes partis à 8h pile poil avec 2 connaissances de Pitufo. Le début est semblable au parcours de la Lyricantoise, mais pas longtemps. Il y a des singles que je ne connais pas mais on retrouve les passages vedettes du coin tout de même, dont la grosse descente tout en devers qui est devenue une vrai patinoire. Même wwwFabien qui n'est pas manchot sur un vélo me disait que l'orga aurait du proposer un autre passage sachant que celui-ci était devenu dangereux. Même à pied on risquait de se retrouver 20m plus bas  

Bon dès le début je sens que je vais en chier, les jambes suivent mais pas les poumons. Je n'ai pas de souffle, pourtant juste avant de partir j'avais pris ma dose de ventoline. Je ne suis pas explosif, je n'arrive pas à accélérer, bref je roule au train. Je tente tous les passages, et je monte tant que je peux sur le vélo ... mais souvent mon X-mark à l'arrière se met à patiner furieusement et je reste planté presque en haut de certains raidillons. C'est là que ça devient drôle. Dès qu'on pose le pied à terre, celui-ci glisse aussi et le but du jeu est alors de rester debout, tenter d'arriver en haut tout en poussant le vélo et s'agrippant aux arbustes    bref un vrai numéro de cirque ...

Pitufo m'attend de temps et temps, mais rapidement je lui dit vas-y, roule. Dans mon subconscient, je savais que je le retrouverai un peu plus loin, ou au pire au ravito. Je continue donc à mon rythme, et jusqu'ici ça va. Allez courage ! je sens que je vais arriver au bout ...

J'arrive à la Aïe Aïe Aïe, le ravito est en bas ... mais premier coup de bambou de la journée ... personne, pas d'Alex en vue. Il a filé.

Juste après la 3xAïe se termine la première partie technique, et commence alors la longue transition via de larges allées pour aller jusqu'à la seconde partie technique. C'est long, très long. Je roule un moment avec un tandem, un père et sa fille qui loupent le balisages à chaque intersection 

Et là d'un coup vers le 20ème kilomètre, je me mets à tousser. Ça y est c'est le retour des quintes de toux, je tousse comme un tuberculeux à chaque raidillon. La ventoline ne fait plus effet on dirait. 2nd coup de bambou. J'arrive au croisement de l'autoroute, là j'ai le choix : en face je continue, à gauche c'est Abandon, direction Larchant. Je tente l'appel à un ami ... mais celui-ci ne répond pas. Je ne sais pas où est Alex, merde que faire ? je continue en face. Mais je peste, j'ai laissé un message pas sympa sur le répondeur du Schtroumpf ... je suis fatigué et énervé. 

Bon je repars, on réattaque les singles et c'est reparti pour les glissades sauf que maintenant ça ne me fait plus rire. Ce qui me rassure c'est que je suis pas le seul, on est de plus en plus nombreux à ne pas pouvoir tout monter sur le vélo. Au milieu d'une montée je m'arrête pour virer les genouillères. Il fait doux maintenant, ça change du -3° du petit matin. Je remonte sur le vélo pour repartir mais je n'y arrive pas, le pneu patine, je suis naze ... je continue à pince. J'ai vraiment choisi le mauvais endroit pour m'arrêter, la côte est longue ...

Je continue bon an mal an. J'arrive encore à me faire plaisir par endroit mais je sature de galérer seul, dans la boue, malade ... je n'ai plus de force, mentale surtout. Et là j'arrive au summum de la journée. Un large chemin, vous savez ceux qui permettent à 2 voitures de se croiser. Mais celui là a une particularité : c'est un cloaque sans nom. De la boue liquide sur toute la largeur et sur au moins 50m de long. Où passer ? le côté droit ? je tente mais je coince, et je dois posé le pied. Mauvais choix. Je dois tout traverser à pince. 3ème coup de bambou. Bref j'en ai marre, je galère de trop. Je jette un oeil au GPS, j'ai 32km au compteur, déjà 770m de D+ et sur la carto je vois une route à 200m qui me mènera direct à Larchant. Je bâche, trop dure l'Hivernale en solo pendant plus de 20km, malade et dans la boue. Moins de 3km après je suis à l'arrivée. Je croise pas mal de connaissances. Il est midi. Pitufo arrivera plus tard, le pauvre aura droit à mon regard méchant et une soufflante ... mais bon, on s'est expliqué depuis.  

Je suis dégoûté d'avoir bâché mais quand il n'y a pas de plaisir   Le pire est que je sais que si j'avais eu un point d'appui sur le parcours, quelqu'un pour me pousser un peu, je pense que je serai allé au bout, ruiné sûrement, mais je l'aurai fini cette Hivernale.

 

Mes chiffres :

34,480km

3h39 de roulage

4h08 au total

9,4km/h de moyenne

770m de D+

 

Je reviendrai en meilleure forme, et je la finirai. Maintenant mon objectif est la Garoutade, il me reste 20 jours pour la préparer. Ça commence demain !

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