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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 14:31

Participant : Jihem

 

Ce matin, mon père dédicaçait ses deux derniers bouquins au Grand Bornand. Avec ma fille, initialement, on avait donc prévu une sortie en montagne depuis le Grand Bornand, sauf qu'avec la canicule, on a préféré s'abstenir. Ayant une demi-journée de libre, ça a commencé à bouger dans ma tête. Grand Bornand = montagne = envie de rouler ... mais pas assez entraîné cette année pour rouler en montagne = et pourquoi pas tester un VTT électrique ?

 

Je m'improvise donc une sortie à l'arrache, en visant le tour du Lachat, la montagne du Grand Bornand, que j'avais déjà fait en 1986 (ça nous rajeunit pas ma bonne dame !) lors de ma première expérience en VTT, du tout rigide et du tout à la cuisse à l'époque. Maintenant, dans les boutiques, il n'y a plus que des VTT électriques, bon, ben, du coup, je vais enfin découvrir. Le parcours est exigeant au niveau des montées, mais d'après mes souvenirs, c'est plutôt cross-country qu'enduro au niveau difficultés techniques, parfait pour apprendre à maîtriser l'engin.

 

L'engin en question est un Haibike d'enduro (j'ai pas fait gaffe au modèle, je n'y connais rien en électrique), avec 180 mm de débattement, un moteur Bosch à 4 niveaux d'assistance (sans compter le mode piéton pour pousser le vélo) et des freins à double piston (faut bien cela pour arrêter les 27 kg de la bête en pleine descente).

 

Le technicien m'explique les différents modes :

Off : tu en chies pour traîner les 27 kg de l'engin avec tes petites cuisses

Eco : petite aide pour compenser le poids du vélo et gagner 2-3 km/h

Tour : aide pour les pentes moyennes

EMTB : aide pour les pentes fortes

Turbo : aide à 300%, mais pas recommandé car patine et attention la batterie. J'ai utilisé une fois pour voir mais pas convaincu

 

Pas de bol, c'est jour de marché et je dois traverser tout le marché pour rejoindre la route de départ. J'ai mis le mode Eco, je sens une petite poussée, mais avec tout le monde autour, je fais gaffe. Je suis même obligé d'en faire un bon bout à pied, trop de monde.

 

Enfin, j'attaque la route de départ. Je ne la connais pas, mais ça attaque rude d'entrée. Le mode éco est insuffisant vu le poids du vélo, je passe donc les premiers lacets avec le mode Tour. On ressent nettement l'aide au pédalage, mais pour que ça marche, il faut bien pédaler, je suis vite en sueur et les cuisses commencent à chauffer. En fait, avec ce mode, j'en bave comme en montant normalement, la différence, c'est que ça monte plus vite.

 

Les lacets continuent de s'enchaîner, la pente s'accentue, je passe donc le mode EMTB et là, l'aide est vraiment top, je passe les raidillons avec un bon coup de pédale, mais ça pousse fort, c'est vraiment efficace, j'ai l'impression d'être Flocycle dans un col, le genre de truc dont tu rêves mais qui n'arrive jamais  :P. Je suis loin d'être en haut, la montée n'en finit pas (je sais que je dois m'enquiller 800-900m de D+ sur cette première montée), aussi, je décide d'économiser la batterie, dont j'ignore la consommation, et repasse dès que je le peux en assistance moindre avec le mode Tour.

 

Plus je monte et plus je découvre la chaîne des Aravis, juste en face de moi, toujours aussi belle. Je pique une bonne suée dans cette montée interminable et je commence à ressentir une douleur à l'intérieur du genou droit, signe que les genoux et les cuisses travaillent quand même.

 

J'approche d'un premier point haut et rattrape un couple en VTT normal. Je les laisse sur place, j'ai un peu honte, l'impression de tricher par rapport à d'habitude, mais bon, je ne vais pas bouder mon plaisir d'être là, au milieu des montagnes que j'aime, j'en prends plein la vue, ce n'est pas le moment de culpabiliser, il faut au contraire en profiter car si je suis là aujourd'hui, c'est bien grâce au VTT électrique.

 

Vieux chalets et chaîne des Aravis

Je prends quelques photos près d'un troupeau de vaches. L'une se met à meugler puissamment et même carrément à hurler  :shock: . En y regardant de plus près, c'est un taureau ... et visiblement il n'apprécie pas qu'un autre mâle (c'est moi  :P) s'approche de son harem. T'inquiètes bonhomme, tu ne risques rien !

 

Au fond le Col des Annes (que je dois atteindre), en haut à droite, la Pointe Percée
Chaîne des Aravis

J'entame alors une première descente sur piste. Je coupe l'assistance ... et je me prends les 27 kg dans les cuisses. Waouh, faut l'emmener maintenant le vélo ! Une fois lancé, par contre, en descente, ça file avec le poids. Le freinage est bon mais il faut anticiper dans les lacets car c'est un peu plus tardif. Pour l'instant, l'effet en descente est moins positif qu'en montée, je le trouve un peu pataud et lourdingue, à voir plus tard ...

 

Je rejoints alors la piste qui monte au col des Annes, avec ses vieux chalets, au pied de la Pointe Percée, le sommet des Aravis (autour de 2 800 m). Je change la batterie de la caméra et jette un oeil à celle du vélo, j'ai pas mal tapé dedans, le niveau a bien baissé, va falloir peut-être économiser un peu.

 

Col des Annes

 

Je vais alors entamer la partie la plus "technique" du parcours, un petit chemin qui monte à flanc de coteau pour rejoindre la Clef des Annes et Terres Rouges. Ca passe tout seul avec le mode EMTB, c'est sympa, dommage que le reste du parcours ne soit pas de cet acabit. En haut, sur la crête, le spectacle est magnifique des deux côtés : les Aravis dans mon dos et le Jalouvre en face, qui domine le col de la Colombière.

 

Chaîne des Aravis
Début du sentier vers la Clef des Annes, au fond la Tournette, au milieu le Lachat

 

Chaîne des Aravis depuis la Clef des Annes, en bas le col des Annes, en face la Pointe Percée
Vue de l'autre côté, avec le Jalouvre, en face, et le village du Chinaillon en bas

Je suis la crête jusqu'à la Duche (ce sont mes pistes de ski, en fait, en hiver), puis j'entame la descente vers le Chinaillon. La descente se fait sur piste (dommage) avec beaucoup de gravillons, faut faire gaffe dans les virages serrés, surtout que, maintenant, je commence enfin à apprivoiser la bête en descente, et que je commence à lâcher les chevaux et me prend même à décoller un peu sur des petites bosses (ne nous enflammons pas, ça reste très léger).

 

Dans la descente, lac de rétention d'eau du Maroly, en face le Jalouvre

 

Pour la suite, comme me l'avait dit le loueur, on ne peut pas passer par le chemin habituel, et pour cause, il est complètement défoncé par les pelleteuses et les camions qui sont en train de refaire nombres de pistes de ski du Chinaillon. Du coup, la déviation m'amène sur le bas du col de la Colombière. Je coupe les derniers lacets avec un sentier piéton plus sympa que le bitume, mais au Chinaillon, je n'ai pas le choix, c'est la route. 

 

En bas du Chinaillon, vers les Outalays (ils refont toute l'arrivée de la piste), ça bifurque pour remonter très fort. Je dois être revenu pour midi et je ne suis pas en avance, à force de faire des photos notamment, donc comme il me reste 2 crans de batterie et que je sais que c'est la dernière montée, je garde le mode EMTB tout le long. Cette fois, je maîtrise bien le rapport entre pédalage et accroche moteur, je suis super efficace et monte les 400-500 m de dénivelé à un bon rythme (du coup, cette fois c'est le genou droit qui se manifeste), je vais même obtenir le kom sur cette montée (j'espère qu'il y a des classements différents entre VAE et vélos normaux, sinon, je vais me faire bénir ...).

 

J'arrive au sommet du télécabine qui arrive du Grand Bornand village. Je change une dernière fois la batterie de la caméra et c'est parti pour la descente que j'espère sympa. Ca commence par un petit chemin, puis assez vite cela se transforme en piste (groumph), puis en bitume (ah non !) quand je rejoints la montée de départ. Moi qui espérait un peu de singles dans les bois, je suis déçu ! Du coup, je file sur la route, à bonne vitesse, je ma^trise bien le vélo en descente maintenant, puis en bas, trouve un plan B pour éviter le marché, pour arriver pile poil à l'heure pour rendre le vélo (j'ai fait le parcours en 2h05 alors qu'il était annoncé en 2h30) et retrouver mon père qui venait juste de finir sa séance de dédicaces.

 

Il est l'heure du bilan. Tout d'abord, je relativise mon test sachant que j'ai suivi un parcours pas difficile techniquement, donc je n'ai pas eu l'occasion de voir ce que cela donnait sur des passages plus engagés. En même temps, il s'agissait d'une prise de contact et partant seul, en montagne, j'ai préféré commencer prudemment. 

 

Je commence par les points négatifs :

- Vélo très lourd : en cas de portage ou si plus de batterie, c'est la galère assurée

- Autonomie de la batterie : au bout de 2h, il ne restait plus qu'un cran de batterie, attention donc soit à économiser la batterie (en sacrifiant de l'assistance, donc ça perd de l'intérêt), soit à prévoir des sorties pas trop longues, soit à prévoir des haltes à des points de recharges (à repérer avant)

 

Points positifs :

- Assistance vraiment efficace, permet de monter plus vite avec moins d'effort (mais avec quand même des efforts, ce n'est pas une mobylette)

- Possibilité d'aller en montagne ou plus loin même quand l'entraînement est insuffisant

- Adaptation aisée aux différents modes (à voir quand même sur terrain moins amical quand il faut jongler avec une commande en plus)

 

Je suis super content de ma matinée, je savais que je n'avais pas la caisse cette année pour faire la sortie que j'ai faîte, mais grâce à l'assistance, j'ai pu la faire, en faisant des efforts, certes, mais sans finir cramé. J'ai pu profiter de ces beaux paysages alors que sinon, je serai resté à la maison, ou j'aurais été faire une petite sortie sur le plat, au bord du lac d'Annecy ...

 

Si l'on n'est plus, comme moi, dans la recherche de la performance, et qu'on reste dans le plaisir d'évoluer dans un cadre agréable, franchement, cela ouvre de nouveaux horizons, et je pense, qu'à terme, je finirai par succomber (Patrice, tu peux commencer à faire de la veille sur les petites annonces pour l'Altitude Powerplay  :P).

 

Statistiques

Distance : 33,40 km

D+ : 1 296 m

Moyenne : 16 km/h

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 10:44
Participant : Jihem
 
Pour ces vacances, vu le contexte (Italie les deux premières semaines, priorité randos en montagne avec ma fille, peu fait de vélo cette saison à cause de mes genoux, puis retour en train), je n'ai pas pu prendre mon VTT. J'ai bien profité des bonnes conditions pour enchaîner les randos avec ma fille, mais quand même, être en montagne  sans faire de VTT avec tous ces beaux sentiers qui me tendent les bras, c'est comme me mettre au milieu d'une pâtisserie sans pouvoir consommer, c'est juste pas possible !
 
Du coup, je passe chez Takamaka à Annecy pour me programmer une session enduro au Semnoz (montée en navette puis 1300m de D-). Faute de candidats pour la session Performance (que j'ai déjà faite), je dois me contenter de la version Découverte enduro, avec le risque d'avoir des participants moins aguerris ... ce qui va s'avérer être le cas, avec une participante peu expérimentée.
 
Le jour J arrive et c'est sous un gros cagnard que j'arrive au RV à 12h15 ... et avec personne au RV. Finalement, un couple de français résidant au Luxembourg arrive, on cherche un peu et on finit par trouver le local à vélos, avec notre guide dedans. Nous sommes vite rejoints par 2 copains, un ancien chasseur alpin qui habite à côté et qui a déjà roulé au Semnoz et son pote qui vient d'Isère.
 
Ayant amené mes équipements, je me contente de compléter avec des coudières (pas terribles d'ailleurs, elles ne vont pas bien tenir et pas mal bouger) et de choisir un Lapierre Spicy à ma taille. Le temps de régler les vélos et de passer les consignes, il est l'heure d'aller prendre la navette à la gare routière. On a vite chaud et le bandeau est déjà trempé quand je m'installe dans la navette, qui, chouette, est climatisée. 
 
Après une demi-heure de montée, nous voilà au sommet du Semnoz où l'on va démarrer par l'habituelle séance d'exercices techniques histoire de permettre au guide d'évaluer le groupe et donc de choisir l'itinéraire. Comme pressenti, ça va pas être le niveau performance, la demoiselle étant effectivement peu expérimentée. Le guide va devoir passer pas mal de temps avec elle, mais comme je l'ai déjà constaté une autre fois avec une autre demoiselle, avec les conseils d'un guide, les progrès sont rapides et les résultats étonnants. Bon, forcément, on va suivre des sentiers plus faciles. Du coup, comme on progresse segment par segment, le guide nous laisse filer devant, ce qui permet quand même de lâcher les chevaux et de s'amuser, c'est juste les temps d'attente qui sont plus longs entre les segments.
 
Il fait vraiment chaud, heureusement que cette fois j'ai pris mon casque enduro et non pas le casque intégral ! 
 
Les premiers chemins dans la caillasse, sur le haut, tabassent bien, le Spicy n'encaisse vraiment pas aussi bien que mon Rocky Mountain Altitude, je me fais secouer comme un prunier ... bon, en même temps, ce n'est pas le même prix et les mêmes composants, mais ça se sent vraiment.
 
A la fin du grand chemin caillouteux, emprunté aussi par des piétons, on se fait doubler par 2 jeunes foufous et le deuxième ne maîtrise pas trop la présence de piétons, justement, pour aller faire une petite cascade sans dommage dans les herbes (voir la vidéo vers 50'), en voulant les doubler à gauche alors qu'il n'y avait pas de place. Pas malin et voilà qui amène de l'eau au moulin des randonneurs se plaignant de la dangerosité des VTT.
 
Le reste est une succession de chemins, de singles et de chemins de traverse. Il y a pas mal de sapins en travers, suite au gros coup de vent d'il y a quelques semaines, donc on évite quelques passages. Globalement, je suis à l'aise, pas de difficultés particulières, je peux y aller franco et me faire plaisir, ça fait vraiment du bien de refaire du VTT en montagne !
 
On s'arrête au Puisot pour refaire le plein des bidons pour ceux qui en ont besoin, puis on va continuer encore par quelques singles, avant de rejoindre un belvédère avec vue sur Annecy, puis de redescendre sur la Visitation. On va alors suivre le Thiou pour rejoindre le local de départ et boire un petit coup bien mérité. Bravo à la demoiselle (désolé, j'ai oublié ton prénom) pour avoir été au bout, malgré les petites frayeurs, j'espère que cela t'aura donner envie de continuer le VTT (et non le contraire).
 
Sans guide, au Semnoz, impossible de savoir par où passer, il y a des chemins dans tous les sens, certains même pas répertoriés sur les cartes, des faciles et des moins faciles pouvant éventuellement déboucher sur des passages rocheux. Bref facile de s'y perdre (le Semnoz est immense) avec le risque de se retrouver en difficulté en cas de mauvais choix. Au final, je suis donc toujours partagé entre ce type de sortie sécurisée, sympa, mais quand même un peu frustrante car je sais que je peux faire plus engagé, et louer un vélo et y aller tout seul, mais bon, ne maîtrisant pas le secteur, pour l'instant, je préfère jouer la sécurité. 
 
En tout cas, ça fait plaisir d'avoir roulé en montagne, hâte d'y retourner ...
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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 10:33

Comme chaque année, après les vidéos détaillées de chaque journée ou session, voici la vidéo qui résume l'ensemble.

Un grand merci encore à Florian et Camille de Vélorizons pour le guidage, la logistique, les conseils, les bons moments passés ensemble, à Christophe et Florence pour leur accueil chaleureux, les bons repas du soir bien appréciés et les échanges sympathiques tout au long de notre séjour au gîte la Fruitière à Villargaudin.

Merci à tous aussi pour l'assistance technique sur mon vélo, il y avait de quoi faire entre le changement de freins la veille du départ et la déchirure de mon pneu.

Voilà, le trip, c'est fini pour cette année.

A bientôt, pour de nouvelles aventures !

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 09:02

Ce matin, entre les 6 du groupe VTT et les 7 du groupe motards ça se bouscule pas mal entre les deux douches et les deux WC, faut bien calculer son coup.

Dehors, comme prévu, il pleut et pas qu'un peu. On fait tous grise mine surtout les motards qui ont leur plus grosse journée aujourd'hui avec de nombreux cols alpins (Izoard, Lautaret, Madeleine, Galibier ...), c'est pas cool pour eux ... mais pour nous non plus. Pour ma part, je ne le sens pas du tout vu la pluie et la tête des nuages bien accrochés aux montagnes. Les autres me traitent de pessimiste comme d'hab' et espèrent des éclaircies. Hum, oui, on peut aussi croire au Père Noël !

Au petit déj, Christophe nous demande si on aime la mousse au chocolat, je lance un grand oui enthousiaste. C'est vendu ! Par contre, pour la viande, il nous annonce une surprise pour le soir et laisse traîner le suspens en nous indiquant que ce sera à nous de deviner.

Il est maintenant l'heure de se préparer, je ne suis pas du tout motivé par l'idée d'aller prendre la sauce dehors, mais les autres ont l'air décidé, pas d'annulation en perspective. Bon, je me prépare à reculons et suis le mouvement, mais s'il pleut vraiment, je ne roulerai sûrement pas, ou alors partiellement. C'est dommage car avec la météo, à cause de la neige, on ratait déjà un des autres grands classiques du Queyras avec la descente depuis le col Vieux au-dessus du Col Agnel, fermé, mais là, le pauvre Florian essaye de trouver des descentes praticables dans ces conditions.

On va commencer par une montée à l'Izoard, à la Casse Déserte plus précisément, pour faire une première descente, après la montée du premier jour. Il pleut des cordes, je m'abstiens donc et redescend avec Camille dans la camionnette. En bas du col, on croise les marseillais à moto, bien équipés pour la pluie, qui nous reconnaissent et nous font coucou en passant.

En bas, je laisse Camille finir son livre tranquillement tandis que les autres font une descente inédite. Je préviens tout de suite, il y a des images de cette journée, mais j'ai décidé de ne pas faire de film car avec la pluie et les gouttes sur la caméra, c'est franchement pas terrible à regarder. De ce que j'en ai vu, le départ est sympa avec des virolos autour des myrtilliers, puis c'est plus pentu dans les bois, avec des épingles ... et Petitdragon qui bloque la roue avant contre une pierre ... et saute par dessus le guidon.

Ils nous retrouvent assez vite en bas. Camille et Florian ont prévu le coup et mis des bâches sur les sièges, ils ont bien fait car ceux qui ont roulé sont déjà bien sales.

Florian nous propose alors d'aller tenter un autre massif, à Risoul, en espérant un temps meilleur. On met Bbanpc devant, le nez à la fenêtre car il a du mal avec ces routes tortueuses. Si on y ajoute Ned qui ouvre sa fenêtre aussi parce qu'il vapote en voiture ... enfin, de toute façon, il vapote partout ... et c'est un bon courant d'air humide dans la voiture. Un coup à prendre froid !

On se tape une première fois la montée de Risoul pour aller à Risoul 1850, dans les nuages.

On se trouve un parking avec un toit, abrité de la pluie, pour décharger les vélos, mais pas du vent et les autres qui sont mouillés sont frigorifiés. Pour ma part, je ne suis toujours pas motivé, quand, au moment où ils s'apprêtent à partir, il s'arrête de pleuvoir et une mini éclaircie fait même son apparition. Personne n'y croyait, me connaissant, même moi qui me connait encore mieux, mais finalement, je décide de tenter ma chance, c'est trop bête d'être là et de rester dans la camionnette alors qu'il ne pleut plus. Il faut dire qu'avec les lunettes de vélo de vue (verres extérieurs + mini monture de vue clipsée à l'intérieur), la pluie, c'est très gênant et vaut quand même mieux savoir où l'on met les roues.

C'est parti pour une descente humide, tout est gras évidemment puisqu'il vient juste de s'arrêter de pleuvoir, on en prend plein la tronche et partout d'ailleurs, on est vite repeint. Tout n'est pas excellent, mais il y a de bons passages, ça mériterait d'être revu par temps sec. Le point positif c'est que le Magic Mary devant à un grip du tonnerre, franchement, pas un seul décrochage, et les Guide RSC freinent vraiment bien. Je suis surpris finalement de ne pas partir dans tous les sens de façon non maîtrisée.

Camille nous retrouve en bas et c'est parti pour la deuxième montée, avec tous ces virages qui ont un nom de coureur cycliste (à la fin, on va presque les connaître par coeur).

En haut, je m'aperçois que j'ai oublié d'arrêter Strava sur mon téléphone, oups, du coup, je vais me retrouver avec le kom de la montée de Risoul à 46 km/h de moyenne (oui, c'est plus facile en voiture qu'à vélo), je vais me faire lyncher par les routards du coin. Faudra que je pense à virer mes temps à la fin de la journée.

On décide de manger en haut, à la station de ski, complètement déserte à cette saison, une vraie ville fantôme. On trouve un petit kiosque pour s'installer. Il ne fait pas bien chaud, heureusement, quelques rayons de soleil percent furtivement. On se restaure donc, on profite des toilettes à côté et juste au moment de partir pour monter au sommet de la station pour une nouvelle descente, il se met à tomber des cordes. En même temps, on est déjà trempé, mais là, ça va être la totale. Point positif : ma nouvelle veste Vaudé qui va bien me protéger, en haut, de l'humidité, alors que le short, lui, est complètement trempé (Florian a mis un pantalon de pluie, j'aurais du prendre le mien, j'avais hésité à le mettre dans la valise, déjà bien pleine), tout comme les chaussures (heureusement qu'on a les chaussettes étanches pour les pieds).

Après une bonne petite grimpette, on attaque une descente sympa, comme l'autre, complètement en sous-bois, sans vue ... et toujours très humide. Cette fois, avec la pluie et la buée quand on s'arrête, je ne vois définitivement plus rien et je suis bien content d'arriver en bas, sans gamelle.

Florian propose de refaire cette descente, pour ma part, ça suffit, dans ces conditions, j'ai du mal à trouver du plaisir et je n'ai pas envie de me blesser sur ma dernière descente du trip. Pour une fois, j'ai pensé à prendre des vêtement secs avec moi (expérience du trip à Chambéry), j'enfile donc un maillot technique et par dessus l'ancien maillot de la Horde. Y a que le bas qui est trempé ...

On remonte une nouvelle fois à Risoul 1850 et cette fois je descend en camionnette, tandis que les autres vont faire une descente qui finit encore plus bas que la précédente, toujours aussi humide.

Cette fois, c'est fini, on rentre au gîte pour la mousse au chocolat ... enfin, pas que, et surtout pour prendre une bonne douche et se changer. J'y vais tout de suite, je nettoierais le vélo plus tard. Ah ça fait du bien, c'est plus agréable que la pluie.

Grosse séance nettoyage des vélos, mais aussi des chaussures et des habits que l'on passe au jet tellement c'est crade. Je vous raconte pas l'odeur ensuite dans le dortoir avec toutes nos affaires trempées ...

Camille et Florian ont fait leurs bagages et nous quittent, ils ont encore 3h de route et Florian réattaque dès le lendemain (dur dur le métier de guide). On se laisse nos coordonnées pour échanger photos et vidéos et éventuellement s'organiser un prochain trip (ils nous ont bien vendu la Ligurie, en Italie).

Il ne reste plus que nous 4 au gîte ce soir. On prend un petit apéritif sympa dans la véranda avec Christophe et Florence. Du coup, ils nous proposent de manger là ce soir, cool. On essaye de les piéger pour savoir quelle sera la viande mystère, on pense à du gibier (quand même pas du chamois ?), du lama ... mais pas moyen de savoir. Finalement, le plat arrive, c'est bien une viande en sauce, mijotée, type bourguignon, mais c'est une viande blanche. On ne trouve pas, à part que c'est peut-être du porc, gagné, de la joue de porc. Pas mauvais du tout, au contraire. Pour ma part, j'attends plus la mousse au chocolat, bien entendu, elle est bonne aussi, avec pas mal d'orange. Par contre, pas de rab pour les desserts, c'est pas comme pour les descentes ... Ce soir, comme promis, j'ai pris du vin et surtout je goûte le fameux génépi que j'ai refusé toute la semaine. Hum, c'est pas trop mon truc, comme prévu.

On va finir notre dernière soirée toujours dans la véranda, avec un poker épique, où je ne vais jouer que 3 coups et faire deux Bernard, euh, deux tapis et tout perdre ! 

Statistiques

Un peu compliqué, avec plusieurs petites descentes, sachant que j'en ai raté 2 et que mes données de GPS sont inexploitables, je l'ai laissé tourner tout le temps ...

Casse Déserte : pas fait, je n'ai pas les chiffres 

Risoul 1

Distance : 7 km

Altitude mini : 1 092 m

Altitude maxi : 1 865 m

D+ : 52 m

D- : 773 m

Moyenne : 14,9 km/h

Vitesse maxi : 42,5 km/h

 

Risoul 2 :

Distance : 7,5 km

Altitude mini : 1 264 m

Altitude maxi : 2 044 m

D+ : 190 m

D- : 780 m

Moyenne : 10,8 km/h

Vitesse maxi : 35,6 km/h

 

Risoul 3 : pas fait, je n'ai pas les chiffres 

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 22:24

Après la belle et bonne sortie au col de Furfande, comme il restait encore un peu de temps dans l'après-midi, Florian nous a proposé un peu de rab, sans D+, que du D- mais technique dans la caillasse, depuis le col de l'Izoard.

Tout le monde a dit oui, sauf moi. Ben, oui, moi le rab, j'aime bien pour les desserts, mais là, pour le vélo, je ne suis jamais très fan car en fin de journée, j'ai déjà ma dose de vélo et dans ma tête, j'ai déjà débranché, alors partir sur un truc technique quand tu n'y es plus et que tu es déjà fatigué, c'est un coup à se vautrer.

Comme on ne repasse pas par le gîte (dommage, j'aurais bien été prendre ma douche et boire un coup), je vais remonter avec eux jusqu'au col de l'Izoard. En même temps, ce n'est pas plus mal, puisque nous n'étions pas encore allé au sommet.

Cette fois, c'est dégagé, il fait beau.

Col de l'Izoard côté Briançon - Photo prise par Florian
Col de l'Izoard

On décharge tous les vélos sauf le mien qui reste sur la remorque, ça fait bizarre.

Quel est le blaireau qui a oublié son vélo ? - Photo prise par Florian

Avec Camille, on va redescendre à Arvieux. En chemin, j'essaye de voir où les autres vont descendre, je vois juste un sentier au début, puis la neige, puis plus rien. Ils me raconteront ...

A la descente, je prends des photos de la Casse Déserte, c'est beau. Rien que pour ce paysage, cela valait la peine de monter.

La Casse Déserte
La Casse Déserte

On se gare sur le parking en bas. Camille me donne les clés de la camionnette car elle part faire sa fameuse randonnée qu'elle n'a pas pu faire le matin, elle va rentrer à pied au gîte.

Je descends mon vélo de la remorque et je remonte dans le village, à vélo (je pourrai dire que j'ai un peu roulé sur la route du col de l'Izoard), à la recherche d'un bar car j'ai hyper soif. Nada, tout est fermé, un dimanche après-midi, alors qu'il fait beau. Je ne suis pas le seul cycliste à me désespérer de ne rien trouver à boire. Tant pis, je retourne au parking et passe un appel à la famille pour patienter.

Je ne vais pas patienter longtemps car les autres arrivent assez rapidement, content de leur descente mais me confirmant que je n'aurais pas forcément été à l'aise et que ce n'était pas une mauvaise idée de m'être abstenu.

Heureusement qu'il y a la vidéo pour me permettre de voir ce que j'ai raté.

On aurait peut-être du prendre les skis ...
Y avait pas mal de neige au fond du vallon - Photo prise par Florian
Alors là, cette photo de Ned dans ce cadre magnifique me fait regretter d'avoir oublié de descendre de la camionnette - Photo prise par Florian

Puisque je n'ai pas fait cette descente, et que personne n'a pu raconter comment elle s'est déroulée, le mieux est de vous laisser regarder la vidéo, elle parle d'elle-même :

Après les marseillais en stage de survie, ce soir, au gîte, on a droit aux marseillais font de la moto. Cette fois, c'est une bande de 6 vieux de la vieille plus un jeune (le fil d'un des motards) qui sont annoncés par Christophe, le responsable de la Fruitière. Alors qu'on est en plein atelier réparation du pneu de Bbanpc, débarquent effectivement les 7 motards, un peu fatigués semble-t-il.

Ils ne vont pas améliorer leur état de santé en sortant le whisky des sacoches de la moto et une bouteille de rosé qui va droit dans la fontaine. Christophe leur dit que nous venons de la région parisienne et ça commence à chambrer sur le PSG. Les autres les calment vite en disant qu'ils n'en ont rien à braire du foot et qu'il n'y a aucun vrai parisien, alors pas la peine de s'exciter. Je suis le seul footeux, mais je ne suis pas sectaire, je regarde aussi bien le PSG que l'OM et de toute façon, moi, je supporte Dijon, ma ville d'origine, donc il n'y a pas de débat.

On se retrouve à table devant les lasagnes demandées par Camille à Christophe, avec tout mon soutient, car elles ont bonne réputation d'après les critiques du gîte. Effectivement, on n'est pas déçu (mais on ne l'a jamais été durant ce séjour, Christophe se débrouillant bien en cuisine avec des produits du terroir), et par gourmandise, je vais même en prendre 3 fois. Hum, va falloir les traîner demain sur les singles. Côté marseillais, avec l'alcool, ça parle fort, mais Ned et Bbanpc nos deux pipelettes (ah zut, j'ai dit qui c'était :P  (voir un CR précédent)) ne sont pas en reste.

On se retrouve assez nombreux ensuite dans la véranda, à scruter la météo, pas favorable du tout pour le lendemain, ce qui inquiète les motards qui ont du mal à se connecter à Internet sur leur ordi portable (effet de l'alcool). Bon, avec Bbanpc on les aide un peu, notamment à se mettre en mode partage de connexion depuis leur téléphone pour profiter de la 4G, et l'ambiance est de suite plus sympa.

On va en héberger 4 dans notre dortoir, dans les hauteurs, qu'ils vont d'ailleurs avoir un peu de mal à regagner. Cela aura ronflé un peu, Ned toujours, mais pas que, mais rien de dramatique. 

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