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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 14:31

Participant : Jihem

 

Ce matin, mon père dédicaçait ses deux derniers bouquins au Grand Bornand. Avec ma fille, initialement, on avait donc prévu une sortie en montagne depuis le Grand Bornand, sauf qu'avec la canicule, on a préféré s'abstenir. Ayant une demi-journée de libre, ça a commencé à bouger dans ma tête. Grand Bornand = montagne = envie de rouler ... mais pas assez entraîné cette année pour rouler en montagne = et pourquoi pas tester un VTT électrique ?

 

Je m'improvise donc une sortie à l'arrache, en visant le tour du Lachat, la montagne du Grand Bornand, que j'avais déjà fait en 1986 (ça nous rajeunit pas ma bonne dame !) lors de ma première expérience en VTT, du tout rigide et du tout à la cuisse à l'époque. Maintenant, dans les boutiques, il n'y a plus que des VTT électriques, bon, ben, du coup, je vais enfin découvrir. Le parcours est exigeant au niveau des montées, mais d'après mes souvenirs, c'est plutôt cross-country qu'enduro au niveau difficultés techniques, parfait pour apprendre à maîtriser l'engin.

 

L'engin en question est un Haibike d'enduro (j'ai pas fait gaffe au modèle, je n'y connais rien en électrique), avec 180 mm de débattement, un moteur Bosch à 4 niveaux d'assistance (sans compter le mode piéton pour pousser le vélo) et des freins à double piston (faut bien cela pour arrêter les 27 kg de la bête en pleine descente).

 

Le technicien m'explique les différents modes :

Off : tu en chies pour traîner les 27 kg de l'engin avec tes petites cuisses

Eco : petite aide pour compenser le poids du vélo et gagner 2-3 km/h

Tour : aide pour les pentes moyennes

EMTB : aide pour les pentes fortes

Turbo : aide à 300%, mais pas recommandé car patine et attention la batterie. J'ai utilisé une fois pour voir mais pas convaincu

 

Pas de bol, c'est jour de marché et je dois traverser tout le marché pour rejoindre la route de départ. J'ai mis le mode Eco, je sens une petite poussée, mais avec tout le monde autour, je fais gaffe. Je suis même obligé d'en faire un bon bout à pied, trop de monde.

 

Enfin, j'attaque la route de départ. Je ne la connais pas, mais ça attaque rude d'entrée. Le mode éco est insuffisant vu le poids du vélo, je passe donc les premiers lacets avec le mode Tour. On ressent nettement l'aide au pédalage, mais pour que ça marche, il faut bien pédaler, je suis vite en sueur et les cuisses commencent à chauffer. En fait, avec ce mode, j'en bave comme en montant normalement, la différence, c'est que ça monte plus vite.

 

Les lacets continuent de s'enchaîner, la pente s'accentue, je passe donc le mode EMTB et là, l'aide est vraiment top, je passe les raidillons avec un bon coup de pédale, mais ça pousse fort, c'est vraiment efficace, j'ai l'impression d'être Flocycle dans un col, le genre de truc dont tu rêves mais qui n'arrive jamais  :P. Je suis loin d'être en haut, la montée n'en finit pas (je sais que je dois m'enquiller 800-900m de D+ sur cette première montée), aussi, je décide d'économiser la batterie, dont j'ignore la consommation, et repasse dès que je le peux en assistance moindre avec le mode Tour.

 

Plus je monte et plus je découvre la chaîne des Aravis, juste en face de moi, toujours aussi belle. Je pique une bonne suée dans cette montée interminable et je commence à ressentir une douleur à l'intérieur du genou droit, signe que les genoux et les cuisses travaillent quand même.

 

J'approche d'un premier point haut et rattrape un couple en VTT normal. Je les laisse sur place, j'ai un peu honte, l'impression de tricher par rapport à d'habitude, mais bon, je ne vais pas bouder mon plaisir d'être là, au milieu des montagnes que j'aime, j'en prends plein la vue, ce n'est pas le moment de culpabiliser, il faut au contraire en profiter car si je suis là aujourd'hui, c'est bien grâce au VTT électrique.

 

Vieux chalets et chaîne des Aravis

Je prends quelques photos près d'un troupeau de vaches. L'une se met à meugler puissamment et même carrément à hurler  :shock: . En y regardant de plus près, c'est un taureau ... et visiblement il n'apprécie pas qu'un autre mâle (c'est moi  :P) s'approche de son harem. T'inquiètes bonhomme, tu ne risques rien !

 

Au fond le Col des Annes (que je dois atteindre), en haut à droite, la Pointe Percée
Chaîne des Aravis

J'entame alors une première descente sur piste. Je coupe l'assistance ... et je me prends les 27 kg dans les cuisses. Waouh, faut l'emmener maintenant le vélo ! Une fois lancé, par contre, en descente, ça file avec le poids. Le freinage est bon mais il faut anticiper dans les lacets car c'est un peu plus tardif. Pour l'instant, l'effet en descente est moins positif qu'en montée, je le trouve un peu pataud et lourdingue, à voir plus tard ...

 

Je rejoints alors la piste qui monte au col des Annes, avec ses vieux chalets, au pied de la Pointe Percée, le sommet des Aravis (autour de 2 800 m). Je change la batterie de la caméra et jette un oeil à celle du vélo, j'ai pas mal tapé dedans, le niveau a bien baissé, va falloir peut-être économiser un peu.

 

Col des Annes

 

Je vais alors entamer la partie la plus "technique" du parcours, un petit chemin qui monte à flanc de coteau pour rejoindre la Clef des Annes et Terres Rouges. Ca passe tout seul avec le mode EMTB, c'est sympa, dommage que le reste du parcours ne soit pas de cet acabit. En haut, sur la crête, le spectacle est magnifique des deux côtés : les Aravis dans mon dos et le Jalouvre en face, qui domine le col de la Colombière.

 

Chaîne des Aravis
Début du sentier vers la Clef des Annes, au fond la Tournette, au milieu le Lachat

 

Chaîne des Aravis depuis la Clef des Annes, en bas le col des Annes, en face la Pointe Percée
Vue de l'autre côté, avec le Jalouvre, en face, et le village du Chinaillon en bas

Je suis la crête jusqu'à la Duche (ce sont mes pistes de ski, en fait, en hiver), puis j'entame la descente vers le Chinaillon. La descente se fait sur piste (dommage) avec beaucoup de gravillons, faut faire gaffe dans les virages serrés, surtout que, maintenant, je commence enfin à apprivoiser la bête en descente, et que je commence à lâcher les chevaux et me prend même à décoller un peu sur des petites bosses (ne nous enflammons pas, ça reste très léger).

 

Dans la descente, lac de rétention d'eau du Maroly, en face le Jalouvre

 

Pour la suite, comme me l'avait dit le loueur, on ne peut pas passer par le chemin habituel, et pour cause, il est complètement défoncé par les pelleteuses et les camions qui sont en train de refaire nombres de pistes de ski du Chinaillon. Du coup, la déviation m'amène sur le bas du col de la Colombière. Je coupe les derniers lacets avec un sentier piéton plus sympa que le bitume, mais au Chinaillon, je n'ai pas le choix, c'est la route. 

 

En bas du Chinaillon, vers les Outalays (ils refont toute l'arrivée de la piste), ça bifurque pour remonter très fort. Je dois être revenu pour midi et je ne suis pas en avance, à force de faire des photos notamment, donc comme il me reste 2 crans de batterie et que je sais que c'est la dernière montée, je garde le mode EMTB tout le long. Cette fois, je maîtrise bien le rapport entre pédalage et accroche moteur, je suis super efficace et monte les 400-500 m de dénivelé à un bon rythme (du coup, cette fois c'est le genou droit qui se manifeste), je vais même obtenir le kom sur cette montée (j'espère qu'il y a des classements différents entre VAE et vélos normaux, sinon, je vais me faire bénir ...).

 

J'arrive au sommet du télécabine qui arrive du Grand Bornand village. Je change une dernière fois la batterie de la caméra et c'est parti pour la descente que j'espère sympa. Ca commence par un petit chemin, puis assez vite cela se transforme en piste (groumph), puis en bitume (ah non !) quand je rejoints la montée de départ. Moi qui espérait un peu de singles dans les bois, je suis déçu ! Du coup, je file sur la route, à bonne vitesse, je ma^trise bien le vélo en descente maintenant, puis en bas, trouve un plan B pour éviter le marché, pour arriver pile poil à l'heure pour rendre le vélo (j'ai fait le parcours en 2h05 alors qu'il était annoncé en 2h30) et retrouver mon père qui venait juste de finir sa séance de dédicaces.

 

Il est l'heure du bilan. Tout d'abord, je relativise mon test sachant que j'ai suivi un parcours pas difficile techniquement, donc je n'ai pas eu l'occasion de voir ce que cela donnait sur des passages plus engagés. En même temps, il s'agissait d'une prise de contact et partant seul, en montagne, j'ai préféré commencer prudemment. 

 

Je commence par les points négatifs :

- Vélo très lourd : en cas de portage ou si plus de batterie, c'est la galère assurée

- Autonomie de la batterie : au bout de 2h, il ne restait plus qu'un cran de batterie, attention donc soit à économiser la batterie (en sacrifiant de l'assistance, donc ça perd de l'intérêt), soit à prévoir des sorties pas trop longues, soit à prévoir des haltes à des points de recharges (à repérer avant)

 

Points positifs :

- Assistance vraiment efficace, permet de monter plus vite avec moins d'effort (mais avec quand même des efforts, ce n'est pas une mobylette)

- Possibilité d'aller en montagne ou plus loin même quand l'entraînement est insuffisant

- Adaptation aisée aux différents modes (à voir quand même sur terrain moins amical quand il faut jongler avec une commande en plus)

 

Je suis super content de ma matinée, je savais que je n'avais pas la caisse cette année pour faire la sortie que j'ai faîte, mais grâce à l'assistance, j'ai pu la faire, en faisant des efforts, certes, mais sans finir cramé. J'ai pu profiter de ces beaux paysages alors que sinon, je serai resté à la maison, ou j'aurais été faire une petite sortie sur le plat, au bord du lac d'Annecy ...

 

Si l'on n'est plus, comme moi, dans la recherche de la performance, et qu'on reste dans le plaisir d'évoluer dans un cadre agréable, franchement, cela ouvre de nouveaux horizons, et je pense, qu'à terme, je finirai par succomber (Patrice, tu peux commencer à faire de la veille sur les petites annonces pour l'Altitude Powerplay  :P).

 

Statistiques

Distance : 33,40 km

D+ : 1 296 m

Moyenne : 16 km/h

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 10:44
Participant : Jihem
 
Pour ces vacances, vu le contexte (Italie les deux premières semaines, priorité randos en montagne avec ma fille, peu fait de vélo cette saison à cause de mes genoux, puis retour en train), je n'ai pas pu prendre mon VTT. J'ai bien profité des bonnes conditions pour enchaîner les randos avec ma fille, mais quand même, être en montagne  sans faire de VTT avec tous ces beaux sentiers qui me tendent les bras, c'est comme me mettre au milieu d'une pâtisserie sans pouvoir consommer, c'est juste pas possible !
 
Du coup, je passe chez Takamaka à Annecy pour me programmer une session enduro au Semnoz (montée en navette puis 1300m de D-). Faute de candidats pour la session Performance (que j'ai déjà faite), je dois me contenter de la version Découverte enduro, avec le risque d'avoir des participants moins aguerris ... ce qui va s'avérer être le cas, avec une participante peu expérimentée.
 
Le jour J arrive et c'est sous un gros cagnard que j'arrive au RV à 12h15 ... et avec personne au RV. Finalement, un couple de français résidant au Luxembourg arrive, on cherche un peu et on finit par trouver le local à vélos, avec notre guide dedans. Nous sommes vite rejoints par 2 copains, un ancien chasseur alpin qui habite à côté et qui a déjà roulé au Semnoz et son pote qui vient d'Isère.
 
Ayant amené mes équipements, je me contente de compléter avec des coudières (pas terribles d'ailleurs, elles ne vont pas bien tenir et pas mal bouger) et de choisir un Lapierre Spicy à ma taille. Le temps de régler les vélos et de passer les consignes, il est l'heure d'aller prendre la navette à la gare routière. On a vite chaud et le bandeau est déjà trempé quand je m'installe dans la navette, qui, chouette, est climatisée. 
 
Après une demi-heure de montée, nous voilà au sommet du Semnoz où l'on va démarrer par l'habituelle séance d'exercices techniques histoire de permettre au guide d'évaluer le groupe et donc de choisir l'itinéraire. Comme pressenti, ça va pas être le niveau performance, la demoiselle étant effectivement peu expérimentée. Le guide va devoir passer pas mal de temps avec elle, mais comme je l'ai déjà constaté une autre fois avec une autre demoiselle, avec les conseils d'un guide, les progrès sont rapides et les résultats étonnants. Bon, forcément, on va suivre des sentiers plus faciles. Du coup, comme on progresse segment par segment, le guide nous laisse filer devant, ce qui permet quand même de lâcher les chevaux et de s'amuser, c'est juste les temps d'attente qui sont plus longs entre les segments.
 
Il fait vraiment chaud, heureusement que cette fois j'ai pris mon casque enduro et non pas le casque intégral ! 
 
Les premiers chemins dans la caillasse, sur le haut, tabassent bien, le Spicy n'encaisse vraiment pas aussi bien que mon Rocky Mountain Altitude, je me fais secouer comme un prunier ... bon, en même temps, ce n'est pas le même prix et les mêmes composants, mais ça se sent vraiment.
 
A la fin du grand chemin caillouteux, emprunté aussi par des piétons, on se fait doubler par 2 jeunes foufous et le deuxième ne maîtrise pas trop la présence de piétons, justement, pour aller faire une petite cascade sans dommage dans les herbes (voir la vidéo vers 50'), en voulant les doubler à gauche alors qu'il n'y avait pas de place. Pas malin et voilà qui amène de l'eau au moulin des randonneurs se plaignant de la dangerosité des VTT.
 
Le reste est une succession de chemins, de singles et de chemins de traverse. Il y a pas mal de sapins en travers, suite au gros coup de vent d'il y a quelques semaines, donc on évite quelques passages. Globalement, je suis à l'aise, pas de difficultés particulières, je peux y aller franco et me faire plaisir, ça fait vraiment du bien de refaire du VTT en montagne !
 
On s'arrête au Puisot pour refaire le plein des bidons pour ceux qui en ont besoin, puis on va continuer encore par quelques singles, avant de rejoindre un belvédère avec vue sur Annecy, puis de redescendre sur la Visitation. On va alors suivre le Thiou pour rejoindre le local de départ et boire un petit coup bien mérité. Bravo à la demoiselle (désolé, j'ai oublié ton prénom) pour avoir été au bout, malgré les petites frayeurs, j'espère que cela t'aura donner envie de continuer le VTT (et non le contraire).
 
Sans guide, au Semnoz, impossible de savoir par où passer, il y a des chemins dans tous les sens, certains même pas répertoriés sur les cartes, des faciles et des moins faciles pouvant éventuellement déboucher sur des passages rocheux. Bref facile de s'y perdre (le Semnoz est immense) avec le risque de se retrouver en difficulté en cas de mauvais choix. Au final, je suis donc toujours partagé entre ce type de sortie sécurisée, sympa, mais quand même un peu frustrante car je sais que je peux faire plus engagé, et louer un vélo et y aller tout seul, mais bon, ne maîtrisant pas le secteur, pour l'instant, je préfère jouer la sécurité. 
 
En tout cas, ça fait plaisir d'avoir roulé en montagne, hâte d'y retourner ...
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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 12:45

Pour information, le stabilisateur Slick testé ci-dessous est maintenant disponible en France via La Caméra Embarquée.

LIEN vers LA CAMERA EMBARQUEE

Pour illustrer les capacités du stabilisateurs dans différentes activités, voici une vidéo réalisée à partir des images des utilisateurs Slick :

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 10:44

Le projet

Fin 2015, je découvre sur le site Indiegogo, un site dédié aux projets participatifs, un projet concernant un stabilisateur vidéo sur 3 axes motorisés, destiné aux caméras Gopro. En tant que vététiste et possesseur d'une caméra Gopro 3 Black Edition, je suis dans la cible visée, d'autant que j'ai souvent des retours de non vététistes qui trouvent que les vidéos de VTT sont difficilement regardables pour eux car ça secoue tout le temps et leur donne envie de vomir ... ce qui n'est pas le but de nos vidéos, vous en conviendrez.

Le projet me plait bien, il y a déjà un prototype qui existe, des contacts avec des sportifs de haut niveau, un beau buzz avec un engouement très rapide puisque le projet recevra en très peu de temps des fonds à hauteur de 540% de la cible vidée, soit plus de 460 000 $. Et en plus, c'est mené par un jeune français, Thomas Agaraté, et tant qu'à faire, autant aider une boite française à démarrer.

Les contreparties les plus intéressantes financièrement sont déjà épuisées, tant pis, cela reste encore intéressant par rapport au prix de vente final, j'investis donc dans le projet avec en contrepartie, si le projet va au bout (et oui, c'est cela un projet participatif, ce n'est pas l'achat d'un produit fini avec garantie de livraison, il y a toujours un risque), un Final Early Bird Slick à 219$ contre 299$ en prix de vente cible.

La livraison est prévue en mars 2016, mais c'était sans compter sur les aléas de la création d'entreprise et du lancement d'un nouveau produit, que découvrent nos jeunes frenchies, tout juste sortis d'école. C'est le début d'une vraie aventure que l'on va suivre pendant de longs mois, Thomas informant régulièrement les backers (c'est comme cela qu'on appelle ceux qui financent le projet) de l'avancement du projet, mais aussi de ses difficultés (c'est là qu'on voit que lancer un produit, ce n'est pas rien) qui petit à petit entraînent des décalages de livraison du produit cible. Après énormément d'efforts et s'être investi comme un malade dans le projet, Thomas file en Chine avec un aller simple pour aller organiser toute la chaîne de montage, finaliser le produit et booster/contrôler tout le monde.

La livraison

Fin 2017, enfin, les premiers envois de Slick aux backers débutent. Je vais recevoir le mien, le 26/12, un beau cadeau de Noël, après 2 ans d'attente. Je m'empresse de déballer le paquet pour découvrir le bébé. Le packaging est top, tout comme l'étui de transport commandé avec, et le produit impeccable, avec une bonne finition et des matériaux qui semblent solides. D'ailleurs, cela se ressent un peu dans le poids qui n'est pas négligeable, à voir ce que cela donnera sur le harnais et sur le vélo. De visu, c'est un peu plus imposant que ce que j'imaginais, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un stabilisateur avec 3 axes motorisés.

Première étape, charger le Slick grâce au beau câble USB fourni. Il faut attendre que les 4 diodes, témoins de charge, restent allumés pour que le stabilisateur soit chargé.

Deuxième étape, allumer le Slick. J'appuie sur le bouton Marche ... mais rien ne se passe. En fait, il faut rester appuyé quelques secondes pour que ça démarre. Là, une première série de bips annonce l'allumage dans le mode par défaut (il y a 3 modes de stabilisation + 1 mode pour les timelapses), puis les différents axes s'activent touts seuls (ça fait son petit effet) pour positionner la caméra en position stable. On peut régler l'inclinaison de la caméra vers le haut ou vers le bas, avec les boutons haut et bas (ces derniers permettent donc en cours d'enregistrement de filmer un plan avec mouvement de bas en haut ou de haut en bas.

Je fais un premier test à la maison, avec le stabilisateur à la main, en prenant les escaliers. Pas de bol, j'ai des problèmes avec ma Gopro et mes enregistrements sont en erreur. Visiblement, j'ai un problème de carte SD. Je la reformate et voilà, c'est reparti. Y a pas trop de lumière, les images ne sont pas géniales, mais elles sont stables, Slick a l'air de fonctionner correctement. J'ai hâte d'aller tester cela sur le vélo.

Je vais vite être très frustré entre la météo infernale de décembre/janvier et une période malade où je ne pourrai pas rouler et donc tester le Slick.

Je profite de ce contretemps pour commander le boitier étanche de la Gopro 4 après avoir vu les recommandations de Thomas à ce sujet, celui de la Gopro 3 ne donnant pas des bons résultats car trop léger. Je regarde également les tutos de Thomas sur le calibrage, au cas où, mais pas besoin dans mon cas, mais également sur le montage sur le harnais, afin d'avoir le meilleur rendu possible. Il faut le positionner avec les diodes face à soi, la batterie est ainsi collée au ventre, ce qui apporte un appui. Je fais un test en marchant, sans filmer, mais j'ai l'impression que le Slick bouge pas mal et je me demande si ça va vraiment le faire. 

Les premiers tests

Enfin, le jour tant attendu arrive, je suis en RTT et il y a du soleil ... vite, je sors le vélo, je prends le harnais avec le Slick qui attendait dessus et c'est parti pour une courte session n'ayant pas roulé depuis quelques temps maintenant.

Une fois sur le vélo, même si l'ensemble Slick + Gopro est relativement volumineux, déjà, je ne ressens pas plus que cela son poids ni ne suis gêné par l'encombrement qui n'est pas négligeable, c'est donc rassurant par rapport à mes premières craintes. Il est recommandé quand on le porte de ne pas rouler sans l'activer (sinon le laisser dans le sac), je vais donc faire toute la sortie avec le Slick allumé, ce sera aussi l'occasion de tester la longévité de la batterie, annoncée à 4h.

Pas le temps d'aller trop loin, je me contente donc d'un test dans les bois du coin, pas forcément les plus escarpés, loin de là, mais déjà, je vais pouvoir constater au retour que le Slick fonctionne super bien. Il encaisse toutes les secousses, y compris une descente de trottoir ou un petit saut sur une bosse. Du coup, l'image est parfaitement stable et donc beaucoup plus nette. C'est beaucoup plus agréable à regarder, y a pas à dire. Le positionnement sur le harnais est également parfait pour le rendu d'image (on voit bien le guidon et le chemin) alors que je pensais que le Slick serait trop bas; il faut juste régler l'inclinaison de la caméra correctement. Attention quand même, en descente, avec la tige de selle téléscopique baissée au plus bas, il m'est arrivé quelques fois de donner un coup de genou dans le Slick (voir vidéos 2 et 3). Ca fait une secousse dans la vidéo, mais le Slick reprend vite sa position derrière. Il y a juste une fois, où ça l'a fait tourner vers le bas, ce qui m'a donné des images inédites de mes jambes, de manière tout à fait involontaire (voir vidéo 2), mais pas inintéressantes au final car cela donne un autre point de vue et on voit bien les secousses encaissées.

 

 

Test 2 - Slick dans la gadoue

Test 3 - Slick dans le froid

Test en montagne dans le Queyras

Après les premiers tests dans le Val de Marne, il est temps maintenant de voir ce que donne le stabilisateur Slick en montagne. Ca tombe bien, début juin, on part faire du VTT pendant 4 jours dans le Queyras, en mode enduro.

On va être deux à filmer, moi avec la Gopro 3 Black Edition en HD + Slick et un copain avec une Gopro 6 en 2,7K et la stabilisation intégrée. Cela va permettre aussi de comparer les deux stabilisations.

Autonomie

Comme on part toute la journée à vélo et que l'autonomie de Slick est de 4h environ, je sais que je ne vais pas filmer avec toute la journée. Je prends donc le parti de ne pas filmer pendant les montées (mon collègue s'en charge), ni quand il pleut ce qui sera le cas légèrement le premier après-midi et abondamment le dernier jour où je ne filmerai pas du tout, Slick n'étant pas étanche (en même temps, même stabilisées, des images avec un objectif plein de gouttes d'eau ne sont pas vraiment exploitables derrière, donc pas de regret).

Quand je ne filme pas, je suis les conseils de Thomas et je laisse le Slick dans le sac, car le laisser en place sans l'allumer pourrait endommager les moteurs. Par contre, comme je n'ai pas envie de tout démonter/remonter à chaque fois que je filme, je garde la Gopro sur le Slick et le Slick sur le harnais, du coup c'est un peu encombrant dans le sac. Je deale avec un autre copain pour qu'il me transporte ma gamelle du repas de midi car je n'ai plus trop de place dans le sac.

D'un côté, je me dis que ce serait bien de pouvoir garder Slick en place en position verrouillée quand je ne filme pas, cela éviterait la gymnastique à chaque fois que je veux filmer ou arrêter, mais d'un autre côté, on a dû faire pas mal de portages et dans ce cas, avoir le Slick à l'abri dans le sac est rassurant par rapport à la crainte de lui mettre accidentellement un coup de vélo en le mettant/descendant des épaules.

En économisant ainsi l'utilisation de Slick, je ne suis tombé à plat au niveau des batteries qu'une seule fois en 3 jours de tournage, dans le courant de l'après-midi, donc le bilan est positif à ce niveau, avec 4h effective, on a quand même de quoi voir venir.

J'avais pris avec moi une batterie externe de secours, bien chargée ... sauf que si le test de rechargement que j'avais fait à la maison avait été concluant (cela avait pris quand même 1h pour récupérer les 4 crans de batterie), là, sur le terrain, je n'ai pas réussi à recharger, cela ne marchait pas. Problème de câble USB ? J'avais remarqué à la maison que cela ne marchait pas avec tous les câbles et je pensais avoir pris celui avec lequel cela avait marché, mais visiblement non. En plus, sur le terrain, avec le soleil, j'avais du mal à voir les leds de la batterie et du Slick. Bref, test à refaire pour la prochaine fois car cela aurait dû me dépanner.

Positionnement

Slick, en position, sur le harnais :

Vue de face
Vue de profil

A l'usage, Slick prend un peu de place, mais ne gêne pas pour pédaler. Pour éviter les coups de genoux dans le stabilisateur, avec la tige de selle téléscopique au plus bas, quand on relance sur la selle dans les descentes, point vu dès mes premiers tests, je fais bien attention à bien tendre le harnais pour que le stabilisateur soit le plus haut possible. Cela m'est quand même arrivé quelques fois et généralement Slick se remet aussitôt en place et on a juste une grosse secousse à l'image, mais c'est aussi arrivé qu'il tourne et reste dans une mauvaise position; il faut alors s'arrêter, l'arrêter, le redémarrer pour le repositionner correctement. Donc bien le mettre le plus haut possible.

Par rapport au positionnement sur le harnais, c'est là, je trouve que le stabilisateur est le plus efficace et j'aime bien les images avec la vue sur le guidon en premier plan, par contre, attention, en cas de chute, cela peut-être très dangereux par rapport aux cotes, mais même par rapport au coeur qui est juste derrière. Notre guide nous a alerté sur le positionnement des caméras (même sans stabilisateur) sur le harnais; il est aussi secouriste et que ce soit à ski ou à vélo, il a vu pas mal d'accidents avec des dégâts causés par la caméra sur les chutes en avant, à plat ventre. On ne choisit pas quand on tombe, ni comment, donc pour ma part, j'ai essayé de rouler en ne prenant pas des risques inconsidérés, pour réduire les risques de chute, mais j'avais quand même sa réflexion en tête ...

Stabilisation

Et maintenant, le point le plus important, quid de la stabilisation ?

Le mieux pour démontrer l'efficacité de Slick est de voir le résultat sur le terrain. Voici donc quelques rushes du côté du col de Furfande et du col Garnier. Le résultat est vraiment satisfaisant, quel que soit le terrain, le décor ne bouge pas, l'horizon reste droit, on voit juste le guidon et les bras bouger. Certains reprochent un lissage de l'image par rapport à des images non stabilisées qui peuvent donner l'impression que c'était facile et tout lisse; certes, cela rend moins compte des difficultés du terrain, mais c'est quand même nettement plus agréable à regarder !

 

Exemple 1 : chemin avec des pierres

Exemple 2 : chemin avec pierres et un petit saut à la fin

Exemple 3 : chemin de terre avec rigoles en travers et pierre

Exemple 4 : dans l'herbe avec des pierres

Exemple 5 : chemin avec plein de pierres

Exemple 6 : chemin avec pierres puis herbes avec ornières

Exemple 7 : chemin avec petites caillasses et petite remontée

Exemple 8 : dans l'herbe avec des trous et des bosses et encore des pierres

Exemple 9 : chemin avec pierres et pierrier

Exemple 10 : petit chemin de terre bosselé

Quel résultat par rapport à la stabilisation de la Gopro 6 ?

Tout d'abord, je dois dire que j'ai été très agréablement surpris par la stabilisation de la Gopro 6, pour une stabilisation électronique et vu la taille de la caméra (pas d'éléments supplémentaires qui dépassent et qui ajoutent du poids), franchement le résultat est vraiment bon.

Après, je modère cet avis, en disant que le résultat est bon en descente, sur du terrain accidenté, mais c'est quand même moins lisse que la stabilisation du Slick, et on sent la stabilisation plus efficace au centre de l'image que sur les bords. Où l'on ressent le plus d'écart, c'est sur les montées où Slick fonctionne toujours aussi bien alors que la stabilisation de la Gopro 6 ne va pas gérer correctement les mouvements de balancier horizontaux (voir début du film ci-dessous). Idem pour les mouvements de traveling horizontaux où Slick est fluide et bien horizontal alors qu'avec la Gopro 6, ça tangue dans tous les sens.

Conclusion : la stabilisation de la Gopro 6 fait le job sur son utilisation essentielle, la descente, sur les mouvements verticaux, ce n'est donc pas du tout un gadget, c'est une solution de stabilisation parfaitement exploitable, mais elle a ses limites sur les mouvements horizontaux et est globalement moins fluide que Slick, qui, lui, fonctionne parfaitement dans toutes les situations.

Pour comparer, voir le film ci-dessous qui est le résumé de notre session dans le Queyras, avec un mélange d'images issues de la Gopro 6 stabilisée (en 2,7K) et de ma Gopro 3 (en HD) avec le Slick. Pour reconnaître la caméra en action, il faut regarder le guidon : le GPS au milieu, c'est moi, donc stabilisation Slick, et le GPS sur la droite, c'est mon collègue, donc stabilisation Gopro 6. 

Par rapport aux possibilités de Slick, je n'ai testé que le mode 1 de stabilisation, le plus adapté pour le VTT, mais il faut savoir qu'il existe deux autres modes de stabilisation pour d'autres usages :

 

A noter également une fonctionnalité que j'aurais aimé tester, mais je n'ai pas eu le temps de m'y pencher pendant notre séjour dans le Queyras, c'est le mode timelapse, qui permet de réaliser des timelapses rotatifs. Moi, qui adore les timelapses, faut absolument que je regarde cela prochainement, je sens que ça va bien me plaire.

Conclusion

Ce Slick se sera fait attendre, mais je ne suis pas déçu du tout du résultat, au contraire, j'ai été conquis par la qualité de la stabilisation et du produit en général. Il y a maintenant les vidéos que je faisais avant Slick et celles que je réalise avec Slick. Il n'y a pas photo (ben, non, c'est de la vidéo :P ), c'est beaucoup plus agréable à regarder et je n'imagine plus maintenant filmer sans Slick (d'ailleurs, le jour où j'ai été à cours de batterie, j'aurais pu poursuivre avec la Gopro sans Slick, mais non, je savais que je n'allais plus avoir la même qualité d'image, j'ai préféré arrêter de filmer et passer le relais à mon collègue avec sa Gopro 6).

Un grand bravo à Thomas pour tous les efforts fournis pour arriver à livrer un produit de cette qualité. Ne reste plus maintenant qu'à souhaiter une longue vie à Slick ... et aller faire de nouveaux films !

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 10:33

Comme chaque année, après les vidéos détaillées de chaque journée ou session, voici la vidéo qui résume l'ensemble.

Un grand merci encore à Florian et Camille de Vélorizons pour le guidage, la logistique, les conseils, les bons moments passés ensemble, à Christophe et Florence pour leur accueil chaleureux, les bons repas du soir bien appréciés et les échanges sympathiques tout au long de notre séjour au gîte la Fruitière à Villargaudin.

Merci à tous aussi pour l'assistance technique sur mon vélo, il y avait de quoi faire entre le changement de freins la veille du départ et la déchirure de mon pneu.

Voilà, le trip, c'est fini pour cette année.

A bientôt, pour de nouvelles aventures !

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