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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 21:10

Pour ceux qui n'ont pas eu le courage de visionner les 4 longs films du trip dans les Vosges, voici le résumé, avec en bonus, le bétisier à ne pas louper !

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Published by Jihem - dans VTT Vosges 2015 Trip
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 12:22

En ouvrant les volets, vers 6h15 ce matin, il fait frais, cool, et surprise, le ciel est plutôt nuageux. On ajoute donc la veste de pluie dans le sac, au cas où, et on file au restaurant pour le petit déjeuner. Nous sommes les premiers, c'est calme et copieux, parfait.

On retrouve Florian qui n'a pas dormi à l'hôtel, c'est l'avantage d'être du coin, quoi que, là, c'aurait été l'occasion de profiter de la piscine.

On récupère nos repas pour la journée. Chouette, pour une fois, pas de sandwich, il y a du taboulé, une salade de tomates, du jambon, des chips, du fromage et des biscuits, mais, problème, c'est conditionné dans des petits pots en carton, mais avec des couvercles en carton, juste posés dessus. Impossible de transporter cela dans nos sacs, sans en mettre partout.

Heureusement Akrilite s'est fait une copine à l'accueil et il récupère un énorme rouleau de cellophane pour envelopper et sécuriser chaque pot. On fait donc, une fois de plus, l'attraction devant l'accueil.

On est enfin prêt, il est temps de partir, pour une étape autour de Saint Die, modulable selon l'avancement et notre souhait d'horaire de retour. On vise 14h30 au minibus.

On monte sur les vélos, on sort de l'hôtel, on tourne à droite, et ça monte tout de suite, au bout de 50m, en sous-bois, et quand je dis ça monte, ça monte vraiment. On tient 10 m sur le vélo, avant d'en descendre pour le portage le plus rapide de l'histoire. En plus, c'est un bon portage, bien raide ! Ca, c'est pour les humains du groupe, mais notre extra-terrestre, Akrilite, lui est passé sur le vélo, je ne sais pas comment, mais il est passé ! Bravo !

A froid, ça pique bien et Claude notre doyen, pour une fois que ce n'est pas moi, j'en profite pour le souligner, a besoin de plus de temps pour s'échauffer, donc, pour la suite de la montée, qui s'effectue maintenant sur le vélo, pour une fois, il n'est pas devant.

Assez vite, le soleil refait son apparition, mais il fait encore bon, malgré le coup de chaud dû à la forte montée.

On tourne un peu dans tous les sens dans le massif de la Madeleine, en suivant d'abord la ligne de crête puis en faisant tout un tour.

On rejoint alors un piton rocheux qui marque le début de la descente, avec un début très engagé, où seul Florian passe, c'est chaud !

À part le début bien raide, la descente se fait ensuite sur un single bien sympa. Petitdragon qui filme cette fois avec la cam sur le casque, me colle au train, j'entends sa roue libre bruyante dans mon dos, mais je poursuis sans me laisser distraire, sauf qu'à un moment j'arrive sur une marche suivie d'un gros trou, pas le temps de freiner (et pas envie de me faire emboutir par Petitdragon), je lève donc le guidon, prend un appel et passe par-dessus, ouf, ça passe. J'aurai même droit aux félicitations du kamikaze, en bas de la descente sur les progrès réalisés en descente. Pour un peu, j'en rougirais presque! 

La descente se poursuit sur un chemin qui nous ramène dans la plaine où nous rejoignons Saint Michel sur Meurthe.

Il nous faut prendre un peu de route pour passer la voie ferrée et la 4 voies.

Au moment de prendre un petit chemin dans les champs, il y a une belle clôture et des vaches derrière, mais plus de chemin !

Décidément... On avise un voisin qui part en 4x4, qui se marre en disant que, oui, il y avait bien un chemin, avant, mais que maintenant, il n'y en a plus. Très marrant, en effet.

Pas d'autres solutions que de reprendre un bout de route qui nous conduit à une colline et un parking à l'ombre, car le soleil tape à nouveau, où nous faisons une petite pause barre. J'ai déjà faim, je retrouve mes habitudes, je ne sais pas si c'est un bon signe ou non.

On retrouve le chemin que l'on devait prendre et l'on progresse dans des grosses ornières, au milieu des sapins, le but étant d'atteindre un autre massif, avec une grosse montée en prévision.

Très vite, on voit que le chemin n'est pas entretenu et il se sépare en plusieurs. Le premier se termine en cul de sac. On remonte pour prendre le suivant, qui se termine de la même manière. C'est quoi ce binz ? Nous sommes au pays où les chemins disparaissent.

Florian regarde la carte, il n'y a pas vraiment d'alternative, même par la route, sauf à faire un énorme détour. Il part donc en éclaireur.

Comme il met du temps à revenir, étant proche de la fringale, je suggère d'entamer le casse-croûte. Je commence doucement par les chips. Toujours pas de Florian, aussi j'attaque la salade de tomates.

On commence à se demander s'il n'a pas été dévoré par un crocodile dans les marais. Akrilite tente d'aller à sa rencontre, en partant lui aussi dans la zone marécageuse. Là, on risque d'en perdre deux.

Cela ne me coupe pas l'appétit, mais quand même, ça commence à faire un bout de temps que Florian est parti. Mince, on est perdu et on n'a plus de guide.En plus, personne n'a son numéro de téléphone. Qu'à cela ne tienne, on peut toujours appeler son pote Fabien, dont on a le numéro dans les papiers Velorizons, et lui doit avoir son portable.

Je m'apprête à laisser mon taboulé pour essayer de retrouver les papiers Velorizons, quand Florian refait son apparition, dans notre dos, venant du chemin abandonné précédemment, un baton à la main.

Il nous confirme qu'il n'y a plus de chemin, et que cela va être un peu galère, il vaut mieux manger d'abord. Euh, oui, d'accord, on a un peu anticipé pour tout dire. Akrilite revient et tout le monde se ravitaille, tout en luttant contre les tiques qui n'en croient pas leurs yeux, 14 cuissots à portée de patte, c'est la fête !

C'est alors que Claude nous déclare solennellement qu'il ne poursuivra pas l'étape avec nous cet après-midi. Devant nos airs étonnés, il nous explique qu'il vient de s'apercevoir que son cadre était fissuré à deux endroits, au niveau du triangle arrière. Effectivement, son X-Control a bien souffert et les deux fissures sont bien visibles. Pas de bol. Il rentrera finalement tranquillement par la route, sans dommage, mais le cadre est mort.

De notre côté, après avoir éliminé les vestiges du repas et nous être débarrassé de quelques tiques, nous partons à l'aventure, guidé par Florian qui ouvre la marche, explorant le sol de son baton, tel Gandalf... La barbe et les cheveux blancs en moins.

Cela commence par un vrai marécage où très rapidement mon pied gauche disparaît complètement dans la fange, sous les grandes herbes. Pour tout dire, on ne sait pas trop où l'on met les pieds, mais vaut mieux pas savoir.

Après le marais, les grandes herbes, puis une sapiniere, avec des troncs en travers, bref, on est à pied, en poussant/portant les vélos, en vrai free-ride dans un épisode digne des meilleurs moments exploration de la Horde. Florian pensait que nous allions râler, mais non, on a l'habitude, les plans où l'on fonce, à pied, le vélo à la main, tout droit dans la jungle quand il n'y a plus de chemin, c'est notre spécialité !

Tout d'un coup, alors qu'on passe près d'un bosquet, Gandalf, euh Florian, d'un coup de bâton magique, troque son bâton contre son Zesty réapparu soudainement, trop fort notre guide !

On retrouve alors un semblant de chemin, qui monte bien, d'où l'on émerge, un peu hirsutes et trempés, après cette séquence Ushaïa.

On finit par enfin rejoindre la trace sur laquelle nous devions passer et là, on va aussi attaquer la grosse montée annoncée. Il fait toujours aussi chaud et ça monte vraiment fort. La montée est longue, je prends mon mal en patience, en montant tout à gauche, ça commence à passer un peu mieux, au bout de 4 jours, il était temps !

On passe du côté de La Culotte avant de rejoindre le massif de l'Ormont par la route des Molières qui correspond à un segment Strava sur lequel on va bien se classer.

Le massif est vraiment très beau. Il y a des conifères, comme partout, mais les sentiers sont un peu différents, un peu plus lisses, avec une terre assez rouge.

On voit que c'est nettement plus fréquenté, il y a d'ailleurs beaucoup de gens qui pique-niquent dans le coin, et les singles sont beaucoup plus marqués. En tout cas, c'est plus roulant et on peut envoyer sur un beau single à flanc de montagne. C'est un de mes coins préférés du trip.

On descend maintenant, assez fort, Florian, Petitdragon et Akrilite devant, moi un peu en retrait et Raph dans mon dos.

A un moment, j'arrive pleine balle sur un petit fossé, pas d'autre choix que de sauter pour le passer, l'atterrissage est un peu rude, mais dans mon dos, j'entends un grand bing et je me dis que Raph a du bien sauter aussi et a peut-être tapé la pédale. Pas possible de me retourner pour voir, il y a un virage à venir et plein de rochers dans tous les sens, faut que je regarde où je pose les roues. C'est le bas de la descente, je me retourne donc, mais Raph n'est pas derrière moi. Je dis aux autres que j'ai entendu un sale bruit et qu'il a dû se prendre une gamelle. Effectivement, Marc arrive et confirme la chute. Raph Terminator serait debout. Florian remonte et après quelques temps ils reviennent, Raph encore bien arrangé, avec une nouvelle (grosse) pizza au coude et une autre au genou dans le même secteur que celle du deuxième jour. On lui donne un peu d'Arnica et Florian désinfecte, mais ç'est bien sanguinolant quand même. D'après ses explications, il a bien sauté le fossé également, mais à l'atterrissage, il a perdu un côté du guidon qui a tourné et il s'est crashé derrière.

Vu l'heure, Florian nous propose de descendre sur Saint Die, ce que nous faisons, via un chemin dans une sorte de canyon assez piégeux, avec beaucoup de dévers, de gadoue au milieu, des arbres et des racines sur les bords. Plusieurs auraient mis la main par terre, y compris Florain, pour des demi-chutes, bon, comme c'est la fin, c'est l'armistice, maître Jihem passera l'éponge dans les stats sur toutes ces demi-chutes.

Ca descend vite et rapidement, on rejoint Saint Die, que l'on traverse. Au passage, on va encore trouver (enfin, façon de parler) un chemin disparu. Puis on arrive au minibus. A ce moment là, arrive une voiture rouge, avec un haut parleur, annonçant haut et fort "Mesdames, messieurs, ne rater pas ce soir dans votre ville ... les cascadeurs, en tournée spéciale ! ". J'ai cru qu'ils voulaient recruter Raph, j'étais mort de rire. 

Marc, Raph et moi nous arrêtons au mini-bus, pour le ramener ensuite à l'hôtel après avoir démonté nos vélos, tandis que Florian, Petitdragon et Akrilite vont à l'hôtel à vélo.

Le démontage des vélos est un peu fastidieux, mais tout rentre dans les housses et on rejoint à notre tour l'hôtel où l'on retrouve également Claude, revenu sans encombre par la route. On prend une dernière douche, on charge, je m'enlève une dernière tique, on salue et remercie Florian pour son guidage, et c'est l'heure du retour sur Paris, l'esprit plein d'images et de souvenirs, les cuisses douloureuses mais satisfaits d'avoir été au bout et d'avoir passé de bons moments ensemble.

 

Statistiques

Distance : 39 km pour les uns et 43 km pour les autres

D+ : 1300m (Strava)

Moyenne : 10,8 km/h

Vitesse maxi : 51,5 km/h

Chutes : 1 pour Akrilite, 1 pour Raph

 

 

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Published by Jihem - dans VTT 2015 Vosges Trip
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 18:12

Après une bonne nuit à l'hôtel, on se retrouve à 6h45 au restaurant pour un petit déjeuner complet qui ravit tout le monde.

On récupère nos casses-croûtes du midi, sandwich et banane, puis nos vélos, et après avoir laissé nos bagages au transporteur, c'est parti pour la troisième journée.
 
Très vite, on emprunte un petit chemin à l'ombre, dans les bois. Il fait frais, c'est agréable. On passe devant une tente plantée au bord du ruisseau, ce sont aussi des cyclistes, mais ils bivouaquent, eux. Un peu plus rustique que nous...
 
Cela monte bien maintenant pour rejoindre Bruyères. On galère un peu pour trouver le départ d'un chemin, remplacé par un immeuble. Visiblement, ici, tout le monde se moque des chemins qui, comme on le verra plus tard, ont une fâcheuse tendance à disparaître.
 
On retrouve le chemin quelques rues plus loin, et l'on quitte Bruyères pour attaquer une nouvelle grosse montée, pour changer. Je suis un peu mieux pour l'instant, mais je fais bien attention à ne pas me mettre dans le rouge.
 
Très vite, on prend un peu d'altitude et l'on en profite pour faire une petite photo.
 

On rejoint ensuite la roche du Grand Tétras, un piton rocheux un peu escarpé, équipé d'échelles.

 

Raph ayant à nouveau des problèmes de dérailleur, Akrilite va à nouveau montrer ses talents de mécano, tout comme Florian, avec un changement de dérailleur (Raph avait tout prévu) en pleine nature.

On repart pour une montée et un chemin de crête en montagne russe. On arrive à un autre rocher, nous rappelant Fontainebleau. Il faut se pencher pour passer. En fait, c'est un cul de sac, mais un petit sentier aérien mène à un piton rocheux offrant une vue sur la forêt.

On va alors attaquer la descente, mais le début est très chaud, pente abrupte, marches d'escalier. Florian se lance, complètement derrière sa selle, et passe brillamment. Ça calme tout le monde. On n'a pas le niveau pour passer et on y va donc à pied, tant bien que mal, vu la pente.
 
Cela se poursuit par un single assez chaud,  mais nettement plus facile, à flanc de montagne.
 
S'en suit une belle descente dans la vallée, on se fait plaisir.
 

En bas, on fait une pause au bord d'une jolie mare, pas loin d'une batisse qui semble abandonnée.
 
On est bien à l'ombre. On mange des barres et on recharge les batteries des caméras.
 
C'est là, qu'on va croiser le seul vététiste du circuit, un type du coin, équipé léger, même pas un sac à dos, qui envoie bien.
 
Dans la mare, il y a quelques poissons qui se baladent.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A notre tour de repartir. On prend alors la route en descente vers un hameau, avant de commencer à monter un col par la route. On est au frais, le pourcentage n'est pas trop fort, mais cela ne nous empêche pas, avec Marc, d'être un peu lâchés. Ça roule bien devant !

Ça se corse ensuite, quand on quitte la route pour emprunter un chemin bien raide. La montée est longue mais on prend vite de la hauteur.

On profite d'un escarpement rocheux pour prendre des photos de la vallée et, en face, des montagnes d'où l'on vient.
 
 
La montée n'est toujours pas finie et le plus dur reste à faire. Comme on l'avait lu sur la carte de Florian, c'est bien maintenant à un portage auquel on a droit, et quel portage ! C'est super raide, avec des rochers et des racines, et évidemment en plein cagnard. En plein milieu de journée, ça tape très fort et on transpire abondamment.
 
 

Finalement, après un gros effort, on finit par arriver au sommet. On trouve un coin pour manger, à l'ombre, au milieu des rochers,  avec un souffle d'air salvateur.

 

La vue est superbe, il fait bon, on mange, tout va bien, non ?

On resterait bien encore un peu, mais l'étape n'est pas finie. On repart donc sur la crête, sur un chemin bien sympa. La suite est une belle descente sur des singles comme on aime. Pas de bol, Petitdragon, comme moi, qui venons de changer nos batteries de caméras, avons avancé d'un cran de trop dans le menu de nos Gopro et nous nous trouvons en position photo au lieu de caméra, ratant ce passage vraiment sympa, un des meilleurs du trip.

Claude, qui jusque là avait été prudent en descente nous fait part d'une petite chute que personne n'a vue. Ce sera le seul à tomber aujourd'hui pour une journée nettement plus calme que la veille en terme de péripéties.
 
Après cette belle descente, on va remonter de l'autre côté de la vallée, sur un premier mamelon, sans monter au sommet, faisant le tour en continuant de monter légèrement, avant de redescendre un peu pour rejoindre un deuxième mamelon. Le répit est de courte durée, car ça repart pour une grosse montée, avec un nouveau portage, avant une belle descente sur St Dié, et plus précisément sur La Bolle, notre super hôtel résidence de vacances.
 
La bonne surprise, c'est la super piscine, je l'attendais depuis le début de nos trips, en 2013, celle là. On récupère vite les clefs de notre chalet (trop cool, avec terrasse donnant sur le Kemberg) avec Petitdragon, on se douche et hop, on enfile les maillots et c'est parti pour la piscine, avec d'abord un petit tour par le jacuzzi qu'on n'arrivera pas vraiment à mettre en route, tant pis, l'eau est trop chaude, on est mieux dans la piscine, où je vais rester une heure dans la flotte.
 
Akrilite nous rejoint et vient barboter un coup, tandis que Raph n'a pas son maillot et doit rester au bord de la piscine. A un moment, on est tous sur les chaises longues, bien alignés, et tous avec nos portables à la main, des vrais geeks !
 
En repartant, on retrouve Marc dans le jacuzzi, avec plein de bulles. Il a été moins nul que nous, il a réussi à le faire marcher. Du coup, Petitdragon va tester les bulles. Je les laisse là. On apprendra après que Petitdragon resté seul, a vu débarquer un troupeau de vieilles. Il a pris peur et s'est barré aussitôt.
 
Pendant ce temps, Claude a roupillé 2h dans son chalet, histoire de bine récupérer.
 
On a alors fait un ping pong avec Akrilite, tandis que Petitdragon, épargné par les vieilles, jouaient aux fléchettes avec Raph. C'est seulement le lendemain qu'on s'est aperçu qu'il y avait aussi un billard et un baby-foot, dommage, il y aurait eu de quoi s'amuser !
 
L'heure de l'apéro, offert, arrivant nous nous sommes rendus au bar terrasse, bien blindé, et sommes allés boire nos bières sur la terrasse inférieure, plus calme. Pour ue fois, j'ai pris une bière que j'ai appréciée de bout en bout, étant encore complètement assoiffé.
 
Repas sympa ensuite, dans une salle un peu bruyante, avant de rentrer nous coucher. Mais en chemin, on a croisé un nain, qui forcément, nous a fait penser à Bbanpc, malheureusement bloqué chez lui avec sa fracture du bassin.
 
Juste après, je trouve un taille-haie laissé là par un jardinier et lance d'idée de sortir les Gopro pour un remake façon Horde de massacre à la tronçonneuse. Cela inspire l'autre nain, Petitdragon, qui débauche Akrilite pour aller faire une photo de psychopathe (faisant suite à une longue série d'échanges de oufs sur notre forum). Autant dire que la photo étant prise juste devant l'entrée de l'accueil, cela a déclenché l'étonnement des gens qui passaient, et un énorme fou rire de notre côté.
 
Voilà le résultat (spécial dédicace à notre nain voltigeur malheureux) :
 
 
Après avoir un peu profité du frais sur la terrasse du chalet, on est allé se coucher, prêts à aborder la dernière journée du trip, déjà.
 
Statistiques
 
Distance : 46 km
D+ : 1381 m (Strava)
Moyenne : 11,6 km/h
Vitesse maxi : 52,2 km/h
Chute : 1 pour Clogav
 
 
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Published by Jihem - dans VTT 2015 Trip Vosges
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 07:45

Ce matin, en prévision de la grande étape, et vu la grosse chaleur, on a décidé de partir plus tôt, donc petit déjeuner à 7h pour un départ vers 8h.

Il fait déjà bien chaud dans la salle de restauration, mais cela ne nous empêche pas de bien manger, il faut prendre des forces.

On file préparer les vélos, mais pas de chance, celui de Raph est à plat.

 

Après réparation, on part enfin, avec un peu de route pour s'échauffer, puis rapidement on emprunte un sentier, à l'ombre, au frais, dans les grandes herbes.

Un petit ruisseau bloque le chemin. Le guide et Petitdragon passent tout droit, mais le gué est profond, les pieds sont sous l'eau et donc les chaussures sont déjà trempées de bon matin. Prudent, j'avise une passerelle qui permet de contourner l'obstacle, au sec. Les autres me suivent, bien content d'éviter le bain forcé, on n'est pas des bourrins, nous !

A la sortie du chemin, soit 3,5 km après le départ, nouvelle crevaison pour Raph. Il commence fort ce matin (et ce n'est que le début...). On répare sous les fenêtres d'une maison, aux volets fermés, mais qui s'ouvrent rapidement, les habitants se demandant ce qui se passe devant chez eux.

C'est à ce moment que je m'aperçois que j'ai oublié de lancer Strava. Je répare donc mon oubli, mais il me manquera ces fameux 3,5 km.

En attendant Raph, on voit passer un camion de nettoyage de rue comme en ville, alors que nous sommes en pleine campagne. On rigole en disant que Velorizons fait bien les choses, en nettoyant les chemins juste avant notre passage.

On rigole moins ensuite quand on attaque une grosse et longue montée, sur une piste en plein soleil. On vire vite les casques, difficilement supportables en montée avec cette chaleur. Akrilite vient nous filmer sous le nez et passe tout le monde en revue, tellement il est facile.

On monte maintenant au milieu des genêts en fleurs dans des prairies bien dégagées qui nous permettent de constater que l'on a déjà bien pris de l'altitude. Avec Petitdragon, on s'arrête pour prendre quelques photos, le paysage est vraiment superbe.

La montée se poursuit maintenant sous les sapins, c'est mieux pour la chaleur, et on déloge un faon qui s'enfuit maladroitement devant nous.

On profite d'un point de vue sur le Honeck, le point culminant des Vosges lorraines, pour faire une petite pause. Nous sommes sur une crête, aux environs de 1000 m.

On remet les casques pour la suite, une succession de montagnes russes, en partie sur chemin mais surtout sur piste.

J'ai déjà un peu de mal dans les montées mais ça va encore.

Petitdragon se fait une petite frayeur en bas d!une descente sur piste, prise à pleine vitesse, quand, dans le dernier virage, il sort large et se retrouve dans des ornières piégeuses.

On poursuit par un sentier où je commence par taper le dérailleur contre des rochers entre lesquels il faut se faufiler, mais pas de dégâts.

Au bas de cette descente bien sympa, il y a un fossé et encore un mini pont pour rejoindre une route bitumée. Petitdragon qui arrivait comme une balle, a vu l'obstacle au dernier moment et a réussit à passer miraculeusement, en sautant par dessus le fossé au dernier moment. Il me fait signe quand j'arrive à mon tour, je ralentis et ça passe.

Raph qui arrive un peu trop vite derrière, le nez dans le guidon, ne nous entend pas crier et ne voit pas le trou, c'est fatal, la roue passe dans le trou et derrière c'est l'OTB parfait. Le vélo va bien, mais le genou, gauche (mais faut -il le préciser ?), est en sang, avec une bonne pizza. On désinfecte à l'ombre d'une maison car sur le bitume, ça commence à bien chauffer.

On se rapproche du lac de Gerarmer, mais plutôt que de prendre la route, on prend un petit chemin parallèle. L'idée en soi est louable, sauf que ledit chemin n'est absolument pas roulable, à part pour Akrilite qui s'éclate. C'est une succession de pierres dans tous les sens, plus ou moins planquées sous l'herbe, avec de la boue et des flaques, un peu partout. Un plaisir !

On est le plus souvent à pied, poussant le vélo. Ce n'est clairement pas la partie que j'ai le plus appréciée du circuit. D'ailleurs, à un moment, je coince la pédale entre deux rochers, et évidemment je n'arrive pas à déclipser quand je bascule sur la gauche, pour finir couché contre un rocher, rayant un peu la fourche au passage. Raph, par solidarité, en profite pour faire la même chose, lui aussi sur la gauche, comme d'hab', pour sa deuxième chute de la journée, heureusement, sans dégât celle-ci 

On arrive enfin à Gerarmer, jolie petite station, puis au lac où l'on va remplir les sacs à flotte (pas dans le lac directement, faut pas pousser, mais dans des sanitaires) et faire une petite pause au bord du lac. Akrilite trempe les pieds dans le lac, attirant un poisson, bientôt imité par Petitdragon, tandis que nous prenons des photos et une petite barre en prévision de la grosse difficulté à venir, la montagne juste en face de nous qu'on doit gravir avant le repas, sinon, après, on ne montera jamais, surtout avec cette chaleur.

On a un peu rechargé les accus, on serait bien resté là, on est très bien, mais il faut repartir car l'étape est loin d'être terminée.

On repart donc par un petit chemin très accidenté au bord du lac, impraticable à vélo, donc portage obligatoire, mais le chemin est joli, au bord de l'eau et évite la route.

On rejoint quand même la route au bout du lac, pour prendre la rive opposée et attaquer la montée. Cela commence comme un col, sur bitume, au milieu des maisons, mais très vite, on prend un chemin qui coupe dans les herbes entre les maisons. Akrilite est le seul à monter un bon bout sur le vélo, avant de faire comme tout le monde, pousser le vélo, en plein caniar, avec un pourcentage bien costaud. Là, franchement, on en a bien bavé entre porter le vélo dans ces conditions et l'assaut du soleil (32° à l'ombre ... mais on était pas du tout à l'ombre, un vrai four, au contraire). Heureusement, on a fini par rejoindre la route et on a poursuivi l'ascension plus tranquillement, enfin, c'est vite dit, car la montée était longue et en grande partie au soleil. Akrilite est redescendu pour nous filmer en plein effort, le bougre !

Enfin, on atteint le sommet, avec une belle table de pique-nique qui nous attend.

J'ai tellement chaud et le ventre tellement ballonné, avec toute cette flotte avalée, que j'ai du mal à tout manger, mais Akrilite le nettoyeur se charge des restes, pour son plus grand bonheur.

Après une telle grimpette, il y allait forcément y avoir de la descente, et effectivement c'était le cas, avec une descente en plusieurs parties, ponctuées par quelques traversées et remontées pour passer d'un chemin à l'autre. Beaucoup de caillasses dans ce secteur, des sortes de galets blancs, en bonne épaisseur par endroit, qui roulaient sous les roues, rendant le pilotage du vélo un peu flottant. Là encore, j'ai apprécié le Rocky Mountain pour sa tenue, même s'il a été bien secoué quand même par moment. Fallait pas s'emballer et partir trop vite sous peine d'avoir du mal à tourner plus bas ... sauf pour Petitdragon et Akrilite qui lâchaient les freins comme si de rien n'était !

Dans une des descentes, Raph, devant moi, essaye de suivre dans l'ordre, Florian le guide, suivi de Petitdragon et Akrilite. Le chemin est composé d'une piste droite et d'une piste gauche. Sur celle de droite, une grosse branche dépasse à hauteur du cintre. Akrilite l'évite et passe sans encombre, mais devant moi, Raph, ne l'a visiblement pas vu, et quand il se la prend, il est projeté sur le côté gauche, encore et toujours, pour une belle valdingue dans les caillasses. Aie, j'ai peur pour Raph, je crains que cette fois, il y ait une blessure à la clé, mais non, le gaillard est solide, il se relève un peu secoué, mais sans nouveau bobo apparent, et me confirme au passage que le vélo est Ok également. Ouf, je respire, il m'a fait peur sur ce coup là.

Il repart dans la foulée, mais le chemin est toujours plein de caillasses et après cette grosse chute, la confiance n'est plus là, et immédiatement, la sanction arrive 50m plus bas, avec la quatrième chute de la journée pour Raph, avec une perte de contrôle du vélo dans les caillasses, pour une gamelle, sur le côté droit cette fois. Toujours rien pour Terminator qui se relève encore une fois sans dégât, prêt pour la suite de l'aventure. 4 chutes dans la journée, après les 2 crevaisons du matin, je crois que Raph, cette fois, le chat noir a changé de propriétaire !

Heureusement, on arrive en bas des descentes, un peu de répit pour Raph.

On en profite pour traverser la Vologne sur une passerelle ... avec des rambardes, pas de souci.

  

Puis on traverse une coupe de bois, toute fraîche, avec énormément de branches au sol. Afin d'éviter tout problème avec les branches dans les rayons ou les dérailleurs, on passe ce secteur à pied, en poussant le vélo.

On attaque ensuite une nouvelle bonne montée, par la route, mais à l'arrière du peloton, Raph signale un problème technique. Son dérailleur n'a visiblement pas apprécié la grosse chute. Il faut changer la patte de dérailleur car elle est complètement tordue. Mais cela ne suffit pas, le ressort du dérailleur est complètement détendu. La réparation est longue pour notre valeureux mécano Akrilite, bien assisté de Florian, tandis que plus haut, à l'ombre dans le bois, le reste de la troupe récupère un peu.

j'imite également la position de Marc, très bien pour nos dos douloureux, laissant une belle marque humide sur le bitume en me relevant quand, enfin, Raph et ses mécanos (ça pourrait faire un bon nom de groupe, non ?) nous rejoignent.

On reprend la montée, mais les muscles sont froids, c'est dur de s'y remettre. Au sommet, on va suivre un peu la crête, puis descendre une partie plus herbeuse, puis des bois. Après une descente qui tabassait un peu, sur la piste qui suit, étant avant dernier, et les autres tous partis devant, je me retourne pour attendre Marc que je ne vois pas derrière. J'attends, mais ne le vois toujours pas arriver. J'essaye de l'appeler, mais son téléphone est sur répondeur. J'espère qu'il n'est pas tombé dans la descente. Je décide donc de faire demi-tour et arrive au pied de la descente quand je le vois se diriger vers moi sur son vélo. En fait, il avait perdu un verre de lunette dans la descente et il ne l'a pas retrouvé, dommage !

On repart pour rejoindre les autres qui, à leur tour, avaient fait demi-tour, avant d'arriver à une ferme que l'on va traverser, avec deux chiens, heureusement pour moi, bien attachés, avant d'attaquer une longue descente sur une piste large, très roulante, au milieu des prés. Ca file et on est vite en bas, au fond de la vallée. Il me semble que c'est là que l'on refait le plein de flotte, chez un vieux, dans son garage tout frais, prêt à nous offrir des bières, avant de repartir de plus belle, pour une nouvelle montée dans les bois.

Ca devient vraiment dur pour moi, à chaque montée, je suis lâché, j'en ai ma claque, overdose de vélo, je me demande pourquoi je paye pour souffrir autant ! Bref, j'ai hâte d'être arrivé, mais l'étape n'en finit pas, tout comme les montées.

Un peu plus loin, nouvel arrêt pour Marc qui a un problème de plaquette de frein. Effectivement, il freine sur les pinces, il faut donc changer les plaquettes. Nouvelle pause qui va faire du bien pour récupérer un peu.

On arrive enfin à Bruyère, normalement ville étape d'après le topo, sauf qu'en fait l'hébergement est plus loin à 6 km. Florian nous propose d'aller voir la montagne des fourmis géantes, mais je vois que cela va encore monter, j'en ai ras la casquette du vélo pour aujourd'hui, je ne demande qu'à poser le vélo et prendre une bonne douche, et surtout boire un grand coup, et surtout pas de la flotte du sac à flotte, avec ces pastilles sucrées qui me donnent une soif pas possible et me rendent la bouche toute sèche et la langue comme un bout de bois.

Je discute avec Florian pour finir par la route, avec Raph, qui a vécu aussi une journée difficile. C'est du bitume, c'est facile, et c'est avec un énorme soulagement que l'on arrive enfin à l'hôtel.

L'hôtel est très bien, récent, et la patronne bien agréable à tout point de vue, n'est-ce pas Raph ? On a à peine récupéré les clés des chambres, du garage à vélo et du local à jet d'eau que les autres rappliquent ... sans avoir vu de fourmi géante, soit dit en passant, mais bien contents de leur petit parcours supplémentaire.

On rince les vélos, on se prend une bonne douche et on file au restaurant, pour boire un bon coup (Perrier citron encore et bière), avant un petit repas en terrasse bien sympathique et bien arrosé. Incroyable, Akrilite cale sur le dessert, une sorte de cramble/crème à la banane. C'est le monde à l'envers ! N'aimant pas laisser des restes, il se force et réussit à terminer son assiette.

La patronne propose de la gaze à Raph, pour panser ses plaies, mais à son grand regret, il n'aura pas droit à des soins particuliers !

C'est finalement, bien fatigués, une fois de plus, que l'on va se coucher en se disant qu'on a fait, a priori, le plus dur. Florian, de son côté, part dormir chez Fabien (vous vous souvenez, le guide prévu initialement) afin de débriefer un peu sur la trace.

 

Statistiques

Distance : 70 km

D+ : 1850 m (Strava)

Vitesse maxi : 56,2 km/h pour moi et 61 km/h pour Akrilite

Moyenne : 11,3 km/h

Chutes : 1 pour moi, 4 pour Raph

Crevaisons : 2 pour Raph

 

 

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Published by Jihem - dans VTT Vosges 2015 Trip
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:34

articipants : Akrilite, Clogav, Jihem, Mmarc, Petitdragon999, Raph

Ayant dormi avec la fenêtre et les volets grands ouverts, tellement il faisait chaud la veille au soir, c'est donc avec la lumière du jour se levant que nous nous sommes réveillés, Claude, Marc et moi. Du coup, on était un peu en avance sur l'autre chambre au petit déj', puisqu'on les a croisé alors qu'on repartait.

Une fois tout le monde rassasié (n'est-ce pas Akrilite ?), on a pu récupéré les vélos pour démarrer ma séquence bricolage favorite : le remontage des vélos. Y avait la place devant l'hôtel, on s'est un peu étalé :

Raph et son Engine Labs collector :

Mmarc et son Lapierre X-Control :

Akrilite et son Canyon Lux :

Clogav et son Lapierre X-Control 2006 (RIP) :

Jihem et son Rocky Mountain Altitude (vous remarquerez mes gants de pro ... bon, ok, il n'y a que les gants de pro pour la mécanique, mais vu de loin, comme cela, on y croirait presque) :

Manque une photo de Petitdragon et de son nouveau DeVinci Troy, vu que c'est lui qui prenait ces photos, mais on aura l'occasion de le voir plus tard son Troy, vu qu'il l'a pris sous toutes les coutures !

Le temps de régler les vélos, garer le minibus sur un parking gratuit, et on filait à la gare pour le RV avec le guide ... sauf qu'on avait une heure d'avance et qu'il faisait déjà super chaud ! On s'est donc trouvé un coin à l'ombre pour patienter. Au bout d'une heure, on a vu une camionnette pour nous, mais contrairement à ce qui était annoncé, notre guide n'était pas Fabien, mais Florian, ce qui ne nous a pas plus perturbé que cela, vu que l'on ne connaissait ni l'un ni l'autre ! On l'a suivi jusqu'à notre parking où l'on a donné nos bagages à l'hôtelier qui, en échange, nous a donné nos repas de midi. Ah tiens, un changement par rapport à nos expériences passées avec Vélorizons, avec gamelles et salades maison concoctées par le guide. A l'usage, les sandwichs étaient bons, mais ça ne valaient pas les petites préparations des années précédentes, plus complètes et plus adaptées pour le vélo.

Florian, nous a expliqué que c'était son premier groupe itinérant (mais il faut bien commencer un jour, et on espère ne pas lui avoir rendu la tâche trop difficile), qu'il n'avait donc jamais fait le circuit de A à Z, le traceur étant son pote Fabien, celui qui était prévu initialement (pour ceux qui suivent) mais que étant du coin, il connaissait la plupart des massifs empruntés. Cool.

C'est donc vers 11h, sous une chaleur accablante, que le peloton s'est mis en route, avec peu de temps pour échauffer les muscles, avant d'attaquer très rapidement, comme d'hab', une grosse montée de la mort. Départ par un raidar sur bitume, du genre qui pique bien, surtout après 2 km de vélo, avant de se transformer en piste moins pentue et plus régulière dans le massif du Kemberg (à prononcer Camber et non à l'allemande). On monte dans les sapins, relativement à l'abri du soleil, heureusement, car la montée est longue. On croise de nombreuses pistes de DH et autres singles prometteurs.

La montée se poursuit et on commence à bien transpirer, mais c'est loin d'être fini, et au contraire, cela va empirer avec un portage assez terrible, qui s'avérera plus haut être un gros raccourci, non prévu initialement. Ce qui veut donc dire, qu'au lieu de suivre la piste à flanc de montagne, pour rejoindre d'abord la Roche St Martin, qui domine Saint Die, puis la crête, on a coupé tout droit dans la pente, en portant, difficilement, les vélos, pour arriver directement sur la ligne de crête, en nage, essouflés et déjà bien calmés !

A droite sur la photo, Florian, notre guide, avec son Zesty.

Etant arrivés beaucoup plus haut que la Roche Saint Martin, on est quand même redescendu un peu, mais juste pour aller voir un point de vue depuis une autre roche, pas très loin. Le chemin sur la crête était assez accidenté, avec pas mal de rochers en grès, la spécialité du coin, avec les galets et le sable, sans oublier la boue, mais ça, on aura l'occasion d'en reparler.

Vue sur Saint Die depuis la crête :

Au retour du point de vue, j'ai bloqué juste au-dessus d'un passage un peu scabreux entre les rochers, du coup Akrilite qui me suivait, arrive à ma hauteur, mais n'ayant plus de place pour poser ses pieds, de peur de m'écraser le pied, préfère me tomber dessus, se couchant contre moi, pour une chute de concert sur le côté, contre un rocher (voir la vidéo). Merci Akrilite !

On poursuit sur la crête où l'on passe devant un tremplin de décollage pour les parapentes, juste au-dessus de Saint Die. On fait une petite pause qui se transforme vite en séance photo, le show Troy ne faisant que démarrer.

Vue sur Saint Die et derrière le massif de l'Ormont où nous passerons le dernier jour :

Le fameux tremplin :

 

Pettidragon et son Troy sur le tremplin ... mais dans le bon sens :

Oh, qu'il est beau ce Troy !

Ouais, mais mon Rocky est pas mal non plus !

Même que là, à la pause repas, on le voit encore mieux :

On a donc poursuivi sur la crête jusqu'à la Roche d'Anozèle, pour un pique nique dans les rochers, avec une vue royale, mais toujours sous un soleil de plomb !

Ah ben, tiens, le retour du Troy !

Après la pause bien méritée, il est temps d'attaquer la descente. Attaquer est le terme approprié car ça démarre fort, rochers, grosses marches, épingles. On y va prudemment, à pied quand nécessaire, car c'est la première descente et celle là est plutôt du genre trialisante. Petitdragon ne déclipse pas entre deux pierres et se couche sur le côté. Marc, frôle la correctionnelle, limite de l'OTB et se rattrape comme il peut, ouf !

Le passage difficile est derrière nous maintenant, et on a droit à un beau single à flanc de montagne, au milieu des sapins, c'est top ! Pile poil ce que l'on était venu chercher ! Le premier tronçon est assez étroit et en dévers, faut pas se rater, surtout qu'il y a quelques rochers ou racines de temps en temps, puis on passe dans une coupe, avec une vue plus large et là, c'est génial !

Sur la fin du single, il y a un passage un peu humide avec des rochers, puis une petite pente pour rejoindre la route en passant par un petit pont au dessus d'un fossé. Marc s'engage, bute sur un petit tronc caché dans l'herbe et part sur l'avant pour finir sur le dos dans l'herbe, avant de glisser, couché au fond du fossé ...puis de gigoter dans tous les sens, car sous l'herbe il y a de la flotte, et il a le postérieur trempé ! On est tous morts de rire, une chute digne de Vidéo gag qui va directement aller dans le bétisier.

La descente se poursuit par une alternance de pistes et de chemins, en suivant le GR533, en montagne russe, à flanc de montagne. On poursuit par une longue descente dans la pierraille, ça secoue pas mal, mais le Rocky est dans son élément et ça passe sans problème.

On arrive assez vite à Corcieux, notre village étape ... sauf que ce n'est pas fini, il reste une boucle à faire, mais avant, on va se prendre un petit rafraîchissement en terrasse de notre hôtel (tournée de Perrier citron ... sauf Raph au Coca), puis on remplit les sacs à flotte, avant de partir faire la boucle.

J'hésite à faire cette boucle, j'ai un vrai coup de chaud cet après-midi avec un énorme mal de crâne, et je suis un peu cramé. Je me force un peu et suis le reste de la troupe, mais, dès que ça monte, je ne suis plus, je suis planté, je n'avance pas. 

Alors qu'on roule sur un chemin agricole, sans grosse difficulté, mais avec pas mal de caillasses quand même, j'entends un pschittt et je reçois des projections liquides sur le mollet. Damned, j'ai crevé. Je ne suis pas inquiet étant passé en tubeless juste avant le trip, et tout le monde me disant qu'avec ça, on ne crevait plus.

J'alerte les autres, on regarde, ça gicle toujours mais le trou est large et ne se rebouche pas malgré les efforts des uns et des autres pour regonfler, faire tourner la roue. Finalement, j'en suis réduit à mettre une chambre. Pas de bol, pour ma première crevaison en tubeless, ça se termine comme avec une chambre, ça valait le coup que je me casse les pieds à monter cela et à embêter tout le monde pour les conseils !

Je m'accroche pour la suite, les montées sont difficiles. On fait le tour d'un mamelon pour prendre un petit chemin descendant plutôt sympa.

La trace se perd ensuite dans les champs et il nous faut couper à travers un champ fauché de frais, erreur fatale, l'herbe s'enroule dans les galets et bloque tout el monde sauf Akrilite (sauvé par le 29" ?). On galère bien à sortir l'herbe comme on peut.

Le chemin ayant à nouveau disparu, on finit par la route les derniers hectomètres, avant de rejoindre l'hôtel,où l'on reboit un coup avant d'aller prendre une douche salvatrice. Après avoir baigné dans sa sueur pendant des heures, ça fait du bien de se sentir propre.

On va alors manger en terrasse, il fait super bon, avec un repas bien sympathique qui ravit les papilles gustatives de notre ami Akrilite qui ne pense qu'à manger. D'ailleurs, remarquant que je ne finis pas toujours mes plats, il va devenir mon finisseur de plat officiel. Vous n'avez plus faim, vous ne savez pas quoi faire des restes dans votre assiettes, appelez vite Akrilite, le nettoyeur, il va vous régler cela tout de suite !

Première étape pas très longue dans l'absolu, mais beaucoup de D+ pour la longueur et surtout une grosse chaleur qui m'a bien rétamé. Je suis inquiet pour la suite, surtout que notre guide nous annonce une étape très difficile le lendemain. Du coup, on ne traîne pas pour aller au lit.

 

Statistiques

Distance : 40,4 km

D+ : 1399 m pour GeoRando

D- : 1198 m pour GeoRando

Chutes : 1 commune pour moi et Akrilite, 1 pour Petitdragon, 1 pour Marc

 

 

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Published by Jihem - dans 2015 Vosges Trip VTT
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