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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 16:42
Participants : Akrilite, Bbanpc, Jean-One et ses potes Gilles et Damien, Jihem, Wikigaby
 
Première sortie pour moi, 3 semaines après le trip, après la semaine intense de CR et de montage vidéo (72 Go à traiter), après les antibiotiques suite aux piqûres de tiques et les inflammatoires pour les genoux qui grincent (fait pas bon vieillir, je vous le dis :191: ). J'ai hâte quand même de retrouver les copains.
 
J'ouvre les volets et contrairement à ce qu'annonçait la météo, non seulement ce n'est pas le beau temps, mais en plus il pleut un peu. Pas bon pour Lomax, ça, surtout qu'il avait du monde chez lui hier soir, un coup à rester sous la couette !
 
Vu que cela se calme vite et que j'ai envie de rouler, je réponds sur le forum à Wikigaby qui s'inquiète, des fois qu'on renonce pour quelques gouttes de pluie, et je pars retrouver Bbanpc au point de RV, sauf que je le croise en chemin, car visiblement, je suis encore en retard de quelques minutes. Moi, qui d'habitude (en dehors du vélo) suis toujours très ponctuel, va falloir que j'investisse dans une horloge dans mon sous-sol vu que je ne prends pas la montre pour rouler et que le téléphone est dans le sac, en fait, je pars au pif :siffle:.
 
J'ai à peine le temps de chauffer mes genoux de vieux qu'on attaque la côte du pont de Bry jusqu'à Champigny. Pas bon pour les genoux, ça manque de lubrifiant. A Champigny, au pont, pas de Lomax, mais comme il n'avait pas posté et vu le temps, on s'est dit qu'il avait vraiment dû rester sous la couette (ce qui fût effectivement le cas, comme on l'apprendra plus tard), donc on a filé jusqu'au Piple. Pas de montée possible au Piple, sans avoir, au préalable, marquer le territoire de la Horde en levant la patte au pied de la côte, comme d'hab'. Je fais mon Lomax, et je râle après cette foutue côte que je n'aime vraiment pas. Bbanpc démarre avec un bon rythme, du coup, je mets un plus gros développement que d'habitude et j'essaye de le suivre, au moins jusqu'au milieu, après, je réduis le braquet vu que cela monte plus et que les cuisses commencent à chauffer, mais je garde un assez bon rythme et finit pas loin derrière Bbanpc, avec, surprise, mon meilleur temps sur cette montée :252: (plus tout jeune, papy Jihem, mais pas encore enterré  :P ).
 
Au-desus du Piple, on retrouve Wikigaby en train de régler sa fourche et on tape la discute un petit coup. Et c'est là, que je m'aperçois qu'il a complètement fondu notre Gaby, je vois d'abord les joues en creux, puis le petit bidou qui a disparu :shock: . Que s'est-il passé ? Hé bien tout simplement un entraînement journalier sur le home trainer associé à une meilleure alimentation depuis le début de l'année. Le résultat est impressionnant et je comprends mieux maintenant les meilleures performances de Wikigaby dans les montées, 17 kg en moins, ça aide ... et ça coûte moins cher que de gagner 2-3 kg sur le vélo, à 1000 € le kg !
 
Vu l'état des forêts, on prend l'allée pour rejoindre la Nationale, mais ensuite, dans le bois, c'est un carnage. Il a encore plu récemment et les sols sont gorgés d'eau, ça déborde de partout et comme on s'y attendait, après le pont du TGV, c'est l'inondation. Deux énormes étangs (on ne peut plus appeler cela flaques, ni même mares) barrent le chemin. Impossible de connaître la profondeur, mais on n'a pas trop envie de tenter la traversée tout droit, des 50 m sous l'eau.
 
 
Pendant qu'on tergiverse, une armée de moustiques passe à l'attaque. Il va falloir tenter quelque chose, on ne peut pas rester planté là. 2 gars devant nous ont tenté à gauche, mais vu les cris, ils ont dû mettre à pied à terre ... ou plutôt sous l'eau. On va donc essayer par la droite. Le fossé est profond, on enfonce à moitié des roues, mais ça remonte et on passe. C'est ensuite très humide, mais ça passe sur le vélo en moulinant. Le retour sur le chemin avec un nouveau passage de fossé est plus épique, c'est encore plus profond. Avec un peu d'élan, c'est bon, ça passe, on a franchit l'obstacle, pendant que les deux gars (a priori des belges vu l'accent, mais aussi parce que j'en ai entendu un dire 'une fois' avec l'accent, donc c'est forcément des belges :P ) continuent de râler, mais contre les moustiques cette fois. C'est vrai qu'ils sont voraces (les moustiques, pas les belges :lol: ) et on se fait également dévorer. 
 
On file donc au Griffon où nous sommes les seuls vététistes, ce qui est très rare. Trop tôt, trop de pluie ?
 
On commence par la Diago, plutôt en bonne état, sauf le dernier virage, bien gras et piégeux, et on remonte ensuite par le single le long de l'Allée Royale. On pense aller faire la mg tec 2 quand on voit arriver Akrilite avec son maillot de la Horde, mais surtout avec son nouveau Jeffsy, Jean-One, lui aussi avec son nouveau Jeffsy (qui a copié qui ?) et ses potes Gilles et Damien que l'on a déjà croisé plusieurs fois.
 
On admire les Jeffsy et comme l'a fait remarquer Bbanpc, ils sont encore plus beaux en vrai, je redistribue les cartes SD, on papote et on se dirige faire mg tec 2 que je n'ai pas faite depuis un bout de temps et qui a bien changé. Par contre, personne ne m'a prévenu qu'il y a maintenant une énorme marche (enfin pour moi) au beau milieu et j'arrive dessus pas super vite, ce qui n'est pas plus mal, mais en même temps, je n'ai pas beaucoup d'élan, donc attention, c'est un coup à faire un OTB. Je suis juste au-dessus maintenant, oulà, mais elle est encore plus maousse que ce que je voyais ! Pas le choix, faut y aller, je balance tout en avant, tire sur le guidon et me mets sur l'arrière, l'avant pique fort du nez, je tire encore plus, la Pike encaisse magnifiquement et je passe avec succès ce traquenard (merci les gars de m'avoir prévenu ;) ). Pas le temps de lever les bras, tel Mar2kfait à l'arrivée d'un sprint imaginaire en pleine forêt, tout content d'être encore sur le vélo, que j'arrive sur des virages relevés avec des bosses, des trous, de la boue, mais c'est quoi cette descente de DH ? ... euh, ben, une descente de DH ... Hum, je comprends pourquoi ce n'est pas ma préférée, en plus elle change à chaque fois que j'y vais, avec à chaque fois, des nouveaux pièges diaboliques Razz.
 
On remonte pour se faire la DH virage relevé, j'apprécie mieux, puis à nouveau Diago (très bien pour moi celle là, avec des toutes petites bosses juste pour sauter gentiment sans se faire peur), puis l'allée Royale, à nouveau, pour descendre par DH Rampage (je ne sais plus laquelle c'est, mais j'y fais mon meilleur temps), puis DH virage relevé (où Gilles ou Damien fait un tout droit dans les arbres) avant de remonter par le single le long de l'allée où je fais aussi mon meilleur temps (... à plus d'une minute du record de Flocycle :shock: ) . Dernière descente avec Si tu freines, t'es un lâche ... tout un programme ... et merde, j'ai freiné !  :lol:
 
Avec Wikigaby et Bbanpc on prend alors le chemin du retour. Bbanpc nous propose (tu vois, je suis honnête Razz) de prendre le single dans le bois pour rejoindre le Piple. Très bonne idée, c'est complètement sinistré, avec des flaques tellement profondes que sur l'une d'elle l'eau passe par-dessus les chaussures et bingo, on a gagné un retour avec les pieds trempés ! Merci qui ?  :120:
 
Au Piple, nos chemins divergent avec Wikigaby et de notre côté, on se dirige vers la descente du Piple, côté grand pré. Les herbes sont tellement hautes qu'on rate l'entrée du chemin. Ok, après un petit demi-tour, mais on descend dans les grandes herbes ... peut-être pleines de tiques (on va presque devenir parano maintenant qu'on s'est fait piquer). C'est limite grattage sous les bras pour Bbanpc  :219: qui évidemment, tourne du mauvais côté en bas (en fait, à chaque fois qu'on l'a laissé devant, il a toujours pris le mauvais chemin, quel poisson rouge celui là ! :top:).
 
Le retour en ville puis le long de la Marne va se faire à bon train (encore quelques meilleurs temps pour moi), avec un Bbanpc en pleine forme, que j'ai du mal à suivre sur la fin, avec le vent qui se met à souffler de face, puis une petite averse dans la tronche, puis mes cuisses qui chauffent (acide lactique). Il est temps d'arriver, surtout que depuis les passages sous l'eau, mes plaquettes/disques font un bruit pas possible (Jihem, le roi du vélo bruyant, mais je fais des efforts, avec des bruits différents à chaque fois ... ou presque) et je n'en peux plus (du bruit).
 
Statistiques :
 
Distance : 47 km pour Wikigaby, 53,6 km pour moi et 63,6 km pour Bbanpc
Moyenne : 16,2 km/h
D+ : 514 m
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:57

Pour ceux qui n'auraient pas eu le temps ou le courage de regarder les vidéos journalières, voici le résumé en vidéo des 3 premières journées (la quatrième, sous la pluie, n'a pas été filmée) de notre trip en Savoie, autour du lac du Bourget du 20 au 23 mai 2016.

183 km et 5 714m de D+ en 3 étapes et demie.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 12:41

Il a plu toute la nuit, et la pluie est annoncée pour ce dernier jour. Le réveil est difficile. Dans la chambre, avec Raph, ce n'est pas la grande motivation, franchement pas envie d'aller rouler ce matin sous la flotte. On va donc prendre le petit déjeuner en tenue civile et on va voir ce qu'en pensent les autres.

Ils ont l'air remonté et motivés, et pour eux, bien sûr, il faut y aller. Je regarde Olivier, il est partant. Cruel dilemme. En même temps, si, avec Raph, on n'y va pas, il va bien falloir rouler de toute façon pour rejoindre le minibus, donc on va quand même se faire tremper, et à l'arrivée, on n'aura pas nos bagages et il faudra attendre les autres, tout en étant trempés, un coup à bien prendre froid. Tant qu'à prendre la flotte, autant aller avec eux, mais, quand même, on s'inquiète pour la descente vu ce qu'il est tombé et ce qui annoncé.

On s'équipe et les autres me chambrent car à ce moment là, il ne pleut pas à l'hôtel. De mon côté, je vois bien qu'il pleut au milieu du lac et qu'on va y avoir droit dans 5', et puis, les montagnes étant encapuchonnées, ça risque pas de partir, et au contraire, c'est là-bas qu'il va le plus pleuvoir. Comme prévu, 5' après, au moment de partir, la pluie arrive. Tant pis, on est prêt maintenant, c'est pas ça qui va nous arrêter. Pour info, Olivier, le warrior local, est en manches courtes !

Au départ, on remarque que le dérailleur de Raph est bien de travers, il a du morfler lors d'une chute, mais visiblement, cela n'empêche pas les vitesses de passer.

On reprend donc les pistes cyclables de la veille pour rejoindre Le Bourget du Lac et prendre la route du relais de la Dent du Chat. On n'a pas prévu d'aller en haut, vu les conditions, mais pour info, c'est 13 km à plus de 10%.

On va donc se contenter de quelques km, qui montent bien, mais encore une fois, sans la chaleur, je monte vraiment mieux, c'est même le matin où je me sens le mieux, malgré la pluie qui redouble. Autant dire que nous sommes très vite trempés. Quand il faut attendre Ned, qui accueille toujours, on essaye de trouver les abris qu'on peut, mais maintenant, on a de la flotte dans les chaussures et les chaussettes étanches font plus ou moins leur boulot (Ok pour moi car chaussettes neuves, pas trop pour Ned avec ses chaussettes plus anciennes), les gants sont imbibés et les impers ne protègent plus grand chose.

On va alors prendre un chemin de traverse, montant, avec pas mal de caillasse.

Je suis toujours bien et pour une fois, je suis devant. A un moment, je ne m'aperçois même pas que les autres se sont arrêtés et je me retrouve tout seul. J'en profite pour manger une petite barre. 

Les autres arrivent enfin et on reprend le chemin. Cela descend un peu maintenant, mais ce n'est plus un chemin, c'est un ruisseau. On se prend de la flotte de partout, et en prenant de la vitesse, on sent vite le froid nous transpercer.

Après avoir monté 500m de D+, Olivier demande ce que l'on veut faire. A l'unanimité, on décide d'en rester là, aucun intérêt, on est tripé de chez tripé. Olivier sort son arme secrète de son sac, des habits de rechange secs. J'ai bien aussi un maillot de rechange, mais il faut enlever la protection du sac, tout sortir, se désaper, se resaper, sous la flotte. Tant pis, ça ira bien comme cela.

Autant en montée, la pluie, n'est pas trop gênante, autant en descente, c'est la cata, surtout pour ceux qui, comme moi et Raph, portent des lunettes. On ne voit pas grand chose avec les lunettes pleines d'eau et avec les projections d'eau dans la figure, ça ne s'arrange pas. Le vent est encore plus sensible avec la vitesse, et étant tripé, c'est une horreur. On descend donc à petite vitesse jusqu'au Bourget, puis on reprend les pistes cyclables jusqu'à Chambéry. On est tellement gelé, que j'en claque des dents. Si on ne se chope pas une bonne crève avec çà, c'est qu'on aura de la chance. Visiblement, on en a eu, car a posteriori, finalement, personne n'a été malade.

Olivier avait prévenu son collègue d'anticiper le retour des bagages.

Au minibus, on récupère donc nos valises, et sous la pluie, à l'arrache, où l'on peut (parking, derrière le mini-bus, dans le minibus, dans un recoin, dans un escalier de secours ...) chacun se désape, s'essuie comme il peut avec des vêtements sales récupérés dans la valise, et remet des fringues sèches, avec plusieurs couches pour bien se réchauffer.

On casse la croûte à l'abri, dans le minibus, en attendant le retour d'Olivier parti cherché sa camionnette, puis c'est le chargement du minibus, sous la pluie, à l'arrache toujours, sans démonter/ranger les vélos dans les housses. Ouf, tout tient, il n'y a plus qu'à rentrer et à affronter les restrictions d'essence (on n'a rien suivi des infos, mais on va vite s'en rendre compte, dès la première station d'essence avec une limite à 30 €)

 

Voilà, le trip s'achève là. Encore une belle aventure, même si on a encore bien tiré la langue, et un bon moment passé avec les copains.

Un grand merci à Olivier pour ses conseils et son guidage, sans oublier les bonnes salades (n'est-ce pas Akrilite ?), et content d'avoir eu un guide qui connaissait bien son terrain, pour adapter le parcours à notre niveau, quasi en live.

Seul regret, ne pas avoir eu plus la caisse, faute d'entraînement suffisant, pour vraiment en profiter au maximum. Frustrant quand même de devoir renoncer à des descentes, mais bon, il faut savoir rester dans ses limites et ne pas prendre de risques inutiles, après tout, on est là pour se faire plaisir avant tout.

 

Statistiques

Distance : 24 km

D+ : 514 m

Moyenne : 11,7 km/h

Vitesse maxi : 47,5 km/h

Durée totale : 3h25

Durée de roulage : 2h

Chute : aucune

 

 

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 08:30

Les vélos ayant dormi à la belle étoile, même avec un gros cadenas, nous n'étions pas rassurés en nous couchant hier soir. Pas étonnant que Ned se réveille aux aurores pour aller vérifier que tout est encore là. Ouf, pas de souci. A Paris, ce n'était même pas imaginable.

Ned a du bien angoisser dans la nuit, car au-delà du fait qu'il a bien ronflé, à un moment, il a poussé un cri de la mort. En fait, il pense avoir revécu sa chute en rêve.

On va prendre un bon petit déjeuner, avec notamment des restes du gâteau moche (désolé, c'est son nom) mais bon, de la veille. La fille qui prépare le petit déjeuner est morte de rire en entendant la conversation des deux nains qui ont partagé le grand lit, l'un croyant que l'autre lui faisait du pied, alors que quand on est au lit, comme il disait, c'est qu'on a déjà conclu... donc pas la peine de faire du pied. Voilà le genre de discussion qui anime nos repas, et pas que. Encore un trip pas triste, et encore, je vous passe le son et lumière permanent ... Notamment, la veille au soir, en traversant la rue pleine de touristes, avec un rot de la mort de goret en rut qui a valu une réflexion de la fille qui servait les glaces: "hé bien, celui-là, on l'a entendu jusqu'à l'autre bout de la vallée". La grande classe, les gars ! Bon, c'est vrai qu'on s'appelle pas les gentils fils à papa du Val de Marne, mais quand même, un peu de tenue, au moins en public, tout de même !

Le temps de réorganiser complètement ma valise qui ne fermait plus avec le linge sale mal rangé et qu'Akrilite finisse la grosse gamelle du guide, avec l'énorme reste de salade de la veille (juste après le petit déjeuner, il est incroyable ce goinfre), on prépare les vélos, tous à la queue leuleu derrière le gîte.

 

Vue de Chanaz et de notre gîte

On commence gentiment le long du canal pour aller voir l'écluse avec le Rhône, puis on passe aux choses sérieuses avec la montée jusqu'au col du Chat.

Olivier nous a expliqué qu'on ne fera pas l'étape prévue au niveau 3, vraiment trop ambitieuse pour nous. Il va improviser un parcours allégé plus adapté.

Bonne nouvelle, le temps est couvert et il fait nettement moins chaud que la veille, c'est préférable pour la montée. En plus, on commence sur la route. Du coup, je suis bien, nettement mieux que la veille, contrairement à Ned qui continue d'accueillir sa douleur.

Au lieu de suivre la route normale, Olivier prend un raccourci de la mort, toujours sur le bitume, mais dré dans le pentu. Ça pique, mais je suis vraiment mieux ce matin, d'autant qu'il n'y a plus la chaleur, et ça passe bien. On poursuit à nouveau sur la route principale que l'on vient de rattraper. Elle a été le lieu d'une course de côte automobile la semaine dernière, et ça se voit, il reste encore pas mal de pailles dans les virages. Je suis toujours bien et retrouve mes ex-habitudes de routard (dans ma jeunesse) mais je sais que je mange mon pain blanc, ça sera plus dur sur les chemins.

C'est effectivement le cas. On monte maintenant sur un chemin assez raide, toujours sur le versant qui n'est pas côté lac. On s'élève vite, mais j'ai plus de mal et lève un peu le pied.

On va ensuite bifurquer pour redescendre majoritairement sur des pistes caillouteuses ou boueuses. Plus on descend et plus je m'inquiète de la remontée qui va suivre, la Dent du Chat étant bien haute au-dessus de nos têtes.

Dans les descentes, on a retrouvé notre Ned habituel, qui fait le foufou, saute partout... Et finit par lever une pierre dans ses rayons, et bingo, un rayon Roval cassé, un !

On s'arrête alors au hameau de Cremon (on est redescendu à 350 m), près d'une maison, pour enlever le rayon cassé, et pendant ce temps, Béber, un jeune chien affectueux vient se faire carresser. Perso, vous connaissez mon amour des chiens, je passe mon tour.

J'ai vraiment mangé mon pain blanc, la suite est une montée interminable sur un chemin où, en queue de peloton, on alterne roulage et poussage. Devant, Akrilite, Bbanpc et bien sûr Olivier, se baladent. Raph a des à coups, et comme d'habitude, enclenche de temps en temps sa fonction spéciale, la fonction tracteur : il se met à mouliner et à pédaler en sur-régime, remontant tout le monde ... jusqu'à ce qu'une pierre vienne le bloquer !

Après beaucoup d'effort, on rejoint enfin un col, autour de 800m. Olivier nous propose une boucle en crête, en montagne russe, pour aller voir un point de vue. C'est vendu, on repasse donc côté lac et après quelques montées/descentes, nous découvrons effectivement le lac sous un autre angle, en face des montagnes sur lesquelles nous avons évolué la veille.

Bout du lac, côté Chatillon, avec le Grand Colombier au fond

Vue côté Aix les Bains, avec le Revard et tout au fond le massif de Belledonne

On a faim, enfin surtout moi, et on décide de manger dans le coin. On a un peu de mal à trouver un endroit pour se poser, car il faut choisir entre la vue, mais en étant dans le vent glacé et les grandes herbes, sûrement pleines de tiques, ce qui ne nous tente pas vraiment, et un coin à l'abri du vent, sans vue, avec des pierres. C'est ce qu'on choisit, et c'est parti pour un nouveau petit repas bien sympa (merci Olivier pour tes salades requinquantes), avec des poivrons qui agrémentent la salade de riz (sans thon, pour Ned, vous connaissez son amour du poisson ... l'épisode des deux repas successifs avec du saumon en Auvergne est resté dans les annales) mais qui s'avéreront peu digestes (ça a blurpé fort dans le peloton tout l'après-midi). La charcuterie locale est excellente, sans oublier la tomme de Yenne, vraiment très bonne.

On se caille un peu, aussi, on décide d'aller faire un peu de bicyclette, comme dit Olivier, pour aller se réchauffer. 

On va rejoindre le col de tout à l'heure, pour boucler la boucle, et repasser sur l'autre versant, sur un sentier à flanc de côteaux, pas piqué des vers. En fait, on va prendre un sentier fantôme qui n'existe pas sur la carte, très étroit, tout en dévers, avec un sol de terre et de cailloux très fuyant et plusieurs pierriers à traverser. Presque impossible de passer sur le vélo, l'essentiel se fait donc à pied, en poussant le vélo quand on peut, en le portant le plus souvent car il n'y a pas la place pour le bonhomme et le vélo, en essayant de ne pas tomber. Les pierres roulent et débaroulent en contrebas. Heureusement, il y a de nombreux arbres pour les arrêter. On progresse lentement, avançant très prudemment.

On arrive enfin sur un chemin, qui se termine là, en cul de sac, et que nous allons prendre dans le sens de la descente. A partir de maintenant, ce sera un profil descendant, toujours à flanc de côteau, jusqu'au col du Chat à un peu plus de 600 m. Au milieu, on fait un petit détour, pour aller à un autre point de vue qui permet de voir la Dent du Chat, de l'autre côté.

Depuis le col,on ne va pas poursuivre jusqu'à la Dent du Chat, comme prévu initialement, mais on va au contraire basculer de l'autre côté, pour redescendre côté lac, jusqu'au Bourget du lac, par un sentier technique, coupant les lacets.

C'est chaud par moment, ça descend fort, avec des rochers et des marches, en virage parfois. On ne fera pas tout sur le vélo, surtout Raph et moi.

On s'arrête à un virage pour faire quelques photos du lac.

On reprend notre descente épique et on finit par rejoindre un autre chemin qui nous mène à un lacet de la route du relais de la Dent du Chat. On s'arrête pour prendre de l'eau à une maison, qui appartient à des connaissances d'Olivier. Petitdragon a des problèmes avec son amorto tout mou, donc c'est séance de regonflage avec la pompe haute-pression, pendant qu'Olivier discute.

Comme la veille, vu l'état des troupes, il nous propose deux options, l'une consiste à remonter encore, par la route du relais de la Dent du Chat, et de prendre un chemin descendant dans un des lacets, selon la hauteur où l'on sera arrivé, avec derrière, plutôt une descente technique. L'autre, que l'on va adopter Raph et moi, car on commence à fatiguer et on s'inquiète de la descente technique, en fin de journée, consiste à bacher, tout simplement, en rejoignant la plage du Bourget. Cette fois Ned décide de se faire mal et de suivre les autres, quitte à en baver à la montée, afin de profiter d'une belle descente (faut dire qu'il est meilleur descendeur que nous, il devrait en profiter plus que nous).

Avec Raph, on descend donc tranquillement et on va s'installer au bord du lac, sur un banc ... pour aller commander une glace vanille/fraise bien tentante.

 

Elle est pas belle, la vie ?

On a l'air fin avec nos maillots de la Horde, avec têtes de mort et razorback, en train de manger gentiment une glace assis sur un banc, des vrais killers !!!

La vue est pas mal non plus

On va attendre un peu, car les autres avaient une bonne montée à faire. Visiblement la descente était bien technique encore, et Akrilite est allé au tapis, pour une fois. Le vent et la pluie arrivant, on a remis les vestes, en regrettant de ne pas avoir pris les coordonnées du gîte pour y aller directement.

Enfin, voilà les autres, ravis de leur descente, tant mieux, et c'est parti pour les pistes cyclables jusqu'au gîte ... ou presque, car vers la fin, alors qu'on se tirait la bourre sur une ligne droite, devant le guide, celui ci a fait signe aux autres de tourner discrètement à gauche sur un parking pour prendre un chemin parallèle. Arrivés au rond-point, plus personne derrière. On fait demi-tour, pas d'embranchement, si ce n'est le parking. On va jeter un oeil, personne. Finalement, on s'appelle et on suit les indications pour rejoindre le gîte, tout proche. Merci Olivier pour cette petite blague !

Cette fois, il y a ce qu'il faut pour nettoyer et ranger les vélos, parfait. Le gîte est vraiment les pieds dans l'eau, d'où son nom, et nous avons une superbe vue sur le lac, qui, malheureusement est en train de se couvrir, avec le vent qui se lève et la pluie qui arrive.

Vue depuis le balcon de la chambre

Apéro bien sympa, pendant lequel je lance un timelapse du lac depuis le balcon de la chambre (voir ci-dessous), puis bon repas avec ... du saumon (Ned, vraiment, tu es gâté !). Heureusement, il aura droit finalement à une cuisse de canard confit. Pendant le repas, de temps en temps, une demoiselle, accompagnée d'un orgue de barbarie essaye de nous faire chanter ... quelques chansons françaises (hum, tout à fait mon truc, au secours !), ce qui met un peu d'ambiance.

On finit la soirée par une séance épique de babyfoot où l'on se fait engueuler par Bbanpc car on fait des rateaux, des demis ... enfin tout ce qui est interdit. Hé, nous ne sommes pas des pros, nous !

Avec le bruit qu'on fait, personne ne doit dormir, on s'arrête donc là, et l'on va se coucher.

 

Statistiques

Distance : 41 km pour les uns, 44 km pour les autres

D+ : entre 1480 m et 1700 m

Moyenne : 8,5 km/h

Vitesse maxi : 56 km/h

Durée : 9h

Durée d'avancement : 5h

Chutes : 1 pour Akrilite

 

 

 

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 07:22

Ce matin, vers 6h, j'ouvre un oeil, le soleil commence à poindre derrière les persiennes, la journée s'annonce bien. Tout le monde se lève et la petite chambre de 4, avec les valises et les affaires de vélos est vite encombrée. On file à la douche pour bien se réveiller (le gîte est bien fait, avec 3 belles douches à part, et 2 WC séparés aussi des chambres, mais bien vite encombrés) avant d'attaquer un bon petit déj.

Aujourd'hui le profil devrait être plus descendant que montant, ce qui n'est pas pour nous déplaire. On lubrifie les vélos et pendant qu'Akrilite disparaît (au choix pour manger ou pour caguer), on lui planque son vélo. Evidemment, au moment de partir, il le cherche partout, et c'est à nouveau la rigolade.

On va nettement moins rigoler quand derrière, Olivier nous dégote un petit sentier qui part derrière le gîte pour rejoindre les pistes de ski de fond. Ca monte pas mal et le terrain est irrégulier, ça met dans l'ambiance tout de suite.

Après un petit tour sur les pistes bitumées de ski de fond à roulettes, avec visite du pas de tir pour les biathlètes, on admire une dernière fois, le massif de Belledonne qu'on ne verra plus le reste de la journée.

On va alors emprunter un petit sentier dans les sapins, sous un beau soleil, pour aller rejoindre le sommet du plateau, qui est une longue falaise qui domine le lac du Bourget. Les chutes de neige récentes ont laissé des traces et l'on passe plusieurs fois sur des restes de neige. On va même faire une mini bataille de boules de neige. Par contre, après la fonte de la neige, le sol est spongieux, hyper humide, ça colle, ça glisse, ça n'avance pas, la progression est difficile. C'est dommage car ce sous-bois est très joli.

On rejoint alors le col du Pertuiset, et le sommet de la grande descente du jour, qui commence par un passage vertigineux sur des corniches, entre les barres rocheuses, pour descendre en épingles sous les falaises.

On commence par admirer la vue, magnifique, sur le lac et ses environs, 1300m en-dessous.

Olivier nous briefe avant la descente sur les difficultés qui nous attendent et sur la prudence à adopter sur la partie haute, aérienne et vertigineuse, pendant que l'on enfile nos genouillères.

On démarre à pied, le vélo du côté du vide, en regardant bien où l'on met les pieds, pour ne pas trébucher. On passe la première épingle à pied, puis on fait un tout petit bout sur le vélo, avant une épingle serrée avec une énorme marche que l'on passe, difficilement, à pied. Certains tentent et passent quelques épingles plus faciles, enfin, faciles, c'est vite dit, c'est serrée et dessous, c'est le vide, donc on est plusieurs à passer à pied, c'est plus sûr.

Ce secteur difficile est maintenant bien avancé et on commence à pouvoir remonter plus souvent sur le vélo, même si les épingles sont toujours délicates, et bien souvent encore passées à pied, pour certains.

La suite, est un superbe sentier en balcon, avec des épingles un peu moins serrées, et toujours du gaz sur le côté, il faut quand même être très attentif. J'adore cette partie, exactement ce que j'aime, même si par moment, je me fais un peu peur en regardant sur le bas du chemin. Je passe de plus en plus d'épingles, je commence à me sentir mieux et j'apprécie au maximum cette superbe descente. C'est un peu moins vrai pour Raph que j'attends régulièrement pour ne pas le laisser seul, les autres ayant filé comme des flèches devant. Il vaut mieux rester à deux en cas de pépin. Comme je vais un peu plus vite que lui, je fais des pauses régulièrement, pour garder le contact, ça permet également de laisser les freins refroidir un peu, car ils sont mis à rude épreuve.

On va dépasser un trailer que nous avions laissé passer au sommet, avant de nous arrêter, de le redépasser, et ceci plusieurs fois. J'espère qu'on ne l'a pas trop gêné dans sa descente, en tout cas, lui, s'est bien écarté à chaque fois pour nous laisser passer. Ce ne sera pas le cas, d'un petit vieux, avec un baladeur sur les oreilles, avec qui Akrilite, Ned et le guide se sont trouvés face à face en pleine épingle, lancés à bonne vitesse. Il a râlé, disant qu'il était prioritaire à la montée, ce qui est vrai, et qu'il s'agissait d'un chemin piéton, ce qui n'est pas vrai comme lui a fait remarqué Olivier, lui indiquant que c'était un chemin, tout court, donc ouvert à tous. Avec Raph, on l'a croisé, un peu plus tard, j'ai vu qu'il ne se rangeait pas, je me suis donc mis sur le côté et pas de problème.

La descente se poursuit dans les bois avec des passages différents. On retrouve pas mal d'humidité, avec des résurgences naturelles et des restes des dernières pluies. A un moment, on passe dans de la grosse caillasse bien défoncée et je me surprend à tenter et passer des obstacles qui m'auraient fait mettre pied à terre, il y a quelques temps. Merci le Rocky, encore une fois.

On croise de plus en plus de randonneurs, il faut être vigilant, pour ne pas leur foncer dessus comme des fous furieux. Heureusement tout se passe bien et nous arrivons enfin en bas de cette descente d'une quinzaine de kilomètres. Un des meilleurs moments du trip, pour moi.

On rejoint la route. On s'arrête pour enlever les protections et regarder la montagne derrière nous, d'où nous venons, avec le col du Pertuiset, bien visible dans la falaise, en haut à droite (petit V).

J'en profite pour prévenir mon oncle qui habite à côté que l'on va passer au port d'Aix les Bains dans une demi-heure. C'était sans compter sur Ned, qui, une fois arrivé au centre d'Aix, a retrouvé ses habitudes de kangourou, sautant partout, y compris dans les marches d'escalier, avant de pincer lamentablement ! Et lui qui se moquait de ma crevaison en tubeless hier, c'est à mon tour de me marrer. Sauf que Ned est quand même nettement plus efficace que moi pour réparer, si bien qu'en quelques minutes, nous étions repartis... Avant de nous arrêter à nouveau, Ned ayant besoin de gonfler un peu plus.

On arrive donc à la bourre au port, où je ne vois pas mon oncle tout de suite. En fait, il nous attendait dans une autre rue, l'appareil photo à la main, mais surprise, nous sommes venus par le petit port.



On discute donc un coup, je lui présente la bande, en train d'admirer le lac, d'un bleu magnifique sous un soleil resplendissant. Ça dépayse bien et on se dit que la retraite ici, ne doit pas être désagréable.

La Dent du Chat depuis le port d'Aix les Bains

Au fond, le Grand Colombier et à droite les Monts de Corsuets, au programme de l'après-midi

On laisse mon oncle pour aller manger dans l'herbe à côté de la plage, où des gamins jouent dans l'eau. Les gens sont en maillot de bain, il fait super bon, incroyable après avoir fait une bataille de boucles de neige le matin même !
 

Il fait tellement bon que la pause va durer, durer... Il faut dire qu'Olivier s'est endormi et va nous faire une sieste d'une heure. Pendant ce temps, Bbanpc va dépanner la petite dame, enfin plutôt sa cafetière, qui vend donc du café et des oranges pressées (j'ai testé, c'était bien bon) dans sa vieille voiture, qui a attiré Bbanpc (je parle de la voiture, évidemment, d'ailleurs on la voit sur la photo derrière nous).

Olivier émerge et semble surpris de nous voir prêts à partir. C'est que l'étape qui s'annonçe la plus longue est loin d'être terminée et on aimerait bien arriver plus tôt au gîte, enfin surtout moi, à cause de la finale de la Coupe de France... Dont tout le monde se fout.

On part alors vers les monts de Corsuet, en faisant un dernier coucou à mon oncle, en passant juste devant sa maison, puis on attaque une longue, très longue montée de plusieurs heures.

Avec la chaleur, on souffre. J'ai mal au bide et dès que je bois, et il le faut, vu comme il fait chaud, cela me ballonne le ventre. La montée est interminable, avec des passages gras dans une pente pas possible, qui obligent à pousser longuement le vélo, tout en glissant constamment. Mon genou se réveille et exprime son mécontentement. Ned accueille mais moi je n'y arrive pas, là, ça me gave carrément, marre de pousser le vélo. Le pire, c'est qu'Olivier ayant remarqué qu'Akrilite avait du niveau en montée, le met au défi, sur un passage de fou où l'on sue sang et haut, et lui, il va monter presque au sommet, tranquille, déconcertant de facilité, avant de caler sur un passage savonnette très pentu et glissant. D'ailleurs, même à pied, on galère pour monter.

On profite quand même d'une belle vue sur le lac, avec Aix les Bains à nos pieds maintenant.



J'ai le gros coup de chaud, j'en ai marre, plus motivé pour rouler. Olivier nous annonce un sentier de crête vallonné et joueur, mais je n'ai pas la caisse et cale presque sur chaque remontée.

On monte à pied à la Croix de Meyrieux (843 m) où Olivier pensait manger initialement. Heureusement qu'il a changé d'avis, j'aurais eu le temps de mourir de faim, et je ne parle pas d'Akrilite !

Avec Ned, on est en mode boulet cet après-midi et tout le monde doit nous attendre. A l'inverse, Bbanpc se sent nettement mieux que le premier jour.
Va comprendre ! En même temps, il n'y a pas eu de pause bière aujourd'hui ...

Ned va même se prendre une gamelle dans la gadoue, tentant un braquage contre-braquage neutralisé par une branche au sol, bloquant la roue avant et entraînant la bascule dans la boue, le genou coincé entre le cadre et le guidon. Mais c'est qu'on en voudrait à nos genoux dans ce trip !

On va enchaîner par un beau passage sous les falaises, sur un sentier en balcon où, avec la fatigue accumulée, je perds beaucoup en lucidité. Ce n'est pas l'endroit pour se vautrer. On fait gaffe aussi à ne pas rouler sur les cordes des varapeurs qui traînent au milieu du chemin (les cordes, pas les varapeurs, eux, ils sont sur la falaise).

On rejoint enfin le dernier lacet du col de la Chambotte, avec une belle vue sur le lac.

Il est 17h10, et il reste encore une bonne montée, avant une descente annoncée au top au Sapeney. Olivier nous prévient que la descente sera technique et engagée. Le connaissant, je sens bien qu'avec Raph, ça va pas être notre truc. Vu l'heure, notre état de fatigue et notre niveau, il nous propose de redescendre par le col. On préfère assurer car on n'est plus trop lucide et on préfère éviter l'accident. Finalement, Ned, bien entamé également, va se joindre à nous pour regagner Chanaz.

Je suis tellement pas frais que je ne comprends même pas par où l'on doit descendre, je remonte donc le dernier lacet du col, à la poursuite d'Olivier pour avoir les bonnes indications ... et il ne fallait pas monter mais bien descendre sur le versant où nous étions. Oups !

Une jeune femme très sympa à qui l'on demande où trouver de l'eau nous répond "chez moi" et va remplir tous les sacs à flotte avec de l'eau bien fraîche. Super agréable.

Le trio va donc rentrer par la route, avec un Raph qui retrouve ses aises et part devant, prêt à chercher un kom. On longe le canal qui relie le lac au Rhône, c'est joli et plein de bateaux. On arrive enfin à Chanaz et au gîte, qui n'en est pas vraiment un. Pas de garage à vélos et pas de tuyau pour laver les vélos bien crades. Ned a un peu de mal à accueillir cette fois, il prend sur lui.

Le gars nous présente les chambres, une de trois en bas, la chambre Poisson nous dit-il très sérieusement (on se retient pour ne poas éclater de rire), et une de quatre dans les combles, accessible par une échelle télescopique bien raide. On est trois, ça tombe bien, on va prendre celle du bas. Par contre, dans les chambres, il y a tout, serviettes, shampooing, machine à café, théière, plus pleins d'éléments de décoration que l'on va essayer de ne pas renverser avec toutes nos affaires. Ned va même dégager un tronc d'arbre derrière son oreiller de peur de se le prendre sur la tronche en pleine nuit.

Pendant ce temps, les autres ont poursuivi leur ascension avant de rejoindre les hauteurs du Sapeney, avec un magnifique point de vue sur le lac. Avec le soleil qui commence à baisser, l'éclairage est chaleureux, l'idéal pour réaliser de belles photos.


 


La descente commence dans un pré, tout au bord de la falaise. Les lascars ne font pas les fiers. La suite ne va pas être triste non plus, avec une descente très engagée. Énorme pente, sol glissant, et c'est parti pour de belles glissades en dévers où il est très difficile de contrôler le vélo. D'après leur récit, c'était une super descente, mais pas à la portée de tous, donc on a bien fait de ne pas y aller, surtout en étant fatigué.

Le quatuor finit par gagner le gîte à son tour, et découvre la chambre sous les toits et son accès accrobatique, surtout avec les valises.

De mon côté, je profite d'une bonne douche et je découvre une énorme tique sur le torse et une plus petite derrière le genou. Ned m'aide à extraire les bestioles, mais la plus grosse est dure à sortir, elle a déjà commencé à enfoncer la tête dans le poitrail. Ned y arrive enfin, puis se dévoue et fait l'inspection de mon corps velu, parfait pour les tiques, pour bien se planquer, puis c'est au tour de Raph d'avoir droit à l'examen. Pas d'autres tiques en vue, tant mieux. Par contre, ça gratte bien, et 4 jours après, ça gratte toujours fort !

Les autres ont déjà filé à l'apéro, sans se doucher (d'ailleurs ça va sentir des pieds pendant tout l'apéro), mais je ne les ai pas vu partir et ne sais pas où ils sont passés. Je finis par les repérer, sur les quais, au bord du canal. Evidemment, c'est bière pour tous, sauf Raph et moi. Toutefois, il s'agit de production locale, aussi je me permets de gouter un peu, hé bien, elles ne sont pas mauvaises du tout ces bières.

On passe ensuite sur la petite terrasse, qui nous est réservée, pour manger. Damned, c'est l'heure du match, je vais tout rater. Ouf, l'appli SFR TV fonctionne, je vais pouvoir suivre le match en live sur mon smartphone. Par contre, le match est déjà parti depuis 4', et j'ai déjà raté un but. Je vais donc suivre le match d'un oeil et la conversation d'une oreille, tout en me concentrant sur mon assiette. Désolé les gars, ce n'était pas très poli, mais je ne pouvais pas rater la finale.

Statistiques

Distance : environ 50 km pour le trio et 55 km pour le quatuor

D+ : entre 1300m et 1500m (à revérifier sur GeoRando car résultats disparates et non cohérents)

Moyenne : autour de 10 km/h

Temps de déplacement : entre 5h et 5h30

Vitesse maxi : 58 km/h

Chutes : 1 pour Ned

Crevaison : 1 pour Ned

 

Vidéo du matin (descente sur Aix les Bains depuis le col de Persuiset)

Vidéo de l'après-midi (monts de Corsuet, Sapeney)

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