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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 21:42
Participants : Bbanpc, Jihem, Ned, Petitdragon et Stéphane notre guide
 
Après le repas arrosé de la veille, j'ai un peu les tripes en folie en fin de nuit et mon ventre commence à me titiller quand le jour se lève vers 6h, le soleil (oui, j'ai bien écrit le soleil, c'est complètement inespéré) nous éblouissant à travers les rideaux ... car nous n'avions pas vu qu'il y avait des volets Rolling Eyes . On traîne au lit jusque vers 7h et là ce sont les cloches du village bientôt suivies des meuglements d'un beau troupeau de Salers qui passe juste sous les fenêtres qui nous sortent du lit. 



On se prépare et déjà j'ai le ventre qui fait des huits. On se met d'accord pour mettre le maillot de la Horde dès ce premier jour, car il fait beau, ce sera plus sympa pour les photos. Evidemment, Petitdragon se distingue en mettant l'ancien maillot, il n'est donc pas raccord avec nous, ce qui a le don de nous énerver. Il va nous narguer tout le petit déjeuner, avant, enfin, de mettre le bon maillot, grâce à Bbanpc qui le lui demande gentiment
Laughing .

Pendant ce temps, je crois que je vais finir par saturer la mini station d'épuration écolo de notre gîte, à force de me vider
Embarassed .

Heureusement, ça se calme quand François, notre chauffeur, arrive avec la remorque, car oui, c'est la bonne nouvelle, avec la formule enduro et le gîte en fixe, on va pouvoir faire du sur mesure au niveau des étapes. Ce n'est pas du tout le programme annoncé par Vélorizons dans le descriptif, mais c'est encore mieux, on est complètement autonome et Stéphane, notre guide, peut adapter au fil de l'eau le parcours selon la météo et la forme des uns et des autres, vraiment top !

 
Session 1

Ce matin, la voiture nous conduit au Prat de Bouc, à presque 1400 m d'altitude, au pied du Plomb du Cantal qui culmine à plus de 1850 m.

Malgré des nuages très menaçants, il fait bien chaud quand on attaque l'ascension sur une grande piste très pierreuse où il faut se donner pour avancer. Ça monte à 8,5% en moyenne. Il fait de plus en plus chaud au fur et à mesure qu'on s'élève et qu'on s'éloigne des nuages. Le temps est bien lourd, comme nos jambes qu'il faut traîner jusqu'en haut.
 
Vue sur le Prat de Bouc, en contrebas, alors qu'on a déjà bien entamé la montée :
 


La piste pleine de pierres et en haut le Plomb du Cantal, sous le nuage :
 


Petitdragon en plein effort, sous le cagnard :
 


On traverse un troupeau de vaches qui nous surveillent du coin de l'oeil et réciproquement. Plus loin on salue des agriculteurs en train de planter des piquets pour préparer les alpages, juste avant d'arriver enfin au sommet. 

De là, on découvre une superbe vue sur le massif, avec au centre du très ancien volcan, le Puy Griou, et autour toutes les montagnes qui formaient le bord du cratère. On prend quelques photos, tandis que Stéphane nous explique l'histoire de ce volcan et nous indique les principaux sommets.

Vue panoramique depuis le Plomb du Cantal :
 
Vue sur le Puy Griou, plein cadre et le Puy Mary, derrière à droite :


 
L'ambiance est alpine, il y a même encore quelques petits névés sur les versants nord. 

Au moment de repartir pour attaquer la descente, Ned trouve une caméra au sol, une Drift, du genre de celle qu'avait Bbanpc sur son casque, juste avant la pause. Ah ah, le retour de notre ami poisson rouge ! Il va falloir veiller à ses affaires, comme d'habitude, car sinon, il va en semer partout !

On va alors prendre un magnifique sentier en balcon, assez technique, avec beaucoup de pierres et du gaz sur la droite, vaut mieux pas tomber. Pas de bol, c'est ce que fait Ned dès le début, avec un bel OTB, après avoir bloqué la roue avant contre une pierre. Rien de grave, mais le coude est en sang, bien égratigné. Ça commence fort !

Ça ne descend pas très fort, mais il faut être très attentif et bien souvent porter le vélo pour passer certains passages rocheux. Quand on s'arrête, on peut profiter d'une belle vue sur les montagnes, on se croirait dans les Alpes.
 
Vue en arrière sur le sentier en balcon que l'on vient d'emprunter depuis la gauche du Plomb du Cantal (à gauche, au fond de l'image) :


 
Stéphane s'arrête à un moment pour nous voir évoluer sur ce terrain. Il valide mon pilotage prudent, lui ayant indiqué la veille, que j'étais le moins à l'aise de la bande en descente. Le tout est de ne pas dépasser ses limites et d'arriver entier au bout.

On arrive au bout du sentier pour rejoindre une crête, au col de Chèvre, d'où l'on découvre de nouveaux paysages. C'est vraiment très joli et nous voilà conforté dans notre choix de destination, on sent que ça va bien nous plaire.
 


On mange quelques fruits secs et on repart sur la crête. C'est un autre type de terrain, plus herbeux, mais avec toujours de nombreuses pierres, ici et là, plus ou moins cachées sous les herbes, et quelques trous de terre assez piégeux. Il faut bien choisir sa trajectoire.

Après un passage très caillouteux où ça tabasse bien, Petitdragon qui a bien bourriné signale une crevaison à l'arrière, là où il est en chambre, suite à son problème de jante abîmée. On pense qu'il a du pincer.
 


Stéphane l'aide à réparer pour aller plus vite, heureusement qu'il ne m'a pas encore vu à l'oeuvre, parce que Petitdragon est nettement plus efficace que moi, enfin, en même temps, tout le monde est plus efficace que moi !
 


On va alors enchaîner sur un secteur où la crête se transforme en plateau, avec un terrain globalement moins accidenté où l'on peut lâcher les chevaux, mais en restant vigilant car il y a toujours des pierres et des trous qui se transforment en petites marches. On enchaîne de belles courbes, à bonne vitesse, avec des petits sauts ça et là. C'est vraiment top, on a tous la banane quand on arrive au Buron de Tuillères. 

On va alors changer de terrain une nouvelle fois, avec un single plus pentu dans les grandes herbes et avec des lacets. Bien sympa aussi. Je commence par dérailler deux fois de suite, ce ne sera que le début d'une longue série pendant les 4 jours, avant enfin de pouvoir entamer vraiment la descente.

Cette longue descente d'une quinzaine de kilomètres, se poursuit avec plusieurs passages différents. A un moment le chemin emprunte même un ruisseau, évidemment plein de pierres, y compris sur les berges, complètement impraticables. Certains choisissent de rouler carrément dans le ruisseau, d'autres, comme moi essayent de porter difficilement le vélo de pierre en pierre et évidemment, ce qui devait arriver arrive, je glisse sur une pierre bien détrempée et finis le pied dans le ruisseau. Sympa, je vais avoir le pied trempé toute la sortie ...
 
Juste un peu plus loin, on pense à Raph, avec le passage d'une passerelle artisanale bien précaire, à la traversée hasardeuse.

On va ensuite faire quelques bonnes remontées en plein soleil et des traversées de jolis petits villages, puis un passage descendant très pentu dans les feuilles, avec des épingles à cheveux où je fais chauffer les freins, avant une fin très rapide sur piste avec des lacets assez piégeux, plein de gravillons, où je lève un peu le pied, mon frein avant commençant à être vraiment bruyant. 

En bas, on retrouve François et surtout la remorque, pour remonter en voiture jusqu'au Col du Pertus où nous allons pique-niquer. La salade composée, les saucissons, le fromage et les fruits nous redonnent un peu de peps pour l'après-midi, tandis que nous avons encore les yeux remplis des belles images de cette matinée de VTT vraiment top, très variée, avec des paysages magnifiques et une descente géniale qui nous a vite fait oublier les 450m de D+ de la piste pleine de pierres, en plein soleil.
 
Session 2
 
Les nuages commencent à arriver, il fait moins chaud, il est temps de repartir pour une deuxième session, depuis le col du Pertus.
 
On va commencer par une petite boucle assez technique, avec des racines et des passages très humides, au-dessus du col de Pertus, avec aussi quelques grimpettes et quelques petites descentes, avant de revenir au col du Pertus.
 
Petite pause pendant la boucle, avec vue sur le Puy Griou :
 
 
 
 
Après le col, on remonte au-dessus du point de pique-nique, c'est assez raide. Ned s'arrache sur un raidar et impressionne tout le monde en le passant. Par contre, il a tout donné sur celui là et il est un peu cuit sur la suite, d'autant qu'il y a encore pas mal de poussage de vélo pour arriver à un carrefour, vers 1450m, où nous allons aborder la descente vers Thiézac.
 
De mon côté, je n'ai pas pris assez de batteries pour la caméra, car certaines qui devaient être chargées ne le sont pas, soit un problème de batterie, soit de chargeur, toujours est-il que je n'aurais pas d'images de mon côté. 
 
La descente se fait en sous-bois, avec un sentier en balcon assez rapide, dans un épais tapis de feuilles, en dévers, et toujours avec des rochers ou des pierres un peu partout, ainsi que des coins complètement détrempés, voire même des petits ruisseaux par moment, il convient donc d'être encore bien vigilant.
 
A un moment, c'est hyper humide et complètement mou, impossible de passer sur le vélo, surtout avec les rochers, et là les pieds disparaissent complètement dans la fange, et hop, encore une fois les pieds mouillés ! Il faut dire qu'il a bien plu la veille.
 
Après un passage avec quelques marches piégeuses dans les herbes, on quitte alors la forêt pour emprunter un chemin plus large dans les champs où l'on peut prendre un peu plus de vitesse et dérouler de belles courbes.
 
Plus on descend, plus la vitesse augmente et sur le dernier secteur, on est tous bien groupés et on enchaîne les lacets à bonne vitesse, avec relance derrière. En bas, Les autres qui se sont bien donnés, sont même tout surpris de me voir avec eux, mais c'est vrai que sur cette partie j'étais bien, malgré les caillasses dans les virages. Un bon moment.
 
On retrouve François à Thiézac, au fond de la vallée. Stéphane propose alors une dernière petite remontée pour une petite descente dans le chaos de Casteltine. Pour ma part, j'en ai assez pour aujourd'hui, donc je vais accompagner François pour aller boire un petit coup au bar du coin, tandis que les autres, une fois qu'on les aura lâché avec la remorque, vont se faire une petite montée de 100 m avant une descente assez technique de 3 km, surtout le passage qui ressemble à un tunnel dans une roche, avec de la pente, des marches et des lacets serrés.
 
En regardant les images de Petitdragon, je vois que Bbanpc s'est vautré et ne l'a pas dit, on le voit lui et son vélo étalés au milieu du chemin. On m'aurait fait des cachoteries ?
 
Statistiques
Distance : 26,5 km pour moi et 30 km pour les autres
D+ : 985m pour moi, un peu plus de 1000m pour les autres
D- : 1972m pour moi, un peu plus de 2200m pour les autres
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 17:05
1er juin 2017
 
Participants : Bbanpc, Jihem, Ned, Petitdragon
 
Après 4 circuits itinérants successivement en Auvergne, au Ventoux et ses environs, dans les Vosges, puis autour du lac du Bourget, cette année on a décidé de changer un peu avec une formule enduro, toujours par l'intermédiaire de Vélorizons, notre partenaire habituel.
 
L'intérêt principal de cette formule est de réduire sensiblement les montées sur le vélo, autour de 800m de D+ par jour au lieu de 1500 à 2000m sur le dernier trip qui nous avait fait un peu trop tirer la langue, et au contraire d'augmenter les descentes, tout en étant plus frais pour les aborder et donc plus lucides, permettant de mieux en profiter.
 
Pour ma part, je ne me sentais plus de refaire un circuit aussi dur cette année, aussi quand j'ai vu cette formule enduro et que je l'ai soumise aux autres, le choix a été rapide, sauf pour Raph, pas très chaud pour faire plus de descentes.
 
Restait alors le choix de la destination et à la vue des images du site de Vélorizons, le Cantal s'est vite imposé à nous. Seulement deux pages sur le forum pour choisir la destination, c'est tout dire.
 
Comme tous nos périples, l'aventure commence toujours la veille et cette année n'a pas dérogé à la règle et c'est Petitdragon qui en a fait les frais lors de la récupération du véhicule. L'utilitaire prévu n'étant pas rentré à St Maur, il a du aller à Nogent pour en récupérer un autre, soit disant plus grand, puis retourner à St Maur pour faire enlever la banquette arrière, avant de repasser chez lui charger ses affaires. 
 
Autant dire que Ned a eu le temps d'arriver de Tours et Bbanpc de s'inquiéter à Vincennes. 
 
Finalement, on a eu droit à un Tepee, bien plus petit que le véhicule de l'année précédente. On a quand même réussi à limiter le démontage des vélos, mais heureusement que nous ne sommes que quatre cette année, à cinq ça ne tenait pas.
 
 
Le temps de tout charger et de sortir des bouchons parisiens, il était déjà bien tard.
 
On a enchaîné ensuite une succession de zones en travaux, avant et après la pause dans un routier où j'ai pleuré devant le menu, n'aimant ni le foie ni les rognons (j'ai quand même mangé un peu de foie), pour enfin arriver vers Clermont-Ferrand... En même temps qu'un bel orage sur l'Auvergne. Pas de quoi lever nos inquiétudes de ces derniers jours concernant la météo hasardeuse prévue pour notre séjour dans le Cantal. 
 
Au fond, le Puy de Dôme
 
Heureusement, après Clermont-Ferrand, ça c'est arrangé. Après quelques kilomètres de petites routes, nous avons enfin gagné notre gîte, Alta Terra, au milieu des montagnes, avec une superbe vue.
 
 
Accueil très sympa de Virginie et Stéphane, notre guide. Après un bon repas à base de spécialités locales comme la fameuse truffade et un plateau de fromage avec les cinq AOC du Cantal, il est temps d'aller se coucher pour être en forme pour le lendemain.
 
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 14:43
Participants : Jihem, Petitdragon
 
Toujours aussi peu de monde dans la Horde en ce moment pour faire du VTT, enfin, en dehors du Griffon, et en plus Bbanpc déclare encore forfait avec son genou qui se bloque. Heureusement qu'il va y avoir le trip pour le voir un peu (que 3 sorties ensemble cette année). Du coup, on se retrouve encore à deux avec Petitdragon, pour un tour du côté de Vallières pour changer du Griffon.
 
La météo est parfaite ce matin et on apprécie d'avoir personne sur la piste à l'aller, avant de bifurquer au bout de la piste et que je calcule que là, c'est bon pour Chelles, sauf qu'aujourd'hui, on ne va pas à Chelles, mais au bois de Vaires, j'ai donc tourné trop tôt cette fois. Ca doit être l'âge, je commence à gatouiller, c'est pas bon, ça ! Heureusement, cette fois, j'ai quand même fait attention et je me suis aperçu de mon erreur à temps. En fait, ce n'est pas vraiment une erreur, en longeant le canal, ça y va tout aussi bien ... enfin, si on prend l'allée à droite, car Petitdragon a proposé de prendre le petit chemin sauvage à gauche. Alors, pour la direction, pas de problème, il y va bien aussi ce chemin, par contre,comme indiqué, il est un peu sauvage, c'est-à-dire pas aménagé, avec peu de passage, donc des herbes hautes, très hautes mêmes, et surtout gorgées d'eau suite au déluge de fin de semaine. Résultat, en moins de 500 m, on a les pieds trempés, et comme ce petit plaisir va durer quelques kilomètres, on va finir vraiment trempés. Petitdragon nous fait même un arrêt essorage des semelles et des chaussettes pour évacuer un peu l'eau, tandis que je préfère resté au frais (en fait, remettre les chaussettes et les chaussures trempées, une fois enlevées, je le sens pas trop ...).
 
 
On repart, on fait notre petit tour bien rôdé maintenant du bois de Vaires, puis on attaque le sentier des vaches pour aller rejoindre Pomponnette, sauf qu'au bout de 50 m, en plein milieu du chemin, on tombe sur ça :
 
 
C'est devenu le sentier des porcs ! Y en a marre de tous ces gougnafiés, qui plutôt que d'aller dans une décharge, vont vider sauvagement leur camionnette dans la nature dont ils n'ont rien à faire. Entre les camps de roms et ces décharges sauvages qui fleurissent de partout, les quelques chemins encore préservés dans ce monde urbain sont salopés, petit à petit, et après on vient interdire des chemins aux VTT sous prétexte qu'on dégrade la nature, cherchez l'erreur ! Voilà, c'était mon coup de gueule, mais ça commence à bien faire.  :81:
 
Heureusement la suite du chemin est préservée. Après Pomponnette, nous prenons notre raccourci habituel pour passer le pont où je me gauffre lamentablement dans les ronces et les détritus (encore !), après la chicane, où j'ai pris trop large, puis j'ai voulu braquer à fond, mais avec le manque de vitesse, j'ai commencé à basculer et je n'ai pas réussi à déclipser à temps. Du coup, je suis resté coincé par terre, avec le pied bloqué, et pas moyen de me relever. Pendant ce temps, Petitdragon avait filé devant sans s'en apercevoir. J'ai enfin réussi à me dégager. Résultat : la carrosserie est éraflée sur la cuisse droite et à l'épaule gauche, ce qui est plus bizarre, vu que je suis tombé à droite (à moins que ce soit une branche, à un autre moment, qui ait tapé l'épaule, sans rapport avec cette chute).
 
Je rejoints Petitdragon pour la montée de Villevaudé. Au pied de la côte, par chance, le petit bâtard hargneux qui en veut à mes mollets n'était pas là, ce qui permet d'attaquer la côte sereinement. Elle monte toujours autant, mais on l'a pas mal passée.
 
On enchaîne avec le petit chemin sous le camping, et là, après un début sec agréable, c'est la fête, avec d'abord un énorme bourbier où le seul souci est de ne pas rester coincé au milieu, sinon c'est la misère s'il faut mettre le pied dans la boue (sous l'eau pour être précis), ça patine, ça dérape, ça gicle (mes jambes vont prendre chères, mieux qu'une séance de thalasso), ça frôle la cata, mais ouf, ça passe pour les deux. A peine remis de nos émotions, on se retrouve bloqué par un gros arbre fraîchement tombé sur le chemin. En fait, il est à moitié cassé et une énorme branche, pas complètement détachée du tronc, pend sur le chemin. Petitdragon est obligé de casser quelques branches à la main (en faisant gaffe à ne pas secouer trop fort, des fois que la branche lui tombe complètement dessus) pour dégager un petit passage pour se faufiler.
 
 
On remonte puis on se lance dans la descente du bois de Luzancy, à bonne vitesse, Petitdragon devant. Dès le premier virage, la roue avant se dérobe et je pars en glissade vers les arbustes qui bordent le chemin, juste avant de réussir à redresser le vélo. Je suis passé à deux doigts d'une nouvelle chute, je vais lever le pied. Pendant ce temps, Petitdragon file, mais il me dira en bas, avoir eu aussi de gros problème d'adhérence. La descente est assez grasse et c'est limite à chaque virage ou presque, je finis donc tranquillement, ce n'est pas le moment de se vautrer bêtement.
 
Après une petite barre bienvenue, on remonte sur Carnetin, à nouveau dans les grandes herbes, agrémentées de quelques orties que l'on va ensuite retrouver une bonne partie de la sortie. Après les herbes hautes trempées, le tas d'ordure sauvage, le bourbier vicieux, l'arbre bloquant le passage, la chute dans les ronces, voici maintenant les orties qui nous démangent comme pas permis (ça me gratte toujours terriblement cette après-midi), mais qu'est-ce qu'on a fait pour mériter tout cela ! Heureusement, il fait beau et il en faut plus pour nous arrêter.
 
A Carnetin, pas de pause, on descend directement. Petitdragon m'a laissé partir devant, en éclaireur, vu qu'il a le Merlin. Et bien, on n'est pas déçu par la partie haute. C'est un beau bourbier, au milieu des grosses pierres qui glissent, des ornières piégeuses et des dévers glissants, bref, c'est pas triste. Autant dire qu'on va jouer les équilibristes et que ce n'est pas aujourd'hui qu'on va prendre le kom !
 
La deuxième partie, après la route, par contre est nickel et on va pouvoir lâcher les freins et faire revenir la banane, trop bon, ce passage ! En bas, au bord de Marne, c'est étonnamment sec, du coup, joueurs, on décide de se risquer sur le petit single le long du grillage. Le dévers est vraiment piégeux aujourd'hui et j'ai beaucoup de mal à garder l'équilibre. Idem pour Petitdragon. Ca chasse à chaque virage, mais ça passe et nous voilà au pied du gros morceau de la sortie, la montée des ornières. On tire un peu la langue, mais on monte plutôt bien, malgré quelques ornières qui commencent à se recreuser à nouveau.
 
On arrive enfin à notre descente en lacets, où Petitdragon me laisse encore tester le terrain devant. Le début est rapide, puis ça se corse dans la partie avec les lacets car c'est plus gras, et à un moment, ma roue avant se dérobe dans un dévers, je pars donc au large vers la pente, juste avant le passage serré entre les deux arbres. Damned, ça sent le gars qui va se vautrer ou se prendre un des deux arbres, mais c'est à ce moment que sors ma botte secrète, ou plus exactement mon pied gauche de la pédale pour le lever en contrepoids, et miraculeusement, je me rattrape juste avant les arbres pour reprendre la bonne trajectoire :oops: . Petitdragon voyant la scène, derrière, a pu ralentir à temps pour ne pas reproduire la même figure que moi. Comme quoi, ça sert d'avoir un cobaye, devant  :P .
 
Au bout de la forêt, on a pris la montée du fond, passant devant deux gars qui démontaient une installation de pro pour prendre des photos (ils auraient attendu un peu, et ils avaient le gratin de la Horde dans la boite :lol: ), avec projo, réflecteur, tromboscope, boule disco et tout ... :lol:
 
Pour descendre, on ne va pas se creuser la tête longtemps, on décide de descendre ce que l'on vient de monter, et on a eu raison car on s'est bien fait plaisir sur cette descente, à bonne vitesse.
 
Il est l'heure du retour, et ce n'est pas la partie que je préfère avec le single le long du champ, vraiment pas très roulant. Je laisse filer Petitdragon devant car contrairement à moi qui suis un peu mou ce matin, lui a une caisse d'enfer et n'arrête pas de mettre des accélérations dans tous les sens, et ce sera comme cela jusqu'au bout. A Bry, il va même faire la course et dépasser un gars en vélo électrique qui nous a doublé (il est fou ce Petitdragon !). Heureusement pour lui, le gars a tourné peu après à gauche, car Petitdragon commençait à montrer des signes de fatigue.
 
Belle sortie sous un soleil radieux, malgré les différents obstacles qui n'ont pas réussi à nous retirer le plaisir de rouler.
 
NB : les photos ont été prises avec mes nouveaux gants Daikine Cross X ... enfin, pas directement avec les gants, ils n'ont pas encore inventé des gants appareils photos, mais en gardant les gants pour prendre les photos avec mon téléphone. J'ai donc pu valider sur le terrain qu'ils étaient bien compatibles avec les écrans tactiles.
 
Statistiques :
Distance : 58,8 km pour moi, 80 km pour Petitdragon
Moyenne : 16,5 km/h
D+ : 337 m pour moi, 714 m pour Petitdragon
Chute : 1 pour moi
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 21:58
Participants : Jihem, Petitdragon, un peu la bande du Griffon (2 descentes)
 
On est bien sérieux, là, que se passe-t-il ?
 
Ah, on retrouve vite notre naturel, n'est-ce pas Petitdragon ?  :218:
 
 
Décidé à finaliser la préparation pour le trip dans le Cantal qui arrive à grand pas, contrairement à mon habitude, je propose pour la troisième fois de suite une sortie au Griffon. C'est vrai que je n'aime pas rouler toujours au même endroit, mais en même temps, vu la météo, et le terrain dans le coin, il faut reconnaître que le Griffon, c'est sec, et en terme de D+, y a moyen de moyenner, sans compter le travail dans les descentes, qui sont de loin, les plus techniques du coin, et il faut bien cela pour appréhender les 4 jours dans le Cantal où l'on devrait s'envoyer pas mal de D-.
 
Seuls Bbanpc et Petitdragon répondent à la proposition. Pas de nouvelles des habitués du Griffon, sauf Lomax qui prévient qu'il n'est pas dispo mais qu'il a testé le terrain qui est sec, mais bon, vu que ce sont les habitués du Griffon, y a pas besoin de leur demander, on est sûr de les trouver là-bas.
 
C'est donc bien motivé que je me réveille, mais la météo tempère un peu mon enthousiasme, surtout qu'il se met à pleuvoir juste quand je sors le vélo. Ah non, la météo avait dit 13h pour la pluie ! L'heure, c'est l'heure, c'est quoi ce binz ! Ca se calme assez vite, mais de toute façon, ce n'est pas le moment de faire sa fiotte, à moins de 3 semaines du départ, faut rouler. Je prends donc l'imper dans le sac et c'est parti. Juste avant, je vois que Bbanpc déclare forfait, problème de genou bloqué ... des restes du bricolage de la veille.
 
J'y vais tranquille, vu que je suis seul et que je suis en mode urbain, ce qui a le don de me déprimer (les bords de Marne, de l'autre côté, sont peut-être dramatiquement plats, mais au moins l'environnement est sympa, tandis que là, la traversée de Champigny, y a mieux comme coin bucolique ...).
 
Vers Sucy, je me fais dépasser par un groupe de routards dont le leader me dit bonjour, je réponds, puis j'ai un doute, on dirait un de mes collègues qui fait du vélo (il vient de se faire les 3 classiques des Ardennes !), j'accélère pour recoller au peloton et essayer de revenir à sa hauteur, j'y suis presque et zut, il prend à gauche. A posteriori, via Strava et la fonction de survol, j'aurai confirmation que c'était bien lui, et il m'a confirmé avoir aussi eu un doute. C'est sûr qu'avec un casque et des lunettes, pas facile de se reconnaître en jetant juste un petit coup d'oeil sur le côté.
 
Je m'approche du Piple, il est presque 9h, va falloir que je me speede pour arriver pas trop tard, vu qu'il y a un pain au chocolat en jeu au sommet avec Petitdragon. Je ne traîne pas trop, sans battre de record pour autant, mais j'arrive 3' en retard, sous quelques gouttes de pluie, qui vont vite se calmer. Petitdragon est dans la place, dans ma boulangerie culte, et en ressort avec deux pains au chocolat, trop sympa le dragon !  :251:
 
On fait la photo du pain au chocolat pour Jibé :
 
puis on les mange (ben oui, on n'est pas là pour rigoler) et nous voilà partis pour le Griffon. On ne croise personne au début, donc on se fait pas mal de montées/descentes tous les deux, avec même un peu d'exploration par moment (bon, là, ce n'est pas la meilleure idée qu'a eu Petitdragon, on a loupé l'essentiel de la descente qui nous intéressait, mais bon, ça change des singles habituels). On s'est fait quelques bonnes montées, parfait pour le trip, avant que la pluie se mette à tomber fort. Heureusement, bien protégés par les arbres, on a évité la sauce et le terrain ne s'en est pas ressenti, toujours en parfait état.
 
Au bout d'un moment, on a fini par tomber sur la bande, Akrilite en tête. On s'est fait deux montées/descentes ensemble, puis ce fut le moment habituel de la photo de groupe, avant qu'un mec qui avait pété sa chaîne demande de l'aide. Sentant l'embrouille, j'ai vite proposer à Petitdragon d'aller rouler, des fois que l'inconscient me demande de l'aider à bricoler sa chaîne :P, mais surtout parce que l'heure tournait et que je devais rentrer tôt, ma femme partant en déplacement. Je ne vais pas lister toutes les descentes, que je ne connais pas encore toutes (il faudrait vraiment un petit panneau avec le nom de chacune), il suffit de regarder la sortie sur Strava, mais j'ai encore eu quelques coupettes avec pas mal de PR, signe que le travail porte ses fruits.
 
Retour avec Petitdragon jusqu'à Chennevières, avec encore un moment d'exploration, qui s'est terminé en flop en cherchant un petit chemin qu'on a jamais trouvé. Au moins on a découvert un circuit de modélisme sur lequel avait lieu une compétition de voitures (super rapides ces engins), et moins drôle pour moi, on a fini dans un camp de dressage pour chiens; punaise, il y en avait de partout, l'enfer pour moi ! :104: 
 
Etant pressé, j'ai encore pris au plus court, au milieu des voitures et des bouchons, pour un retour à 12h10, juste à temps pour croiser ma femme avant qu'elle ne parte ... et reste coincée une heure sur les voies, juste avant Val de Fontenay, suite à un accident grave voyageur, avant d'être évacuée et de pouvoir prendre un taxi. A l'heure qu'il est, je ne sais pas encore si elle va avoir son train ...
 
Statistiques
Distance : 50,5 km
Moyenne : 14,8 km/h
D+ : 599 m
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 01:28
Participants : Bbanpc, Clément, Damien, Fred, Gilles, Jean One, Ilenyon, Jihem, Lilou, Lomax, Petitdragon
 
 
Dernier mois avant le trip dans le Cantal, il est temps d'accélérer un peu la préparation, aussi, aujourd'hui on remet le couvert au Griffon, histoire de faire un peu de D+ et de retravailler les descentes. Chacun y va comme il veut, à l'heure qu'il veut et on va essayer de se retrouver sur place (en même temps, vu comme c'est petit, ce n'est pas bien difficile).
 
On ne peut pas dire que la météo soit très favorable pour rouler en ce moment, et ce matin, ce n'est pas très encourageant, tout est gris et j'ai même droit à un petit crachin sur tout le trajet aller. Déjà que j'emprunte un parcours urbain pas excitant en terme de VTT pour aller au Griffon au plus court, alors si en plus il pleut, c'est pas la joie et faut vraiment que je me motive ce matin. La côte de Bry à Champigny va être l'occasion de me défouler un peu, les jambes sont pas mal, je suis frais, et j'améliore un peu mon temps, c'est toujours ça de pris.
 
Plus loin, je commence à monter le Piple, mais ma vessie me rappelle à l'ordre, j'ai raté la pause habituelle au pied du Piple, et surtout, j'ai le pneu arrière qui est un peu sous gonflé (j'ai eu la flemme de sortir la pompe ce matin). Je regonfle un peu et libère la vessie, puis repars, mais mon temps est mort maintenant. Tant pis, de toute façon, je n'avais pas envie de me cramer avant la séance du Griffon.
 
Dans le petit single après la boulangerie, dans le sous-bois, le temps est si pourri, qu'il fait très sombre, je ne vois pas grand chose. Enfin, je vois quand même les quelques flaques qui témoignent des dernières pluies.
 
J'arrive enfin au Griffon, c'est calme, il n'y a personne. Les autres qui devaient arriver tôt doivent déjà tourner, je vais bien les retrouver à un moment ou un autre. Comme je suis seul, je décide de commencer par Diago, au moins, j'embêterai personne avec ma descente de lopette. Parfait pour s'échauffer et voir l'état du terrain. C'est un peu humide par endroit, faudra quand même faire gaffe aux glissades dans certains virages. Je remonte sans croiser personne, donc j'enchaîne sur DH virages relevés où je lève le pied par rapport à la semaine dernière car c'est un peu gras. Je remonte, toujours personne, alors j'enchaîne sur mg tec 1 et en bas je vais me prendre The Junk. Je fais le tour le long de la route et remonte par derrière pour revenir au sommet, cela s'est un peu peuplé, mais je ne croise aucune tête connue, donc je poursuis, je ne sais plus trop ce que je fais, je me souviens du single le long de l'allée Royale, et à la remontée suivante, je retrouve enfin les copains. C'était sympa de rouler seul au Griffon, cela ne m'était jamais arrivé, par contre, ne connaissant pas assez les descentes, seul, je me méfie, on ne sait jamais sur quel piège on va tomber, c'est plus facile de se reposer sur les habitués des lieux.
 
Ce matin, il y a du monde dans le groupe, entre les départ et les arrivées séparées, à un moment on va quand même être 11 ou 12, et encore il manque deux habitués du Griffon, Akrilite et Wikigaby. Bon, pour Jean One, je tempère car il est avec son fils Clément donc on ne fait pas toujours les mêmes descentes,mais on va quand même se voir pas mal. Sympa la corde pour tirer le fiston dans les montées, le fiston, qui d'ailleurs, vu son jeune âge, se débrouille bien. En plus, il a la chance d'avoir un bon professeur et un terrain de jeu sympa. Ah si j'avais eu cela à son âge, j'aurais certainement été plus à l'aise dans les descentes aujourd'hui.
 
Je ne vais pas détailler l'enchaînement de descentes, mais pour une fois, on n'a pas fait trop de pauses et on a plutôt bien enchaîné. Je n'ai pas trop essayé de suivre les habitués, je ne connais pas assez les descentes et je n'ai surtout pas le niveau, mais même en les suivant à distance respectable, j'ai quand même battu  pas mal de mes meilleurs temps, surtout La complète (mg tec + 1 montée + Enduro), mais celle là, c'est normal, je ne l'avais jamais faite Razz .
 
Comme on n'avait pas fait les présentations, en discutant à un moment avec Lilou (qui, en passant, roule vachement bien ... j'aimerais bien que ma femme en fasse autant, mais la seule fois où je l'ai emmenée au Griffon en VTT, en partant de Notre-Dame, on a juste fait le tour, elle avait trop peur au-dessus des descentes), on parlait du plus agé et Petitdragon disait que c'était Jihem (alias mézigue) le plus vieux, et Lilou a embrayé en disant qu'on ne le voyait jamais ... alors que j'étais juste derrière, elle ne savait pas que c'était moi :lol: . Idem pour moi un peu plus tard avec Cyrus, enfin on me l'a présenté comme cela, sauf que sur notre forum, il s'appelle Ilenyon. Ah ben oui, pas facile de s'y retrouver avec ces pseudos tant qu'on ne s'est pas vu en vrai.
 
Du coup, on a parlé un peu de son futur trip avec Markitos, dans le même coin que nous, à une semaine d'intervalle, et de nos inquiétudes par rapport à la neige/pluie.
 
Vers 11h30, on a décidé d'en rester là et de rentrer avec Lomax et les deux nains, pour un retour urbain, avec le vent dans le pif, pas des plus passionnants. J'étais bien content d'arriver, les cuisses commençaient à chauffer et surtout le genou droit qui ne veut toujours pas se calmer celui là :79: (le gauche est aussi douloureux, mais nettement moins). Grosse pointe devant à chaque clipsage de la chaussure et belle douleur aussi en montant les escaliers. M'enfin, tant que j'arrive à rouler et à monter ...
 
Mes chiffres
Distance : 53,6 km
Moyenne 14,7 km/h
D+ : 667 m
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