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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 17:47

Après une nuit calme, on appelle le guide pour lui donner rendez-vous à notre parking plutôt qu'à la gare, en travaux, ce qui nous évite le transport des bagages, une fois les vélos montés.

Olivier, notre guide, arrive avec Vincent qui bosse aussi à Vélorizon et va transporter nos bagages. On fait connaissance, on se distribue la bouffe, puis Olivier vérifie tous les vélos, explique le parcours, et c'est parti pour une grosse journée, plutôt à profil montant, avec une nuit en altitude.

De gauche à droite : Petitdragon, Bbanpc, Olivier notre guide, Jihem (c'est moi), Ned, Raph, Akrilite

On commence par s'échauffer en visitant le vieux Chambéry, avec ses petites ruelles et ses traboules, en passant par la célèbre place des 4 sans culs (à prononcer et à voir pour comprendre, car il s'agit d'une colonne avec une tête d'éléphant sur chacune de ses 4 faces).

On rejoint ensuite St Alban Leysse pour la première montée, en grosse partie sur une petite route bitumée et bien pentue. Les rampes et les lacets s'enchaînent, entrecoupés de quelques passages sur un petit sentier, et on prend assez vite de l'altitude, en passant par les villages de Verel puis Pragondran. On est bien réchauffé maintenant, d'autant que le temps se lève un peu, nous permettant d'apercevoir des bouts de montagne, dont la Croix du Nivolet, qui se détache au-dessus de nous.

On va alors faire une petite boucle pour voir un panorama dominant une falaise et le lac, mais malheureusement, la vue est bouchée par les nuages, portés par un vent bien frais.

On passe donc une couche, avant d'attaquer la première descente, sur un sol très gras (il est tombé des cordes la veille), avec en prime, des caillasses et des racines très glissantes. Le premier secteur est limite praticable, difficile de rester sur le vélo, à la montée comme à la descente. Raph se prend d'ailleurs une petite gamelle assez rapidement.

On poursuit sur un passage avec un peu plus de caillasses et moins de racines où l'on peut lacher un peu les freins, mais à peine le temps de faire 50m que j'entends un énorme pschitt à l'arrière. C'est la cata, le pneu est déchiré, bien entaillé par une belle épine, sur la partie roulante. Mais c'est pas vrai, je suis maudit, deuxième trip en tubeless et deuxième pneu déchiré dès le premier jour ! En plus, c'est à l'arrière et le pneu est couvert de boue. On tente de regonfler en espérant que le préventif bouchera le trou, en vain. Me voilà donc obligé de mettre une chambre.

Ma crevaison met tout le monde en joie, sauf Olivier qui voit l'heure tourner, car on tergiverse avant de mettre la chambre et je merdoie, comme d'hab', ce qui fait encore plus rire les autres. 

  

Le point positif, c'est que nous sommes à côté de la plateforme de départ des parapentes et que la vue s'est dégagée.

On aperçoit enfin le lac en contrebas

Pendant ce temps là, Ned prend du bon temps :

Il est temps de repartir pour finir cette première boucle en revenant sur Pragondran. Après une nouvelle montée, on arrive sur l'alpage de Montbasin où un panneau prévenant de la présence d'un taureau nous incite à la prudence, enfin surtout moi, l'ami des bêtes. A défaut de taureau, on va commencer par admirer le massif de Belledonne, qui se dévoile face à nous, bien enneigé, superbe avec le soleil de plus en plus présent, à gauche du massif de la Chartreuse.

On commence alors la plus grande descente de la journée, qui se fait en plusieurs parties, avec d'abord une partie dans l'alpage, seuls au début, puis prudemment au milieu des vaches qu'on essaye de ne pas effrayer, surtout si le taureau est au milieu, puis on attaque une partie en sous-bois tranformée en ruisseau après les pluies et la neige de la veille, puis un secteur plus sec bien sympa et pour finir un chemin plein de grosses caillasses, roulantes et glissantes, entre des murets de pierres. Alors qu'avec Raph, on ralentit prudemment sur ce dernier secteur bien casse-gueule, devant on se lâche, et, alors que le chemin devient de plus en plus piégeux, avec des grosses dalles humides en dévers, c'est la chute pour la paire de nains qui arrivent trop vite sur le secteur. Petitdragon va bien morfler du genou, qui va gonfler avant de prendre des couleurs violettes et noirâtres les jours suivants.

A propos de genou, le mien qui était défaillant avant le trip, suite à quelques sessions de montage de meubles, n'est pas plus douloureux que cela sur le vélo, pour l'instant. Ca me rassure pour la suite, car j'étais au repos depuis 10 jours.

La descente, vraiment sympa, se poursuit à flanc de côteau, car on contourne la montagne pour aller rejoindre la cascade de la Doriaz. Mais avant cela, on longe un ruisseau bouillonnant. Avec le soleil bien radieux et le vert tendre printanier des arbres, c'est juste magnifique. Le site est superbe.

On va alors aborder un passage un peu scabreux, puisqu'on va remonter, à pied, par un sentier vertigineux très étroit, en lacet, avec d'une main le vélo dans le vide et de l'autre une chaine pour s'aggriper. Pas facile de progresser, car pour corser le tout, il y a des marches et des rochers. On arrive enfin à la cascade, que l'on voit un peu plus loin, magnifique chute d'eau. Il faut poursuivre la difficile montée. Mon genou commence à nettement moins apprécier l'aventure.

On va alors rejoindre un pré avec de grandes herbes au-dessus de St Jean d'Arvey où nous allons faire la pause casse croûte tant attendue car il est quand même 14h30 et nos petits estomacs affamés commencent à réclamer sérieusement.

Très bon repas, avec des spécialités locales, et surtout, un panorama magnifique, avec le massif de Belledonne encore plus plein cadre et un soleil qui donne le moral. Le trip s'annonce bien.

On récupère un peu car maintenant, il ne reste plus que de la montée, environ 3h d'après les estimation d'Olivier, puisque l'on doit aller dormir à la station de la Féclaz, autour de 1300m d'altitude.

On repart donc bien déterminé à en découdre, mais le terrain va vite avoir raison de notre ardeur. Raph se tord même la cheville méchamment, à pied, en glissant sur des pierres. Je glisse aussi et me retiens, et vlan, une grosse décharge dans le genou. Et bien, il n'est pas guéri, lui, finalement. C'est pentu, pas roulant et il va falloir pas mal pousser dans un premier temps, avant d'affonter ensuite des chemins défoncés par le débardage forestier. On va d'ailleurs rencontrer des débardeurs belges, avec des chevaux. Je n'avais jamais vu cela. Peu après, c'est un gros camion qui bloque le chemin et pas question de tenter un passage sur le côté, d'une part, c'est trop dangereux, et d'autre part, le gars ne s'arrêtera pas tant qu'il n'aura pas chargé son camion des nombreux fûts qui jonchent le sol. 

Enfin, il a fini, la voie est libre, on y va. Peu après, Olivier nous propose soit de continuer par un chemin du même acabit, c'est à dire pas roulant et fatigant (pas très attirant comme proposition, en fait), alors qu'on est déjà bien entamé maintenant, soit rejoindre le village des Déserts, sous le col de Plainpalais et rejoindre la Féclaz par une petite route de campagne. Il reste encore environ 400m de D+ à faire. On choisit l'option Désert, car on a besoin d'eau (oui, je sais, ça fait bizarre, c'est d'ailleurs ce que l'on s'est dit in situ) pour les sacs à flotte, et non seulement, on va trouver de l'eau, mais même un bar avec une magnifique terrasse qui n'attend que nous. Les piliers de bar commandent directement une bière, tandis que Raph et moi, plus prudents (enfin, moi, c'est plutôt que je n'aime pas trop la bière) prenons des boissons sans alcool.

L'heure tourne, il faut repartir, et là, après la pause et les bières, c'est rude. Faut faire rechauffer les genoux et ça repart, mais la route est bien raide, pleine de lacets qui n'en finissent pas. Ned se met alors en mode "J'accueille" qui est la grande nouveauté pour lui cette année. Faisons un rapide retour dans le temps, vous vous souvenez, dès que ça montait Ned râlait, pestait, fulminait, crisait, pétait un câble ... et méritait son surnom de Grincheux. Et bien, oubliez tout cela, bonnes gens ! Non, maintenant, Ned a un gourou au tennis, qui lui a appris à accueillir la douleur, donc il accueille, il accueille, il prend sur lui ... et ne râle plus, un miracle !!! Bon, par contre, quand il accueille, je ne sais pas pourquoi, mais il passe au ralenti, donc pendant que lui accueille, ben, nous ... on attend !

Mais en l'attendant, on profite du beau paysage, avec un bel éclairage de fin de journée, car et oui, on approche quand même de 19h. On admire donc la Margeriaz, au-dessus de la station de ski du même nom, et toujours, au loin, le massif de Belledonne, très photogénique avec ses sommets enneigés.

Après quelques ultimes efforts, on arrive enfin à la station de ski de fond de la Féclaz et au gîte très sympathique où nous allons enfin reprendre des forces, après cette très longue et intense première journée, avec un bon et copieux plat de pâtes (c'est Akrilite qui est à la fête), accompagnés par les hôtes qui viendront manger avec nous et, très gentils, s'occuperont de la cheville de Raph, avec de l'argile sous cellophane pour un traitement miraculeux. 

A propos de traitement, pour mon genou, je vais tester un baume (de Loma ?) fournie par la compagne de Bbanpc, beaume que l'on va donc nommer, enfin surtout moi (Sophie, si tu me lis, bien le bonjour et toutes mes excuses), le beaume de la tigresse, en référence au beaume du tigre, mais au féminin.

Notre gîte à La Féclaz

On va alors se coucher dans nos lits à deux étages. Misère, je partage la chambre avec Ned et les deux nains qui ne vont pas arrêter de se chamailler. Le sommeil sera un peu difficile à trouver, mais finalement, on va bien dormir quand même, la tête pleine de belles images, bien heureux d'une telle météo, complètement miraculeuse.

Statistiques

Distance : 40 km environ

D+ : 2000 m environ

Moyenne : 7,7 km/h

Vitesse maxi : 44 km/h

Temps de déplacement : 5h15

Durée totale : 9h35

Chutes : 1 pour Raph + 1 cheville tordue, 1 pour Bbanpc, 1 pour Petitdragon avec genou cabossé

Crevaison : 1 pour moi

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